Malgré l’éclat apparent du Barça-Real de Liga (2-2), œuvres de Messi et C. Ronaldo ce dimanche 7 octobre, tout n’est pas beau chez les deux équipes.
Le Barça
Impossible que les staffs technique et administratif de Barcelone ne se reprochent de ne pas avoir recruté un, voire deux défenseurs de métier à l’intersaison, malgré un début de championnat tonitruant quant aux points glanés.

Malgré l’éclat apparent du Barça-Real de Liga (2-2), œuvres de Messi et C. Ronaldo ce dimanche 7 octobre, tout n’est pas beau chez les deux équipes.

Le Barça
Impossible que les staffs technique et administratif de Barcelone ne se reprochent de ne pas avoir recruté un, voire deux défenseurs de métier à l’intersaison, malgré un début de championnat tonitruant quant aux points glanés.

 Car eux qui exhibent chaque semaine leur perfectionnisme sur le terrain constatent comme tous les footeux du monde entier l’approximation des sorties de balle de l’arrière, du placement, de l’anticipation, de l’opposition directe dans les duels. Masherano-Song, Masherano-Adriano, le Barça joue avec le feu.

Le Real a failli le brûler dimanche en début de soirée au Camp Nou. Benzema aurait dû marquer sur sa tentative de volée de début de match (12e), comme sur ce ballon relayé par Di Maria à partir d’un centre en retrait de Khédira qu’il expédie sur le poteau et que Di Maria envoie en sortie de but au rebond (24e). C’était un ballon de 2-0, Ronaldo, libre du marquage d’Alves et de la passivité de Pedro, ayant ouvert le score en profitant d’un décalage de Benzema qui, lui-même, n’avait pas eu beaucoup de difficultés à se retourner malgré Mascherano dans son dos (23e).

Nous avons cité Mascherano, milieu converti voilà deux ans en arrière central. Alves, latéral droit, et Alba à gauche ne sont pas des monstres défensifs. Pire, Adriano, latéral gauche de métier, joueur de devoir sans brio particulier, était préféré à Song fraîchement recruté, mais milieu de terrain défensif de métier.

Ainsi, dans ce secteur défensif, pas un seul spécialiste au centre et pas un joueur de grand gabarit, d’où d’énormes difficultés sur les balles aériennes. Différence de taille entre les joueurs des deux équipes alignées dimanche?  Une moyenne de 1, 82 mètre pour le Real, 1,73 pour le FC Barcelone, soit 9 centimètres en faveur du Real. Comment Ramos a-t-il fait pour placer le ballon à côté sur cette tête sans opposition (18e) ? A contrario, six des sept corners du Barça ont été des cadeaux royaux pour les 1,84, 1,87, 1,88, 1,89 du Real pourtant tactiquement faibles dans ce domaine. Le septième corner barcelonais, court, visiblement a été improvisé. En toute urgence, des combinaisons de corner court au Barça. 

Seul Mascherano – mais quand il est au milieu – peut être présenté comme un monstre de duel au sol.

Au milieu, à moins que Vilanova trouve assez de temps pour travailler intensément avec les concernés, du trio Messi-Iniesta-Fabregas, l’un des trois doit être sur le banc. Ce dernier a eu toutes les difficultés à se mouvoir en réelle synergie avec Messi et surtout Iniesta. Quand Sanchez a franchement occupé le couloir gauche et qu’Iniesta s’est approché de Xavi, les attaques barcelonaises se sont fluidifiées : la passe de la dernière minute dans un intervalle et en profondeur qu’aurait dû exploiter Pedro pour marquer est venu du pied droit d’Iniesta. Vilanova a voulu exploiter, en même temps, la bonne forme affichée par Fabregas lors des deux dernières rencontres et la classe d’Iniesta. Mal lui en prit.

