Depuis tantôt deux semaines, l’opposition au pouvoir de Jovenel Moïse a repris du poil de la bête. Le montage du budget 2017-2018 en est pour eux une manne bénie. Grèves, manifestations souvent accompagnées de violences ont caractérisé les mouvements de ces derniers jours. Pour la principale dirigeante du RDNP, Mme Mirlande Manigat, grande figure de la politique haïtienne, il y avait moyen d’épargner à la nation cette crise de plus et inopportune.

Le lundi 2 octobre 2017, des syndicalistes de transport annoncent en  grande pompe une grève générale de 2 jours sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif n’est autre que de forcer l’Exécutif à revoir le budget 2017-2018, qu’ils qualifient de criminel. La population est dans l’expectative dans la mesure ou une autre catégorie de syndicalistes affirment haut et fort qu’il n’y aura pas de grève. Sur les ondes des stations de radio, les deux groupes se lancent dans une grande bataille d’accusations et de contre accusations. Qui a tort ? qui a raison ?

Le tourisme rural peut se définir comme : « un tourisme qui se pratique en dehors de l’espace urbain ou de la ville, qui s’appuie sur les atouts naturels et culturels du milieu rural dans une démarche tant de rapprochement social valorisant (en termes de proximité, de respect mutuel et d’apprentissage), que de consommation responsable garantissant des retombées directes pour la population locale, tout en étant respectueuse de ses valeurs et de l’environnement. » Ce qui permet d’inclure dans le tourisme rural,  pour reprendre De Sousa Santos, un type lié aux valeurs (tourisme responsable, solidaire, écologique, communautaire) et un autre type lié aux pratiques (écotourisme, agritourisme, tourisme religieux).

Les constituants de 1987 étaient de bonne foi lorsque, au sortir de la féroce dictature de septembre 57, ils se hâtèrent de donner une nouvelle constitution au pays, dans le souci de tourner la page de la tyrannie; épargner au pays le spectre grimaçant d’un retour à un pouvoir personnel; éviter aux Haïtiens de devoir revivre le cauchemar qu’ils avaient vécu durant trente ans.
Dans la précipitation et surtout dans l’euphorie de la liberté retrouvée, ils ont rafistolé une constitution calquée sur deux modèles qui, sur le plan des mœurs politiques, du cadre étatique, de la primauté des intérêts de l’État, sont complètement à l’opposé des réalités haïtiennes.

Madi 12 sektanm 2017 sa a, pèp k ap soufri depi lontan an, yon lòt fwa ankò, pran lari Pòtoprens. Kòz tout moun wè a se bidjè ki favorize yon ti gwoup moun, men ki toupizi yon pakèt lòt. Sitiyasyon sa a, bidjè a montre l jodia. Men tout moun ki zanmi laverite konnen pwoblèm enjistis sosyal ap ravaje peyi a depi lontan. Youn nan premye kote pou sa chanje, se pou moun ki nan pouvwa leta yo sispann fè kòripsyon. Epi sa ki la pou bay jistis, se pou yo arete koriptè ak kòwonpi yo.

 

L'ouragan Irma, rétrogradé en catégorie 1, progresse en direction du nord de la Floride après avoir durement touché l'archipel des Keys, dimanche. Au moins trois personnes sont mortes. Donald Trump a déclaré l'état de catastrophe naturelle.

L’ouragan Irma dans sa trajectoire apocalyptique n’aura fait qu’effleurer la côte Nord de la République d’Haïti au grand dam des « capitalistes du désastre » qui avaient déjà pris position pour exploiter le scénario qui s’annonçait des plus dramatiques.

1- Ce projet de loi viole manifestement l’article 218 de la Constitution amendée qui stipule : Aucun impôt au profit de l’État ne peut être établi que par une loi. Aucune charge, aucune imposition, soit départementale, soit municipale, soit de section communale, ne peut être établie qu’avec le consentement de ces collectivités territoriales. » Or, l’article 9 du projet de budget modifie unilatéralement le barème de la Contribution Foncière des Propriétés Bâties (Impôt locatif), approximativement pesant 97 % des rentrées des municipalités. En ignorant les collectivités territoriales le budget tord les intérêts de ces collectivités et le devoir de décentralisation qu’impose la Constitution de 1987 de l’article 61 à l’article 74.


Alors que les heures passent, l’inquiétude devient de plus en plus grandissante chez bon nombre d’habitants de la région métropolitaine de Port-au-Prince avec l’annonce du passage  de l’ouragan Irma sur Haiti. Plusieurs supermarchés en fin d’après-midi du mercredi 6 septembre étaient pris d’assaut par des centaines de clients qui voulaient s’approvisionner particulièrement en produits alimentaires et en eau potable.

L'ancien président américain Barack Obama a dénoncé une décision «cruelle» après la remise en cause par l'administration Trump du programme permettant à des centaines de milliers de jeunes sans-papiers, connus sous le nom de Dreamers, d'étudier et de travailler aux États-Unis.

Cette déclaration d’un porte-parole de l’une des principales agences chargée d’appliquer les lois sur l’immigration aux points d’entrée du Canada pourra-t-elle dissuader ces milliers de demandeurs d’asile de tenter cette aventure vers le Grand Nord?  Ce n’est pas certain  car ces haïtiens sont  détenteurs pour la plupart du statut  de protection temporaire (TPS)  qui arrivent à expiration au mois de janvier 2018. Ils ne veulent plus vivre dans l’incertitude dans l’Amérique de Donald Trump de mois en moins en moins acueillante pour les migrants en général. D’un autre côté, il y a  ceux qui qui ont parcouru des milliers de kilomètres pour entrer aux Etats-nis après avoir travaillé sur les chantiers des installations de la dernière Coupe du monde de football et des jeux olympiques au Brésil.

A l’initiative de Frantz Benjamin, conseiller de ville du district de Saint-Michel et président du conseil municipal de Montréal, des représentants d’une vingtaine d’organismes communautaires oeuvrant dans les services aux réfugiés et nouveaux immigrants se sont réunis mardi dernier à LA Maison d’Haïti en vue de définir des stratégies pour encadrer plus de 3,000 haïtiens ayant traversé traverse la frontière canadienne au cours de ces derniers mois en provenance des Etats-Unis.

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