Le Real gagne la Supercoupe d’Espagne 2012 au bénéfice du but à l’extérieur (2-1 à Barcelone et 3-2 à Madrid mercredi soir. Des regrets des deux côtés.
Barcelone s’était débattu dimanche en championnat espagnol plus taureau que renard pour sortir des griffes et des crocs d’un lion nommé Osasuna Pamplone. Mercredi en Supercoupe d’Espagne, aucun lion ne pouvait être aussi féroce que le Real enfin aussi réel qu’une vraie équipe milliardaire en euros, expérience des grands événements et joueurs de très haut niveau dans son opération « punir l’éternel rival » sur la pelouse d’un Bernabeu pris d’une furieuse félicité (2-1).

Le Real gagne la Supercoupe d’Espagne 2012 au bénéfice du but à l’extérieur (2-1 à Barcelone et 3-2 à Madrid mercredi soir. Des regrets des deux côtés.
Barcelone s’était débattu dimanche en championnat espagnol plus taureau que renard pour sortir des griffes et des crocs d’un lion nommé Osasuna Pamplone. Mercredi en Supercoupe d’Espagne, aucun lion ne pouvait être aussi féroce que le Real enfin aussi réel qu’une vraie équipe milliardaire en euros, expérience des grands événements et joueurs de très haut niveau dans son opération « punir l’éternel rival » sur la pelouse d’un Bernabeu pris d’une furieuse félicité (2-1).

La référence à l’équipe de Pamplune à laquelle Barcelone a arraché une victoire (1-2) in extremis grâce à un Messi scandaleusement efficace permet de situer  la performance du Real dans le cadre d’un mimétisme heuristique. Mourinho se devait au moins de tenter de faire comme Mendilibar. Il le fit et réussit –malheureusement seulement pendant 30 minutes- dans la manière et les occasions ratées plus que ne pouvait espérer le plus optimiste des entraîneurs.

 Durant la 1e demi-heure de jeu on utiliserait un microscope à effet tunnel qu’on ne trouverait pas trace de Barcelone. Bloc défensif-offensif compact, agressif, intelligent, néanmoins inexplicablement réaliste qu’au cinquième des occasions créées, le Real s’offre une curieuse métamorphose par rapport à la tristounette formation qui a mordu la poussière dimanche à Getafe.

Dès la 7e minute, Higuain échoue dans son face à face avec Valdes qui repousse sa frappe de près. À la 9e, un renvoi de Pepe a l’air d’une passe aérienne  perforante que ne peut dévier Mascherano. Cette fois-ci l’intérieur du pied droit del Pipita traverse la ligne de but de Valdes (1-0). On cherche Messi, on ne le trouve pas. Iniesta ? Busquets, Pedro et les autres ? Idem. À peine si Xavi arrive à esquisser quelques passes anodines.

20e minute, Messi et Iniesta perdent un 2 contre 3 qui bénéficie à Di Maria. L’Ange pelle une passe de 25 mètres vers Cristiano Ronaldo lancé vers la profondeur suivi par Piqué le dos tourné au moment où le ballon rebondit et que Cristiano y imprime une aile de pigeon au bout de laquelle il va récupérer le ballon jusqu’à la hauteur de la surface de réparation. Sur la ligne de but Piqué se voit obligé de suppléer Valdes sorti au sept mètres réduire l’angle de tir de Ronaldo. Le gardien catalan dévie du pied la frappe du Portugais, mais dans son filet et hors de portée de Piqué piqué au flanc (2-0).

Quand sur un corner, peu de temps après, Pepe catapulte le ballon dans le but barcelonais, sur le coup on se dit que Barcelone va enfin recevoir du Real un chiot de sa chienne de la « manita » du 30 novembre 2010, autrement dit un 5-0 correspondant aux cinq doigts de la main exhibée par un Gérard Piqué hilare et moqueur à la fin de la partie. Monsieur Lahoz annule le but pour une poussette de Pepe aux dépens de Mascherano qui ne serait pas un scandale si le but est accordé.

27e minute, Alonso, Khedira, Di Maria, Oëzil et Pepe continuent de bouffer Busquets, Xavi, Iniesta et Messi.  Di Maria peut ainsi servir Ronaldo en route pour un face à face avec Valdes ; battu, Adriano seul dans toute la moitié de terrain, doit choisir entre l’expulsion à cause de la faute à commettre et le 3-0 de l’hallali. Faute et expulsion du Brésilien par Mateu Lahoz.

30e, Higuain se dirige vers le but ; il pénètre dans les 16 mètres ; attend trop avant d’ajuster son tir ; Mascherano dévie en corner.

