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La Chambre des représentants américaine a entériné mardi soir un accord évitant de justesse aux États-Unis la cure d'austérité du «mur budgétaire», une victoire pour le président Barack Obama qui doit désormais promulguer ce texte. Lors d'un vote qui se concluait peu après 23h, l'assemblée dominée par les adversaires républicains de M. Obama a atteint suffisament de «oui» pour adopter le dispositif législatif dans les mêmes termes que le Sénat à majorité républicaine moins de 24 heures plus tôt.

La Chambre des représentants américaine a entériné mardi soir un accord évitant de justesse aux États-Unis la cure d'austérité du «mur budgétaire», une victoire pour le président Barack Obama qui doit désormais promulguer ce texte. Lors d'un vote qui se concluait peu après 23h, l'assemblée dominée par les adversaires républicains de M. Obama a atteint suffisament de «oui» pour adopter le dispositif législatif dans les mêmes termes que le Sénat à majorité républicaine moins de 24 heures plus tôt.

Le texte prévoit une hausse des impôts pour les plus riches (le taux d'imposition passera de 35% à 39,6% pour les foyers aux revenus supérieurs à 450 000 dollars par an) mais laisse en suspens de nombreuses questions avec le report de deux mois de l'échéance sur des coupes claires automatiques dans les dépenses publiques, en particulier militaires.

De source parlementaire, les adversaires républicains du président Barack Obama, qui contrôlent la Chambre, ont renoncé à amender ce texte pour y ajouter des coupes supplémentaires dans les dépenses et un vote était attendu avant minuit).

Seule manquera ensuite la signature de M. Obama pour que ce dispositif prenne force de loi.

Des républicains de la Chambre, opposés par principe à toute hausse de la fiscalité sur quiconque, avaient renâclé mardi à l'idée d'adopter ce texte, mais l'apport des voix des démocrates devrait aider à son passage mardi, juste à temps pour éviter que la crise provoque un possible décrochage de Wall Street, place qui rouvrira mercredi matin après la trêve du Nouvel An.

Après des semaines de déclarations tonitruantes et de négociations en coulisse, le Sénat, à majorité démocrate, a adopté un texte mardi peu après 2h du matin à une écrasante majorité (89 voix contre huit). Ce compromis avait été négocié par le vice-président Joe Biden et le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell.

Mais il était indispensable que la Chambre donne à son tour son feu vert au texte si les États-Unis veulent éviter les conséquences du «mur budgétaire». Il s'agit d'un cocktail de hausses d'impôts dues à l'expiration des cadeaux fiscaux hérités de la présidence de George W. Bush et de coupes drastiques dans les dépenses, fruit d'un marchandage datant de 2011 au Congrès.

La collision avec le «mur budgétaire» a eu techniquement lieu lors de l'entrée dans l'année 2013 sur la côte Est des États-Unis, mais ses effets étaient limités dans l'immédiat, puisque mardi était aussi un jour férié pour l'administration.

Victoire pour M. Obama

L'augmentation des impôts pour les ménages les plus aisés serait incontestablement une victoire pour le président Obama, qui en avait fait un «point dur» de la négociation.

Dans un communiqué diffusé mardi, la Maison-Blanche a parlé d'une «victoire pour les familles de la classe moyenne et pour l'économie». Elle a aussi vanté une solution «qui maintient l'impôt sur le revenu à un niveau modeste pour la classe moyenne» et qui signifie que «les millionnaires et les milliardaires paieront leur juste part pour réduire le déficit».

Mais le président a dû transiger et certains dans le camp démocrate ne cachaient pas leur déception: il avait défendu avec force pendant sa campagne de réélection un seuil à 250 000 dollars plutôt qu'à 450 000.

L'accord repousse aussi de deux mois les coupes budgétaires automatiques censées entrer en vigueur mercredi, pour donner une fois de plus davantage de temps aux élus d'élaborer un plan de réduction des dépenses.

Cet affrontement en annonce un autre d'ici quelques semaines, celui du relèvement du plafond légal de la dette américaine, atteint officiellement lundi. La décision de repousser de deux mois les décisions sur les dépenses risque d'agglomérer ces deux dossiers distincts et donc de créer un nouveau «mur budgétaire» encore plus lourd de menaces.
 

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