 

On se souvient du but concédé par Barcelone contre Spartak Moscou en Ligue des Champions. Le deuxième but de Ronaldo sur passe d’Özil est son copié-collé : une passe trop courte, récupération de l’adversaire, une passe dans le cœur de la défense trop élargie qui peine à se replacer, et le buteur portugais qui bat Valdes dans le face à face.

Enfin, au vu des trois ou quatre entrées significatives de David Villa depuis le début de la saison, il a paru que la sortie de Pedro à son profit aurait pu apporter un peu plus de profondeur dans les rangs barcelonais. A-t-on retenu que Casillas a encaissé deux buts sur les deux seules frappes cadrées sans jamais, par ailleurs, être mis en difficulté par une équipe qui a quand même eu 64 % de possession de balle ? Les intégristes barcelonais se rappelleront quand même que Montoya toucha la transversale de Casillas, ce à quoi les Madrilènes rétorqueront par le poteau de Benzema.

Le Real

Quant au Real, il n’arrive toujours pas à sortir un match achevé contre le Barça, un match dont la possession de balle lui serait significativement favorable. Quand il impose un pressing tout terrain, il n’arrive pas à construire le jeu; quand il recule beaucoup comme le Barça le lui a ordonné dimanche, on ne peut retenir que la létalité de ses contre-attaques et les qualités de puissance et d’efficacité de Cristiano Ronaldo.

Une fois n’est pas coutume cependant. Le premier but de Ronaldo fut longuement construit, depuis une transversale d’Alonso vers Özil, un une-deux de celui-ci avec Di Maria, une passe dans l’axe vers Benzema et le décalage dont a profité Ronaldo pour son but au premier poteau (23e).

À part cela, si le quatuor central défensif Khedira-Alonso-Pepe-Ramos a globalement bien réussi le cadrage de Messi, l’ensemble de la Maison Blanche a été incapable d’exploiter les coups francs au second poteau ou au cœur de la mallette, là où le ballon atteint sa hauteur maximale, avantage pour les grands gabarits. Tous les coups francs ont été bottés à une hauteur qui facilite les petits gabarits du Barça.

Le moment de mou du Real, de la 30e à la 60e  minute, a été une fois de plus observé. Ce n’est pas un hasard que Xavi ait avalé de l’espace dans les 40 mètres défensifs madrilènes, pour passer avec aisance à Pedro esseulé à droite parce que Marcelo avait fermé l’espace central au moment où Xavi transmettait le ballon à Iniesta, tandis que Ronaldo soufflait de ses montées de contre-attaque et  descentes défensives. La suite ? Pepe n’est pas lucide, il empêche Alonso de gêner Xavi, et le ballon détourné par Ramos échoue sur l’impardonnable pied gauche de Messi (31e). Et ce n’est pas un hasard non plus qu’Alonso a eu du retard pour intervenir contre Messi dans le processus d’infiltration virale de celui-ci. Conséquence : la faute qui permit à l’Argentin de réitérer son coup franc contre le même Casillas en Super Coupe d’Espagne. (61e).

Enfin, Mourinho doit répondre à la question relative à son incapacité de faciliter l’expression de ses meneurs de jeu. La vie de Kaka au Real aura été un cauchemar ; Özil qui a éclairé un peu le jeu a été finalement titularisé que parce qu’il remonte rapidement les balles de contre-attaque, il a d’ailleurs émis l’idée d’émigrer; voilà Modric arrivé il y a un mois, alors que les deux premiers ne sont pas dans une bonne passe, n’a pas encore trouvé un strapontin.

Le 2-2 est un score élégant. Le match, joué dans une ambiance de haute tension  sporto-politique, a tenu une belle intensité dramatique. Le scenario s’est embelli par l’opportunisme du premier joueur de la planète, Messi, et son dauphin, Ronaldo. Tout cela ne doit pas cacher les faiblesses des deux adversaires qui portent certes les germes d’une féérie de football mais qui n’ont pas su épargner les millions de spectateurs et téléspectateurs de mauvaises passes non provoquées dans une proportion indigeste.

Patrice Dumont

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