32e minute, Khedira rate son but à seulement huit mètres de Valdes aussi chanceux qu’habile. Et paradoxalement, l’expulsion d’Adriano coïncide avec le réveil de Barcelone, plus certainement de l’hibernation du Real.  Dans la foulée, le magnifique crochet du pied gauche d’Iniesta suivi d’un centre-tir du droit fuit devant le but du Real sans que l’un des trois Barcelonais sur la trajectoire du ballon ne puisse le détourner dans le but.     

44e minute, Messi réalise des 30 mètres son plus beau coup franc de toute sa carrière (2-1). Avec lui, soutient un fan d’une émission de sport très prisée à Port-au-Prince, même quand on meurt, on meurt debout.

À l’expulsion d’Adriano, Vilanova avait logiquement fait sortir Sanchez au profit de Montoya, jeune arrière latéral droit, pour équilibrer sa défense. La capacité de Messi à naviguer avec bonheur tant en mer territoriale qu’en zone économique exclusive et haute mer compense l’infériorité numérique de Barcelone dans une certaine mesure. Car certains faits prouvent que le Real entre en hibernation comme souvent la saison écoulée après la première demi-heure de jeu.

Les prises de balle du Real perdent de leur suite. Les Barcelonais sortent plus souvent vainqueurs des duels et le but de Casillas est mis en danger. Pedro contourne deux fois la défense du Real : une première, sur une  passe de Mascherano, identique à celle qui a conduit à l’égalisation du même Pedro au match aller et un contrôle de balle du pied gauche pour une frappe du droit sans transition que Casillas a le mérite de contrer (60e). Une deuxième, l’ailier ambidextre élimine Ramos sur l’aile droite depuis les ¾ du terrain ; doit cependant, à bout de force, tirer faiblement dans un angle impossible sur le corps de Casillas (64e).

N’empêche que la baraka est encore du côté de Valdes, malgré les deux buts encaissés. Car si Barcelone a le ballon, il se découvre derrière comme, du reste, depuis le début de la partie, incapable de lier pressing haut, retardement des contres adverses, repli défensif. C’est encore plus difficile en infériorité numérique. Khedira ne dribble pas à la manière d’Oëzil, mais il laisse sur place deux Barcelonais avant que son extérieur du pied droit qu’il veut astucieux rencontre à nouveau les gants de Valdes (70e). Malgré un tir surpuissant de Ronaldo passé juste à côté du poteau gauche de Valdes et un tir à bout portant de Modric entré à la 83e minute à la place d’Oëzil sur une passe de Benzema remplaçant d’Higuain, le Real ne conduit pas Le Barça à la correctionnelle. Avant de sortir, Higuain tire sur le poteau alors qu’il pointe à 15 mètres du but en tête à tête avec Valdes.

 Jordi Alba ne s’en sort pas mieux, quand à la 87e minute, une passe de Messi oblige Casillas à sortir en catastrophe à sa rencontre. Le ballon, au rebond à mi-hauteur, se rend disponible pour un lob en revers du pied gauche, mais il choisit le dribble, trop long, pour anticiper le retour de Ramos.  Celui-ci est encore présent dans les temps morts pour contraindre Messi, sur une belle offrande de Song, à tirer en force et à côté un ballon qu’il se préparait à enrouler vers le coin gauche de Casillas, finalement déficitaire que sur le coup franc de Messi.

La Supercoupe d’Espagne trône donc dans les vitrines de Bernabeu au bénéfice du but marqué à l’extérieur (2-3 à l’aller). Une victoire et un trophée aux dépens de Barcelone seront toujours gratifiants à Madrid. Mais sur le plan du jeu, les regrets ne tarauderont plus les esprits madrilènes que lorsque Alonso et ses partenaires auront aligné des matchs pleins, non durant 30 minutes, mais au moins sur les 2/3 des 90 minutes et que des occasions sont concrétisées en aussi grand nombre qu’elles furent créées ce mercredi à Bernabeu. Barcelone pour sa part semble souffrir d’une Messi-dépendance dangereuse pour son avenir. L’indisponibilité répétée de Puyol pour des raisons diverses prouve plus que jamais le besoin d’un grand arrière central de métier. Song a fait une bonne entrée et a permuté avec Piqué quand le Barça jouait son va-tout pour l’égalisation salvatrice. Or lui non plus, comme Mascherano, n’est arrière de métier.

 Il n’y a qu’au Paradis qu’on a le droit de se reposer sur ses lauriers.    

Patrice Dumont

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