Raheem Sterling

Manchester City, mené et réduit à dix, a renversé la situation dans les cinq dernières minutes pour s'imposer 3-2 (mi-temps: 1-2) sur la pelouse de Schalke 04, en 8e de finale aller de la Ligue des champions, mercredi à Gelsenkirchen. Après l'ouverture du score d'Agüero pour City, Bentaleb avait donné l'avantage au club allemand en convertissant deux penalties. Malgré l'exclusion d'Otamendi pour un second avertissement (68e), City a réussi à l'emporter grâce à deux buts de Sané (85e) et Sterling (90e). Le match retour aura lieu le mardi 12 mars.

L'expérience a fait la différence! Menés 2-1 jusqu'à la 85e minute, Manchester City réduit à 10 s'est imposé in extremis 3-2 à Schalke mercredi soir, après un match pourtant peu convaincant pour un candidat à la victoire en Ligue des champions.

Il a d'abord fallu une merveille de coup franc direct de Leroy Sané, l'ancien de Schalke, pour que Manchester City égalise à la 85e minute. Quatre minutes plus tard, la fusée Raheem Sterling profitait d'un mauvais placement de la défense pour donner la victoire au leader du championnat d'Angleterre.

Trois buts avaient été marqués en première période. Après l'ouverture du score par Agüero, Bentaleb avait réussi deux penalties pour Schalke.

Guardiola était sous pression

En empruntant le tunnel de la Veltins Arena, représentant un couloir de mine, hommage de la Ruhr à son passé houiller, les stars de City ne s'attendaient probablement pas à devoir aller à ce point au charbon, contre une équipe 14e de la Bundesliga, qui lutte pour ne pas glisser vers la zone rouge de relégation.

Pep Guardiola, le coach de Manchester City, était sous pression. Le club a massivement investi pour se donner les moyens de gagner la compétition reine, et le Catalan, arrivé en 2016, est un élément clé de cet investissement. Mais il a échoué deux fois de suite à atteindre le dernier carré, éliminé dès les 8e de finale par Monaco en 2016-2017, puis par Liverpool, le rival honni, en quarts la saison dernière.

Avant le match, il avait dit les choses très simplement: "Nous devons montrer le charisme et la personnalité nécessaires pour nous imposer à l'extérieur sur la grande scène" européenne.

"Vous ne passez pas si vous n'êtes pas vous-mêmes et si vous ne jouez pas à votre meilleur niveau", avait ajouté l'ancien entraîneur de Barcelone et du Bayern Munich. "Si vous voulez rêver et passer les tours dans la phase de KO, vous devez imposer votre jeu".

Il avait retenu pour ce faire une équipe sans surprise, laissant sur le banc au coup d'envoi le feu follet allemand Leroy Sané, pour aligner l'attaque de tontons flingueurs qui avaient éparpillé Chelsea 6-0 "façon puzzle" en Premier League début février: Sterling-Agüero-Bernardo Silva, sous la baguette du chef d'orchestre Kevin De Bryune.

 

Supériorité individuelle

Les Citizens n'ont même pas eu besoin de forcer leur talent pour ouvrir le score, Sergio Agüero profitant d'une grossière erreur de relance du gardien Ralf Fährmann dès la 18e minute.

Mais Schalke a repris l'avantage avant la pause grâce à deux penalties transformés par Nabil Bentaleb (38e et 45e). Sur le premier, le jeu a été arrêté cinq bonnes minutes, le temps que l'assistant vidéo convainque l'arbitre que le tir de Caliguiri avait bien été dévié de la main par Otamendi. M. del Serro Grande a finalement accordé le pénalty sans même aller consulter son écran de contrôle.

En seconde période, les Citizens ont longtemps poussé, tenté, frappé. En vain. Pire, ils n'ont pas été vraiment dangereux, tous leurs tirs lointains étant non cadrés, ou détournés par des défenseurs (De Bruyne, 47e, 74e, Agüero 52e, Bernardo Silva 77e).

L'exclusion de Nicolas Otamendi à la 68e minute pour un deuxième carton jaune aurait pu les condamner. Mais à dix, ils ont fait valoir leur supériorité individuelle, et retourné un match qui leur avait échappé pendant longtemps.

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