Sélection olympique du MexiqueEn gagnant l’or olympique en football le 11 juillet, il ne reste plus au Mexique que la grande Coupe du monde pour compléter son palmarès.
Les 2500 mètres d’altitude de la capitale du Mexique ont été abaissés presque au niveau de la mer par rapport au centre du podium olympique de Londres où en football Brésiliens, et Sud- Coréens devaient se soumettre au protocole de la résonnance de l’hymne  national et la montée  du drapeau du champion, le Mexique, dont le cou s’est paré d’or.
C’est la troisième fois que le Brésil perd en finale olympique.

Sélection olympique du MexiqueEn gagnant l’or olympique en football le 11 juillet, il ne reste plus au Mexique que la grande Coupe du monde pour compléter son palmarès.
Les 2500 mètres d’altitude de la capitale du Mexique ont été abaissés presque au niveau de la mer par rapport au centre du podium olympique de Londres où en football Brésiliens, et Sud- Coréens devaient se soumettre au protocole de la résonnance de l’hymne  national et la montée  du drapeau du champion, le Mexique, dont le cou s’est paré d’or.

C’est la troisième fois que le Brésil perd en finale olympique. En 1984, les José Touré, Xuereb de la France en furent responsables ; en 1988 les Soviétiques Michaïlitchenko, Kidiatouline firent pleurer Romario; en ces Jeux de 2012 les Peralta, Salcido n’en ont eu cure de la réputation planétaire de Neymar et l’évaluation par les Madrilènes du Real de Marcelo comme meilleur arrière latéral gauche du monde.

C’est aussi la troisième fois que les Mexicains remportent un trophée mondial  aux dépens du Brésil : Coupe des Confédérations en 1999, Coupe du monde des moins de 17 ans en 2005 et ce 2-1 des JO de Londres 2012.

À chaque fois, les bonnes mémoires peuvent se le rappeler, les Aztèques imposent aux Brésiliens une bataille infernale. Comme des chiens enragés, ils se jettent sur l’adversaire, souvent à deux ou trois privilégiant la supériorité numérique, quelquefois en 1contre 1, mais toujours avec l’esprit et les moyens de faire déjouer les Brésiliens, au moins que ceux-ci jouent en retrait. Jamais plan n’a aussi bien fonctionné que dans ce stade olympique surpris par la qualité de l’opposition mexicaine.

Dès la 20e seconde, Fabiano pressa Rafael le long de la ligne de touche  alors que Salcido, Aquino, Peralta étaient prêts à l’assaut dans un rayon de 6-7 mètres où la seule alternative de sortie consistait, pour Rafael, soit de dégager en force espérant au moins que le ballon heurtât le pied du Mexicain et sortît en touche, soit botter sans honte directement en touche. Dans le football brésilien, en principe, on ne fait pas ça. Rafael se retourna, vit Peralta trop près de Thiago Silva : il ne fit donc pas la passe en retrait, passa alors latéralement vers Romulo qui n’eut pas le temps d’éviter le tacle propre de Javier Aquino dont bénéficia Oribe Peralta qui s’en alla promptement battre au ras du sol le portier brésilien sans secours de Thiago Silva, Juan ou Marcelo, eux tous mal placés et surpris par la soudaineté de l’action. Le chronomètre du stade n’avait pas encore marqué 29 secondes.

 Les Brésiliens se devaient de réagir vite et en vitesse. À la demi-heure de jeu, Menezes fit donc entrer Hulk à la place de Sandro Alex pour donner plus de punch offensif à son équipe. Le suppléant lui donna raison quand il obligea Corona à un arrêt de grande classe. C’est encore lui qui réduisit le score (2-1) en toute fin de rencontre, du pied droit entre les jambes de Corona après une passe longitudinale de Marcelo. Et c’est encore lui, par un très bon centre, qui offrit à Oscar l’occasion d’égaliser de la tête aux ultimes secondes de la partie. L’ancien meneur de jeu de l’Internacional de Porto Alegre ne croisa pas assez son heading.  

L'entraîneur mexicain, Luis Fernando TenaLe collectif brésilien, pour sa part, comme il est souvent dit à tort et à travers, confondit vitesse et précipitation quand il pénétra dans la moitié de terrain des Mexicains qui avaient choisi d’attirer l’adversaire dans des pièges acérés. On a envie de dire que le niveau technique ne correspondait pas à la vitesse de jeu. La hargne et l’intelligence des Mexicains y ont été aussi pour quelque chose. Oscar avait beau se mouvoir et tenter des passes profondes, Neymar dribbler, dribbler encore, les Mexicains, teigneux et finement tactiques leur barraient la route par tous les moyens licites. Et quand ils étaient forcés de commettre une faute, Salcido et consorts s’y mirent loin de leur base, précaution que ne prit pas Marcelo quand il commit la faute qui amena le deuxième but mexicain (70e)sous la forme d’un coup de tête smashé, grâce à un super démarquage du buteur Peralta qui laissa Hulk hébété.

Si Peralta, qui, en plus des deux buts agréés, s’est vu refuser un autre pour hors-jeu, est incontestablement la grande figure de cette victoire mexicaine, justice doit être rendue à Fabian Marco auteur du pressing initial qui a précédé le premier but,  à Jimenez , Reyes, Chavez, Enriquez, Herrera et le vieux Salcido, inaltérable, comme si on lui eût dit qu’arrêter de bien jouer causerait sa perte dans les plans de Dieu. Eux tous ont pleinement contribué à asseoir ce qui commence à être un beau classique : Mexique-Brésil où la bataille physique n’exclut pas l’intelligence. Ayant gagné la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2011 face à l’Uruguay en plus de la U-17, celle des Confédérations, et maintenant la U-23, n’est-il pas légitime que désormais le Mexique lorgne plus haut que son plus haut point, le pic d’Orizaba, la Coupe du monde de la Fifa ?

Patrice Dumont

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