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Antoine AtouristeL’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) dit avoir accueilli avec enthousiasme l’ordonnance du juge d’instruction Vinx Etienne qui a décidé de renvoyer par devant le Tribunal criminel une soixantaine de personnes inculpées dans le détournement des 10 millions de gourdes destinés au Programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire (PSUGO) dans le Nord-Ouest. Le Magistrat qui a bouclé son rapport suite à une première enquête menée par l’ULCC a également ordonné que les fonds détournés soient restitués au Programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire lancé depuis plus d’un an par le Président de la République ....

Antoine AtouristeL’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) dit avoir accueilli avec enthousiasme l’ordonnance du juge d’instruction Vinx Etienne qui a décidé de renvoyer par devant le Tribunal criminel une soixantaine de personnes inculpées dans le détournement des 10 millions de gourdes destinés au Programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire (PSUGO) dans le Nord-Ouest.
Le Magistrat qui a bouclé son rapport suite à une première enquête menée par l’ULCC a également ordonné que les fonds détournés soient restitués au Programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire lancé depuis plus d’un an par le Président de la République,  Michel Joseph Martelly. L’enquête conduite par l’ULCC suite aux plaintes d’une quinzaine de directeurs d’écoles de Jean-Rabel constatant des manipulations sur les comptes bancaires de leur institution avait permis de découvrir l’existence d’un réseau de fonctionnaires impliqués dans le détournement programme scolaire.

Quatre des dix millions de gourdes détournés par le réseau de faussaires composé d’anciens cadres des systèmes éducatif et bancaire à Port-au-Prince ont déjà été gelés par l’UCREF, a rappelé le Directeur Général de l’ULCC qui en a profité pour féliciter les différentes institutions qui ont collaboré aux diverses enquêtes sur le détournement de fonds dans le Nord-Ouest, notamment le Doyen du Tribunal Civil de Première Instance de Port de Paix, le Juge Instructeur, le Commissaire du Gouvernement de Port-de-Paix, le Président de la Banque Nationale de Crédit (BNC), les responsables de la Unibank, de la Banque de la République d'Haïti (BRH), de la Sogebank, de la BUH, de l'Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF) et la Direction Générale de la PNH.

«Le renvoi des inculpés par devant un tribunal criminel siégeant sans assistance de jury est un signal clair envoyé aux corrupteurs et corrompus », a estimé M. Atouriste.

Des vingt dossiers de corruption acheminés au système judicaire entre janvier 2012 et janvier 2013, c’est le troisième cas qui traduit les inculpés par devant un tribunal, a fait savoir le Directeur Général de l’ULCC. Il a ainsi encouragé les autorités judiciaires et policières à intensifier les recherches de façon à parvenir à l’arrestation de tous les inculpés en cavale dont Alcidonis Henry, ancien directeur départemental adjoint de l’Education nationale dans le Nord-Ouest.
M. Henry et plusieurs autres personnes inculpées sont sous le coup d’un avis de recherche.

L’ULCC profite de cette occasion pour renouveler sa volonté de sortir Haïti de la honteuse liste des pays perçus comme les plus corrompus par la Transparency International.