Le Cavaly de LéogâneIls ont fulminé les uns contre les autres sur le terrain même du Parc Julia Vilbon de Dufort. Ils ? Les fans de Cavaly de Léogâne qui recevait ce dimanche 16 octobre, et ceux de Tempête venus nombreux de Saint-Marc supporter leur équipe.
Affrontement
: Le match est fixé à 3 h 00. Il est 2 h 00 quand la délégation de Tempête arrive. Pas de policiers. « Les fans de Tempête sont venus pour la bagarre ; ils ont frappé des  gens de Léogâne au portail et ont pénétré de force sur le terrain », crache un Léogânais au maillot blanc et rouge. « Nous ne pouvons pas accepter une telle insulte, vocifère un autre. »

Le Cavaly de LéogâneIls ont fulminé les uns contre les autres sur le terrain même du Parc Julia Vilbon de Dufort. Ils ? Les fans de Cavaly de Léogâne qui recevait ce dimanche 16 octobre, et ceux de Tempête venus nombreux de Saint-Marc supporter leur équipe.
Affrontement
: Le match est fixé à 3 h 00. Il est 2 h 00 quand la délégation de Tempête arrive. Pas de policiers. « Les fans de Tempête sont venus pour la bagarre ; ils ont frappé des  gens de Léogâne au portail et ont pénétré de force sur le terrain », crache un Léogânais au maillot blanc et rouge. « Nous ne pouvons pas accepter une telle insulte, vocifère un autre. »

« C’est très simple », explose un Saint-Marcois, habillé de bleu et de blanc, «  ils ont placé un vieil homme qui cachait un fétiche pour faire du mal aux joueurs de Tempête : nous ne pouvions pas laisser le vieux faire du mal à nos joueurs », déduit-il.

Les pieux servant à délimiter le champ de jeu de l’espace réservé au public sont arrachés pour servir comme arme de destruction massive. On se défie par des doigts qui vont jusqu’à s’essuyer sur le visage de l’autre ; on se bouscule, on se menace, mais on a clairement conscience des deux côtés que le jusqu’au-boutisme aura des conséquences funestes sur les corps et sur les clubs.

Les uns veulent calmer ; leurs voix sont trop faibles devant tant de rage par dizaines exprimée. Les autres se lavent les mains, recommandant de laisser les coqs déchaînés se dévorer. Quand la police arrive, c’est comme une heureuse pluie qui s’abat sur une maison en feu.

Les joueurs, eux, imperturbables, chaque équipe dans son périmètre, s’échauffent. Quand les policiers obtiennent des belligérants un cessez-le-feu par un déguerpissement du terrain, l’arbitre pouvait inviter les deux équipes à s’aligner et à faire du sport.

 Tempête gagne

Le match est plaisant. Le Cavaly contrôle globalement les débats. Un beau duel oppose Eliphène Cadet à Sonthonax Foreste. Une main tempêtiste joue le ballon dans la surface de réparation ; l’arbitre ne siffle pas, le public est furax. Il le fait sentir à l’arbitre à la mi-temps. Chaud, chaud, chaud…  

Un Léogânais, Changler Cadet,  joue avant-centre pour Tempête : il rate de peu une reprise acrobatique à une dizaine de mètres du but de son ancienne équipe. Un jeune Saint-Marcois, Jude Pierre-Louis, arrière central, joue arrière central pour le Cavaly : sur une passe en profondeur peu forte lancée par Cadet le Léogânais de Saint-Marc, Jude, le Saint-Marcois de Léogâne, attend la sortie de son gardien qui hésite ; les deux sont devancés par Amius Thompson qui marque l’unique but de la partie. Les fans saint-marcois exultent (62e).

 La guéguerre continue

En dehors du terrain, la guéguerre continue. Une bouteille, une blessure à la tête d’un jeune homme habillé aux couleurs du Brésil. Il est pansé par le soigneur du Cavaly.

 À environ dix minutes de la fin, une échauffourée détourne l’attention à la sortie du parc : dix jeunes hommes s’acharnent contre un seul. Les coups de bâton et de pierre pleuvent sur le corps du garçon d’apparence bien fluette ; il fuit, il est rattrapé. Au risque de se faire tabasser accidentellement, certaines personnes tentent de s’interposer : peine perdue. Quand la meute épuisée le laisse vivant entre les mains de deux bons Samaritains, l’agressé a le visage ensanglanté. Il l’essuie de son tee-shirt comme on fait de son visage avec une serviette après une douche. Inconscient ou revanchard, il semble vouloir retourner sur le terrain. Deux amis se saisissent de lui et usent d’une moto comme ambulance pour le ramener chez lui…

Le match prend fin

 Six policiers se ruent vers  l’arbitre : un bouclier efficace. Non, il faut tirer en l’air pour effrayer les candidats hooligans. Les armes chantent le feu. On se disperse pour se blottir dans un coin, derrière un manguier, de l’autre côté de la clôture faite de prélarts.

Dans la confusion, les joueurs sont respectés – il y a cela au moins –, et la police, dans son propre véhicule,  peut accompagner les arbitres jusqu’à l’entrée de Port-au-Prince.  On ne s’explique toujours pas que les nombreux voitures et autobus parqués le long de la route du parc  où a eu lieu le match soient sortis indemnes.

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