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Le ministre uruguayen de la défense, Eleuterio Fernández Huidobro sera entendu demain mardi par la Commission de défense de la Chambre des députés en vue de fournir des détails sur le viol présumé d'un adolescent haïtien de 18 ans à Port-Salut (Sud d'Haïti) par des soldats uruguayens.    

Le ministre uruguayen de la défense, Eleuterio Fernández Huidobro sera entendu demain mardi par la Commission de défense de la Chambre des députés en vue de fournir des détails sur le viol présumé d'un adolescent haïtien de 18 ans à Port-Salut (Sud d'Haïti) par des soldats uruguayens.   
Le chef du bataillon uruguayen des Casques bleus de l'ONU en Haïti a été démis de ses fonctions après la divulgation sur internet d'une vidéo montrant le viol présumé d'un jeune Haïtien par quatre soldats uruguayens, a annoncé dimanche le ministère de la Défense.

Dans un communiqué, le ministère a également indiqué qu'un "conseil de discipline" se tiendrait en Haïti dans la cadre de la mission de stabilisation de l'ONU (Minustah) et que les préparatifs étaient en cours pour le rapatriement des cinq militaires impliqués dans les faits.
Le ministère n'a pas fait état du nom du chef de la mission uruguayenne, issu de la Marine.

"La Marine entend aller au-delà de la seule vidéo et établir s'il y a eu d'autres manquements" dans la conduite des militaires, a déclaré sur une radio locale son porte-parole, Sergio Bique, qui a promis "les peines les plus sévères et les plus rigoureuses prévues" par le réglement militaire si les militaires sont jugés coupables.
Selon des images prises à l'aide d'un téléphone portable et diffusées sur internet, quatre soldats du bataillon de l'Uruguay de l'ONU --qui compte 900 hommes-- auraient participé au viol d'un jeune Haïtien, âgé de 18 ans.
Le juge haïtien Paul Tarte a ouvert vendredi une enquête sur le viol présumé du jeune homme.

"J'ai reçu le commandant du bataillon des soldats de l'Uruguay, Fernando Perez. Il m'a assuré que les soldats ont été placés à l'isolement et avaient été transférés à Port-au-Prince", avait déclaré à l'AFP ce magistrat.

"Si les faits sont avérés, les auteurs devront être traduits en justice", a réagi un porte-parole de l'ONU, Kieran Dwyer.
"Les Nations unis prônent la tolérance zéro en matière d'abus sexuels. Nous prenons ces accusations très au sérieux", a-t-il ajouté.
Des voix se sont élevées en Haïti pour demander le retrait total du bataillon uruguayen.

Note de Presse

La Présidence haïtienne condamne l'acte de viol perpétré sur un jeune haïtien à Port-Salut
Port-au-Prince, le Dimanche 4 Septembre 2011.- La Présidence prend acte du viol collectif perpétré sur un jeune haïtien dans la commune de Port-Salut où des soldats uruguayens de la Mission des Nations Unies en Haïti sont nommément accusés par la victime.
La Présidence condamne vigoureusement cet acte qui révolte la conscience nationale et attend un rapport détaillé rétablissant l’exactitude et les circonstances des faits.

Tout acte de viol, sans égards au genre de la victime, ni du bourreau, constitue un délit grave qui ne saurait être toléré. Il est ainsi demandé aux instances concernées de se réunir en urgence avec les responsables de la Minustah pour que des mesures soient immédiatement prises pour éviter la reproduction de tels actes.

En attendant que toute la lumière soit faite sur ce délit, et que justice soit rendue, la Présidence partage l’émotion de tout le peuple haïtien et donne la garantie que les coupables et complices d’un tel acte ne resteront pas impunis.