ite dans l'un des commissariats de Port-au-PrinceAlors que tout semble indiquer une transition en douceur du pouvoir politique en Haïti à la mi-Mai, n’en finit pas pour autant le débat sur la victoire de Joseph Michel Martelly le 20 Mars dernier lors du deuxième tour des présidentielles haïtiennes.

ite dans l'un des commissariats de Port-au-PrinceAlors que tout semble indiquer une transition en douceur du pouvoir politique en Haïti à la mi-Mai, n’en finit pas pour autant le débat sur la victoire de Joseph Michel Martelly le 20 Mars dernier lors du deuxième tour des présidentielles haïtiennes.

Néophyte en politique et surtout connu pour ses propos et gestes licencieux en tant que musicien, personne ne prenait au sérieux le « président du Kompa » quand il s’est porté candidat à la présidence sous les couleurs «rose et blanc » de « Repons Peyzan ». Toutes les hypothèses sont avancées pour expliquer sa percée sur la scène politique haïtienne : des partis politiques sans base populaire, des élites réduites au rôle de figurant dans les grandes décisions sur l’avenir du pays, la dégradation socio-économique des  deux dernières décennies et finalement la gestion catastrophique post-séisme.

Dans un pays où les moins de 30 ans constituent la majorité de la population, l’on devrait, tôt ou tard, aboutir à un ras le bol quand la transition démocratique ne se transforme pas en écoles, en emplois et hôpitaux/dispensaires. Au contraire. En un quart de siècle, nous avons expérimenté tout, sauf le progrès économique et social. L’élite politique n’a pas su, au cours de cette période, brisé le cycle infernal : élections/contestations/coup d’état/violence/occupation étrangère. En pleine célébration du bicentenaire de notre indépendance, le blanc est revenu pour nous taper sur les doigts et nous montrer le droit chemin de «sa démocratie »

Alors comment s’étonner de ce dédain de l’électorat pour tous ceux qui occupent la scène politique depuis la chute des Duvalier ? Comment cette victoire de Joseph Michel Martelly peut-elle contribuer à une réorganisation des partis politiques créés dans les années 70 ou après la chute du régime de Jean-Calude Duvalier ?  Va-t-on aboutir finalement à  trois ou quatre grands courants politiques dans le pays ?
Un entretien avec Julio Midy

 


 

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