L’arbitrage assisté par vidéo (VAR), adopté pour la première fois à la Coupe du monde 2018 de soccer en Russie a suscité beaucoup de critiques de la part des équipes participantes et des supporteurs, qui la qualifient notamment d’injuste et qui soutiennent qu’elle « tue le plaisir de regarder un match de foot ».

La FIFA a pris une décision historique d’introduire l’arbitrage assisté par vidéo pour la première fois aux matchs de la Coupe du monde 2018, 88 ans après le premier Mondial en 1930. Le président de la FIFA la présentait comme un garde-fou contre les injustices, dont des buts refusés, des pénalités non sifflées ou faussement sifflées par des arbitres pris par le feu de l’action du jeu.

Situations où la VAR est applicable

La FIFA a déterminé les quatre situations où le recours à l’arbitrage assisté par vidéo est autorisé :

Analyse des situations de but : accepter ou non un but contesté.

Des pénalités sifflées : valider ou non une pénalité signalée

Expulsion d’un joueur : confirmer ou infirmer un carton rouge privant l’équipe d’un joueur

Correction d’une identification erronée d’un joueur sanctionné


« Merci la VAR! »

La VAR est présentée par la FIFA comme une prouesse technologique qui apportera transparence et équité aux décisions d’arbitrage dans le jeu de soccer et particulièrement dans des événements importants, comme la Coupe du monde. Cette représentation a été fortement contestée par des supporteurs et par des équipes nationales. Certains l’ont qualifiée de partiale, particulièrement contre les pays du Sud. Sentiment exprimé par des supporteurs marocains et par le joueur international marocain Noureddine Amrabat, qui a qualifié la VAR de « bullshit » suite à un but contesté, validé par la VAR lors du match Maroc-Espagne.

Pour certains journalistes sportifs, la VAR est porteuse de chance ou facilitatrice de victoire « non méritée ». Sur les unes des journaux espagnols Mundo Deportivo, As et Marca, on lisait respectivement « Merci la VAR! » et « Vive la VAR! » pour un but décisif accordé par la VAR à l’Espagne dans les dernières minutes du match contre le Maroc.

Des analystes et des entraîneurs sportifs estiment que la VAR, une technologie incompatible avec la dynamique du foot, « tue les émotions » voire la beauté du jeu notamment par les arrêts – parfois lents – qu’elle impose et les interprétations incohérentes de ses prises d’images.

On ne pourra plus revoir la célèbre « main de Dieu » de Maradona lors du match Argentine-Angleterre au Mondial 1978, s’indigne un commentateur sportif.

Les détracteurs de l’arbitrage assisté par vidéo affirment que cette technologie ne peut être appliquée aux faits du jeu, car ses images peuvent être l’objet de plusieurs interprétations contradictoires. Des sceptiques pensent, par contre, que la VAR doit se limiter à valider ou non l’entrée du ballon dans le but.

 

Des variantes de la VAR sont déjà appliquées, avec très peu de polémiques, depuis un certain temps dans d’autres sports, dont notamment le hockey. En dépit de ses multiples tests préalables dans des championnats européens de soccer avant son introduction au Mondial de Russie, la VAR reste à ses premiers balbutiements dans le monde du ballon rond. Des ajustements seront certainement apportés par les responsables de la FIFA pour préserver l’essence du football, ménager le mécontentement du public et assurer une certaine « justice et transparence » promise par la VAR et préserver des revenus estimés à plus de 4 milliards de dollars américains. La FIFA, par ses revenus générés principalement durant la Coupe du monde, est la fédération sportive la plus riche au monde.

Des buts polémiques validés par l’arbitrage assisté par vidéo (VAR)

Voici une sélection de buts polémiques approuvés par l’arbitrage vidéo à la Coupe du monde 2018 en Russie qui ont suscité beaucoup de réactions sur les sociaux.

 

Zoubeir Jazi (rcinet.ca)

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