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Catégorie : Sports
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Grâce à un très bon Higuain, entre autres, le Real Madrid a répondu avec succès au combat physique que lui a imposé l’Espanyol de Barcelone dimanche après-midi dans son stade de Cornellà : 4-0, dont trois de l’Argentin, inspiré comme un dieu. Le train a sifflé trois fois.

Grâce à un très bon Higuain, entre autres, le Real Madrid a répondu avec succès au combat physique que lui a imposé l’Espanyol de Barcelone dimanche après-midi dans son stade de Cornellà : 4-0, dont trois de l’Argentin, inspiré comme un dieu. Le train a sifflé trois fois.

1-    Opportunisme

À l’interception dans la surface de réparation d’un centre venu de la droite sur la forme d’un tacle-passe, Albiol trouve  Xabi Alonso. Celui-ci s’appuie sur Oëzil, à peine contrarié par un adversaire à contourner par une rotation balle au pied, et, hop, Cristiano Ronaldo qui s’en va fixer un défenseur central obligé donc de tenir compte du Portugais, du même coup incapable de s’occuper d’Higuain qui s’infiltre dans la surface de réparation des Catalans bleu et blanc pour contrôler de l’extérieur du pied droit la passe bien dosée du Portugais et exécuter dans la foulée, en hauteur et en force, le gardien sorti en catastrophe.

2-    Puissance

Le deuxième but est son œuvre majeure du jour. Arbeloa profite d’un temps de laxisme de l’Espanyol pour avaler du terrain sur son couloir droit. Oëzil décroche, offrant une possibilité de passe d’élaboration d’environ dix mètres que refusera Arbeloa. En même temps, le latéral gauche de l’Espanyol suit l’Allemand. Il y a alors plus de vingt mètres entre la ligne de touche et l’arrière central gauche. Higuain s’engouffre dans cet espace.  Arbeloa adresse une passe assez longue à l’Argentin que la course d’appel en diagonale met de profil à la fois à la ligne de touche et au but. Sur sa trajectoire légèrement courbe, le ballon rebondit au sol trois fois. L’Argentin, en avance sur l’arrière central qui le suit, peut légèrement ralentir sa course et la courber à son tour à l’entrée extrême droite des 16 m, 50 pour épouser celle du ballon, le laisser passer devant lui et le reprendre de plein fouet, facilité par le dernier rebondissement, et, jouissance aérodynamique suprême, une fusée se niche dans la lucarne droite du but de l’Espanyol.

3-    Subtilité

À environ quarante mètres du but de l’Espanyol, Marcelo, sur son côté gauche, affole un adversaire qui, pour tout moyen de contrer le Brésilien, surprend ses partenaires par un mauvais renvoi en plein cœur de sa défense. Higuain surgit et, d’une délicieuse pelletée, transforme la sphère de 450 grammes en ballon de baudruche qui voyage, lascif, au-dessus du portier catalan déjà à terre. Il franchit la ligne de but tranquille comme si plus personne ne le désirait.

Si le monde du football reconnaît les qualités d’avant-centre de ce joueur, la régularité n’est pas son point fort. Ce somptueux doublé, il le doit à la blessure de Benzema qui était en avance sur lui dans la concurrence qui l’oppose au Français. Mais l’Espanyol de Barcelone réussit bien à Higuain qui, en 2009, on s’en souvient, avait déjà marqué un but à la suite d’un amorti-dribble somptueux du coup du pied concocté au nez et à la barbe d’un défenseur sur une très longue passe de Guti. Sur ce coup, son pied était devenu un organe préhensile comme ceux d’un Pelé, d’un  Diego, d’un  Zidane ou d’un Ronaldinho dans ses meilleurs moments.

Higuain serait-il en train de devenir un attaquant majeur que se disputaient la France et l’Argentine au temps de sa minorité prometteuse ? Attendons voir.

 

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