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Catégorie : Sports
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James MarcelinImpossible quand la Sélection nationale foule le terrain du stade Sylvio Cator de ne pas le repérer tout de suite avec ses longues jambes et son allure d’athlète noir américain à l’air très doux dans la vie ordinaire et lion dans les joutes sportives. James Marcelin s’est fait remarquer très tôt sous les couleurs du Roulado de la Gonâve. Il avait 17ans en 2003, avant de passer au Racing club haïtien. Médian défensif, il se rend important dans toutes les équipes qu’il fréquente, y compris Porto-Rico Islanders (2008) et Portland Timbers (2010).

James MarcelinImpossible quand la Sélection nationale foule le terrain du stade Sylvio Cator de ne pas le repérer tout de suite avec ses longues jambes et son allure d’athlète noir américain à l’air très doux dans la vie ordinaire et lion dans les joutes sportives. James Marcelin s’est fait remarquer très tôt sous les couleurs du Roulado de la Gonâve. Il avait 17ans en 2003, avant de passer au Racing club haïtien. Médian défensif, il se rend important dans toutes les équipes qu’il fréquente, y compris Porto-Rico Islanders (2008) et Portland Timbers (2010).

C’est d’abord un joueur physique qui use de son arme naturelle, sa masse (1,88 m pour 86 kg) pour imposer du corps à corps à ses adversaires. Quand le duel est impossible, c’est alors sa toile d’araignée tissée par ses longues jambes qui coupent la trajectoire des ballons-moustiques adverses.

Monstre physique donc, il n’excelle pas cependant sur le plan technique, arme s’il la possédait, il aurait été un Ryjkard des Caraïbes. N’allez cependant pas croire que Marcelin est aussi maladroit balle au pied qu’une bosse de chameau. Il a cette double singularité technique :

Droitier naturel, mais il exécute ses passes à 60 % au moins avec son pied gauche, mais tire plus aisément au but avec le droit.

Ensuite, il fait partie des rares joueurs de qualité qui bloquent le pied après l’exécution d’une passe de l’intérieur.

Dans l’écrasante majorité des cas, le pied du footballeur continue le mouvement après l’impact sur le ballon comme pour le guider.

Enfin, ce garçon possède une frappe lourde qui a fait frémir quelques fois le stade Sylvio Cator. Il gagnerait à tenter sa chance au but un peu plus souvent. D’autant plus qu’il s’est découvert un talent de buteur sur balle arrêtée depuis l’ouverture des éliminatoires de la Coupe du monde 2014 face aux îles Vierges américaines et Curaçao, le premier sur corner d’une reprise à mi-hauteur de l’intérieur du droit, le second d’une tête décroisée du meilleur effet, les deux fois sur passe de Hérold Junior Charles.

Dans ce rôle de médian défensif que Marcelin partage, soit avec Aveska, soit avec Monuma Constant Junior ou Jean Marc Alexandre, il règne dans l’équipe nationale. Mais les adversaires sont faciles. À un niveau plus élevé, il devra améliorer sa capacité à relayer avec vitesse, précision et intelligence les ballons que lui confient les défenseurs.

Un progrès sensible de James Marcelin dans cet aspect fondamental du jeu du médian défensif, le voilà reconnu comme un spécialiste complet du poste.

Patrice Dumont