Mené 3-0 à la 68e minute, le Barça n’a pas existé face à un Madrid royal à l’image de Ronaldo, en demi-finale retour de la Coupe du Roi mercredi. Parfait coup d’État au Camp Nou que n’égratigne guère le but anecdotique de fin de match d’Alba.

Mené 3-0 à la 68e minute, le Barça n’a pas existé face à un Madrid royal à l’image de Ronaldo, en demi-finale retour de la Coupe du Roi mercredi. Parfait coup d’État au Camp Nou que n’égratigne guère le but anecdotique de fin de match d’Alba.
Toujours inégalé dans la possession du ballon, mais dominé tactiquement et terrassé au score par Milan 2-0 en Ligue des Champions il y a une semaine et 1-3 par le Real en Coupe domestique mercredi soir dans un Camp Nou bariolé des couleurs catalanes rouge, bleu, jaune, surtout jaune, celui de quelques sourires de circonstance en loge officielle, le Barça a subi un Coup d’État dans cette Coupe qu’il détenait et, peut-être, dans la suprématie réelle et symbolique que lui reconnaît (aissait !) le monde du football depuis 2006 -2008.

Et ce coup a été soigneusement planifié par celui qui n’a eu de cesse de contester plus par la parole et un esprit de mauvais perdant inoculé à ses joueurs après un certain 5-0 que par le jeu et les résultats, mais tenace et pugnace dans sa recherche de la meilleure stratégie à surprendre un pouvoir bien établi dans ses certitudes  : José Mourinho. Et le plan a été exécuté par onze navy seals menés par l’ambitieux mais toujours second, l’ombrageux de Messi,  Christiano Ronaldo (2 buts), plus que jamais Vice-Roi de la Cour de Castille, premier candidat déclaré au Ballon d’Or 2013. Tous les autres putschistes madrilènes, de Diego Lopez à Higuain, mais surtout Varane (1 but), Ramos, Coentrao, Arbeloa, Alonso, Khedira, Oëzil, Di Maria, ont respecté à la lettre les consignes consistant à neutraliser les stratèges barcelonais, Messi le premier, qui tenta bien dès le début des opérations, de repousser les assaillants par un tir du droit, mais progressivement mis sous l’éteignoir.

Rompu dans l’art de contrer les coups, les Barcelonais usèrent une fois de plus l’arme de la possession et de l’attaque à outrance tandis que les Madrilènes jouèrent de la carte de la guérilla tout en postant très haut leur bloc , repoussant par des salves bien senties, qu’on appelle contre-attaque en football, toutes les tentatives du pouvoir en place de les contourner par des manœuvres  latérales ( Alves, Pedro, Alba) ou frontales (Iniesta, Xavi, Piqué, Messi). Les environs du Palais National étaient si bien occupés par les putschistes habillés de blanc, que ni le franc-tireur Messi ni les ravitailleurs impénitents Xavi, Busquets, Iniesta, ne purent s’y frayer un chemin.

Comme à l’accoutumée, les gardiens du Palais, sûrs de leur puissance de feu, tentèrent de poursuivre les colonnes serrées des assaillants jusqu’au-delà des limites de la capitale catalane, laissant comme vigiles, à tour de rôle, Piqué ou Puyol, quelquefois aidé d’Alves ou Alba. Mais dans un Palais aussi grand dont le plan a été volé et bien étudié par le Général putschiste José Mourinho, le moindre coin peut loger un traquenard. Ronaldo surprit Piqué dès la 12e minute des opérations et renversa tout un pan du Palais catalan par une bombe (1-0). Puyol fut bien seul lui aussi à la 54e minute quand Khedira couvrit Di Maria plus par un dégagement qu’une passe, et Ronaldo profita de l’assaut de Di Maria pour renverser un autre pan de mur du Palais de la Catalogne, maintenant éventré jusqu’au bureau du Président (2-0).

Cela faisait 68 minutes depuis que l’équipe au pouvoir essayait de pourchasser les rebelles putschistes.  Par terre ou par air, les Barcelonais furent impuissants. Le jeune Navy seal Varane, au contraire, fantassin et aviateur par on ne sait quel miracle, de son avion Rafale mis au service des Madrilènes par l’Armée de l’air française et  piloté par l’Allemand Oëzil, lâcha une bombe, véritable coup de grâce pour les Barcelonais. Quand Alba déclencha un tir en fin d’opération, c’est un civil qu’il toucha, donc sans effet sur le coup d’État bien réussi des Madrilènes.

À l’ouverture de la session parlementaire de l’Empire catalan, l’Empereur Rossel, flanqué de son Premier ministre Tito Vilonava nommé en remplacement de Pep Guardiola démissionnaire, dans son discours de circonstance, avait bien défini les objectifs :

1-      Continuer à être la conscience morale du monde.

2-      Reconquérir son territoire préféré de la Ligue des Champions occupé illégalement par la petite armée de Chelsea.

3-      Expulser les Madrilènes de la Liga

4-      Conserver le petit territoire de la Copa.

Aux dernières nouvelles, les choses s’annoncent plutôt mal pour l’Empire catalan. Si les Madrilènes entravés par les impedimenta de l’installation de leur pouvoir sont déjà expulsés de la Liga, et l’armée de l’Athletico Madrid à 12 kilomètres derrière les Catalans à 13 journées de marche, vous venez de l’apprendre, les Madrilènes ont réalisé le parfait coup d’État au Camp Nou. Et Milan est à un pas du coup fatal contre l’Empire le 12 mars sur ce territoire préféré de la Ligue des Champions après y avoir asséné un véritable coup de massue (2-0) à l’empire catalan vacillant. Dans ces conditions, cet Empire risque de perdre jusqu’à ce dont il est le plus fier : le dépositaire du territoire immatériel de la conscience morale du football. Réoccuper le territoire de la Liga serait alors une bien triste consolation.

Patrice Dumont

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