P-au-P, 30 janv. 2020 [AlterPresse] --- Sous l’égide du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh) et de l’Organisation des Etats américains (Oea), se poursuivent des discussions, ce jeudi 30 jaanvier 2020, à la nonciature apostolique catholique romaine en Haïti, entre des représentants de la présidence, des partis politiques de l’opposition et de la société civile, dont les noms ne sont pas dévoilés, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

Objectif déclaré de ce nouveau round de pourparlers entre certains des protagonistes politiques : parvenir à un consensus politique pour une sortie de crise.

Mais, pourquoi ce nouveau round rapide de pourparlers, alors que l’opposition politique continue d’exiger la démission de Jovenel Moïse, éclaboussé dans plusieurs scandales de corruption ?

Trois propositions d’accord de sortie de crise auraient été soumises à l’appréciation des participantes et participants, durant la rencontre du jeudi 30 janvier 2020, au local de la nonciature apostolique catholique romaine à Pétionville (à l’est de la capitale, Port-au-Prince).

Le Secteur dit démocratique et populaire et l’Alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti ont décidé de bouder les rencontres, organisées, du mercredi 29 au vendredi 31 janvier 2020, entre des partis politiques de l’opposition et des proches du président Jovenel Moïse, à la recherche d’une sortie de crise.

Cette série de rencontres conditionnées n’apportera aucun résultat positif, prévient l’ancien député de la troisième circonscription de Port-au-Prince, Bélizaire Printemps.

« Nous rejetons toute possibilité de participer à un gouvernement d’union nationale avec Jovenel Moïse comme président. Pour nous, la solution à la crise politique actuelle passe d’abord et avant tout par la démission de Jovenel Moïse », réitère Me. Michel André, porte-parole du Secteur démocratique et populaire.

Le Secteur démocratique et populaire entend continuer à accompagner le peuple haïtien, dans sa lutte pour : la tenue du procès des fonds publics PetroCaribe (plus de 3 milliards de dollars américains de cette aide vénézuélienne à Haïti auraient été dilapidés / Ndlr : US $ 1.00 = 96.00 gourdes ; 1 euro = 111.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 2.00 gourdes aujourd’hui), la mise en place d’une transition de rupture et l’organisation de la conférence nationale haïtienne souveraine, pour casser, dit-il, « le système d’exclusion, générateur de misère et de sous-développement ».

« Pas question d’abandonner, en cours de route, les revendications du peuple haïtien. Évidemment, nous reconnaissons et respectons le droit des autres camarades de participer à ces discussions. Chacun doit assumer ses responsabilités devant la nation ».

Le Secteur démocratique et populaire et l’Alternative Consensuelle appellent à la reprise, sans délai, de la mobilisation populaire, sur toute l’étendue du territoire national, en Haïti, pour créer les conditions politiques objectives, indispensables au départ forcé de Jovenel Moïse de la présidence politique.

Source :  AlterPresse.org

 

Infohaiti.net Tous Droits Reservés | cmosaique@aol.com (508) 498-0200 | midy2midy@aol.com (617) 470-1912 | Login

Site conçu et dessiné par : Yves Cajuste (Haitian Media Network)