Joseph Bernadel, représentant de la diaspora à la CIRHOnze mois après le lancement de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), cette lourde machine que pilotent l’ancien-président américain Bill Clinton et le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive semble faire du surplace, si l’on s’en tient aux commentaires émis dans la presse haïtienne tant par les haïtiens de l’intérieur que nos compatriotes vivant à l’étranger. 

 

Joseph Bernadel, représentant de la Diaspora au sein de la CIRHOnze mois après le lancement de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), cette lourde machine que pilotent l’ancien-président américain Bill Clinton et le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive semble faire du surplace, si l’on s’en tient aux commentaires émis dans la presse haïtienne tant par les haïtiens de l’intérieur que nos compatriotes vivant à l’étranger.

Son fonctionnement et certaines décisions adoptées sont loin de refléter l’image d’une institution démocratique où chacun de ses 27 membres ont le même poids dans la balance. Lors d’une réunion tenue à Santo-Domingo, des représentants des institutions haïtiennes avaient ouvertement exprimé leur désenchantement face aux diktats de certains « poids lourds » qui tentent d’imposer leur vision à l’ensemble de la commission. Tout récemment à Port-au-Prince, un représentant du secteur privé haïtien a déballé publiquement sa déception face à la lenteur de cette institution qui semble avoir du mal à appréhender l’urgence des besoins réels d’un pays dont le taux réel de chômage ou de sous-emploi avoisine les 65%.  Lors de sa récente visite à Port-au-Prince, l'expert indépendant de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Haïti, Michel Forst a exprimé des doutes sur les chiffres avancés par la CIRH relatifs au relogement des victimes de la catastrophe du 12 janvier 2010.


Paul  E. Weisenfeld, assistant-directeur de la USAID pour l'Amérique Latine et la CaraïbesQuant aux contrats pour l’exécution de certains travaux, les compagnies étrangères raflent tout compte tenu de leur longue expérience dans d’autres pays affectés par des désastres similaires. C'est du moins, c’est ce qu’avancent  ceux qui prennent les décisions en haut lieu. N’allez surtout pas vous plaindre auprès de la CIRH. « Nous ne faisons qu’approuver des projets. Nous ne les exécutons pas. Le gouvernement haïtien est le maître d’œuvre  de tous les travaux à exécuter ».  Pour ceux qui se plaignent de l’absence de communication entre le public et la CIRH : « Tout est disponible sur notre site web ». Yes sir, mais Haïti a deux langues officielles : le créole et le français.

Lors de la réunion communautaire organisée à Boston sur la Reconstruction d’Haïti et à laquelle avaient pris part,  Thomas P Adams, coordonateur spécial des Etats-Unis, Paul Weisenfeld, assistant directeur de l’USAID pour l’Amérique Latine et les Caraïbes et Joseph Bernadel, représentant de la diaspora à la CIRH, des compatriotes ont, à travers leurs questions, exprimé clairement leur déception face aux maigres résultats de cette importante institution que dirigent depuis près d’un an Bill Clinton et Jean-Max Bellerive.

Linda Dorcéna Forry, députée d'origine haïtienne du Massachusetts


Joseph Baptiste et Bernier Lauredan, respectivement président et vice-président de la Fédération de la Diapora Haïtienne plaident en faveur d’une intégration réelle des haïtiens vivant à l’étranger dans les décisions de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti.

 

 

 

 

 


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