Imprimer
Catégorie : Sports
Affichages : 1793

Dominique Marvens de l'América des Cayes (photo de Gérald Bordes)Match nul du Racing 1-1 avec  l’America des Cayes dimanche après-midi au stade Sylvio Cator. Dominer n’est pas gagner
Par rapport à son dernier match, défaite 2-0 concédée à l’Aigle Noir, face à l’America des Cayes, du mieux pouvait être observé dans l’animation offensive des hommes de Ronald Doresca, grâce essentiellement à l’incorporation de DieufèneThelamour et Jackinto Jean.

Dominique Marvens de l'América des Cayes (photo de Gérald Bordes)Match nul du Racing 1-1 avec  l’America des Cayes dimanche après-midi au stade Sylvio Cator. Dominer n’est pas gagner.

Par rapport à son dernier match, défaite 2-0 concédée à l’Aigle Noir, face à l’America des Cayes, du mieux pouvait être observé dans l’animation offensive des hommes de Ronald Doresca, grâce essentiellement à l’incorporation de DieufèneThelamour et Jackinto Jean.

Le premier a taclé vers le but un ballon tiré par Jimmy Saint Lot et relâché par Milord, le gardien des Cayes (55e). Il répondait à l’ouverture du score par l’America (38e), œuvre de Kens Germain, Tipa, sous la forme d’une reprise du plat du pied, à mi-hauteur, au second poteau, d’un centre ciselé par le pied gauche velouté de Donald Guerrier qui avait auparavant transformé Steeve Bellevue, l’arrière latéral droit, en spectateur.

Le second, par sa bonne technique, ses appels incessants et quelques prises de risques, a évité la sinécure à la défense des Cayes. Il a rarement trouvé la collaboration idoine à ses initiatives. Assez bon techniquement pour se distinguer, pas assez fort dans toutes les exigences du jeu offensif pour décider presque seul du sort d’un match.

L’America, entraîné par Kénel Thomas, était prudent. Les Cayens facilitèrent donc la possession de balle au Racing. Et on eut la sensation que le Vieux Lion ne sait pas faire autre chose qu’imposer le jeu dans la moitié de terrain de l’adversaire sans pouvoir en tirer profit véritable. Dans un match où gagner était important pour espérer sortir des profondeurs du classement, le Racing eut la malencontreuse idée de placer un de ses arrières centraux, Jean-Paul, en position d’arrière latéral gauche. Et comme en plus, tout gaucher qu’il est, Delva, milieu gauche, n’a pas la vivacité requise pour le débordement, adieu les attaques à l’aile gauche. À droite, Steeve Bellevue fut bien inspiré  quand il tira des 25 mètres sur la transversale de Milord (27e). Rien de plus dans ce registre.

Et lorsque les Cassendi, Marvens, Harold, se résignèrent à mouvoir le milieu de terrain des Cayes un peu plus vers l’avant, il était évident que la défense du Racing n’aurait pas été capable de s’offrir un après-midi sans péché. Germain fit quelques misères à Edwin Jean, dont un râteau (kareseboubout) du plus bel effet suivi d’un centre en revanche bien quelconque (34e). Cassendi se rappela, après l’égalisation du Racing, qu’il savait tirer au but, mais Loubens Eugène fit ses délices du ballon rasant du Cayen (70e). Malgré son immense talent, Donald Guerrier, titularisé en pointe, gérait mal de devoir jouer dos au but. Et son compagnon d’attaque, Kens Germain, passa le plus clair de son temps à tenter de conserver les longs ballons dont il héritait sans pouvoir bénéficier du soutien de Ronald Civil ou de Charles Pierre, les latéraux, pas même de celui de Marvens François, le milieu offensif.

Le Racing ne s’était pas donné les moyens de ses ambitions, malgré l’entrée en cours de jeu de Jimmy Saint Lot qui ne retrouvera pas, semble-t-il, le football de ses meilleures années. On y a vu du mieux, mais pas assez pour glaner des points nécessaires au maintien en Division 1 : encore 13 matchs. America, pour sa part, avait le frein à main activé. En se donnant du souci tactique défensif, l’équipe a perdu sa spontanéité offensive qui faisait son charme. Les arrières latéraux Charles Pierre et Civil étaient à peine moins prudents que les centraux Dimitri, Jean Gary Rubin et Ricardi. La fonction offensive était pratiquement limitée aux deux attaquants Guerrier et Germain. La beauté du but que ces derniers réalisèrent à eux deux ne cache guère la pingrerie de l’ensemble.

Patrice Dumont
PCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.