Vainqueur du Mexique en huitième de finale, le Brésil est clairement en train de monter en puissance...  Futurs adversaires de la Belgique Vendredi prochain, les hommes de Tite s’appuient sur une force de frappe impressionnante. Au niveau défensif, ils semblent également difficiles à bouger. Seuls les flancs présentent quelques lézardes dans lesquelles il faudra s’engouffrer.

Rien que son maillot, son hymne ou son simple nom font rêver, voire fantasmer, tous les aficionados de football. Ou de futebol à la sauce samba. Seule nation à n’avoir manqué aucune des 21 éditions de la Coupe du monde, à avoir soulevé le trophée à cinq reprises (1958, 1962, 1970, 1994 et 2002), le Brésil ne sera pas rejoint de sitôt au sommet de la pyramide du foot mondial : l’Italie (non qualifiée) ainsi que l’Allemagne, sortie prématurément, resteront au moins quatre ans de plus « seulement » quadruples détenteurs du trophée. Confortablement installé dans son fauteuil de roi du monde, le Brésil fait donc toujours figure de référence absolue en la matière. Et ce, malgré son échec particulièrement cruel, il y a quatre ans, lors de « sa » Coupe du monde. Peut-il redresser la barre, se détacher encore davantage de ses poursuivants aux dents longues en succédant au palmarès à son bourreau allemand ? Marquée du sceau de quelques solistes de génie, de Garrincha à Neymar en passant notamment par Pelé, Jairzinho, Zico, Bebeto, Romario, Ronaldo et… tant d’autres, la Seleçao sait que pour y parvenir, elle devra confirmer sa montée en puissance en se défaisant dans un premier temps de ces « petits » Belges, peut-être pas aussi braves que ce qu’en pensait César. Jules, hein, pas Julio, son ancien défenseur passé entre autres par la Juventus et Dortmund.

 

Entré dans ce Mondial russe sur la pointe des pieds, par un partage inattendu et plutôt neutre face à la Suisse (1-1) puis un succès arraché dans les arrêts de jeu face au modeste Costa Rica (2-0), le Brésil a tout de même donné un petit coup d’accélérateur lors de son troisième match de poule, remporté sans trop de soucis face à la Serbie (2-0). Lundi, en huitième de finale, il a fait honneur à son statut de favori auprès des bookmakers en dominant et en contrôlant relativement aisément le Mexique (2-0). Un match au cours duquel on a retrouvé le « vrai Neymar », avec tout ce qu’il a d’exceptionnel dans les pieds et de détestable dans son comportement.

 

Casemiro suspendu, la bonne affaire

Aujourd’hui, faut-il encore faire l’offense de rappeler aux amateurs de football les forces principales de cette équipe joueuse, offensive et séduisante à souhait, tant individuellement que collectivement ? Ce Brésil, caractérisé par une force de frappe incroyable, avec le jeune prodige Gabriel Jesus (Manchester City), bosseur trop maladroit pour le moment, que secondent efficacement Neymar (PSG) et Willian (Chelsea) sur les ailes mais aussi Coutinho (Barcelone) dans un rôle d’électron plus libre, possède aussi d’autres atouts, plus défensifs ceux-là. Avec Casemiro, la Seleçao possède une véritable tour de garde devant la défense, un véritable nº6 qui se charge de la sale besogne tout en initiant efficacement les contres brésiliens. Ou plutôt possédait. La chance, pour les Diables rouges, c’est en effet qu’il ait écopé lundi après-midi du bristol jaune suspensif et devra donc être suppléé, probablement par Fenandinho. Avec Paulinho, qui évolue légèrement plus haut et casse les lignes adverses avec efficacité, le Brésil peut déjà se reposer sur une assise stable, solide, difficile à contourner. Et les faiblesses, quelles sont-elles ? A vrai dire, on ne peut plus évoquer la problématique récurrente du gardien, résolue avec les prestations convaincante du portier de la Roma, Alisson, qui ne s’est retourné qu’à une seule reprise, face à la Suisse. Sa défense centrale, composée des vétérans Miranda et Thiago Silva (33 ans tous les deux) manquent sans doute un peu de mobilité mais pas d’expérience. Solides et souvent biens placés, les deux compères règnent dans les airs et n’ont laissé à leurs adversaires que cinq tirs cadrés en quatre rencontres. Une misère. La seule « petite » faiblesse se situe sans doute sur les flancs défensifs où Danilo (hanche) et Marcelo (dos) reviennent à peine de blessure et où leurs substituts, Filipe Luis et Fagner, manquent sans doute un peu de vivacité et de présence. Mais bon, là, on chicane…

 

VINCENT JOSÉPHY

 

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