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Catégorie : Sante
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Ranmase : Le choléra, un mal de trop

L’ensemble des participants à l’émission Ranmase de ce samedi sont d’accord que la gestion calamiteuse de l’après 12 Janvier est en partie responsable du drame qui frappe pour le moment le pays avec cette épidémie de choléra qui fait rage dans les régions du bas-Artibonite et du bas-plateau central. Le plus critique de tous, le professeur André Lafontant Joseph déclare avoir longtemps alerté la collectivité et le pouvoir sur les risques de choléra mais, aucune disposition n’a été prise pour éviter que la maladie ne se déclare et aujourd’hui encore on ne sent aucune mobilisation de nature à circonscrire la maladie dans les régions infectées de manière à éviter sa propagation. Me Fritzo  Canton est lui d’avis que le pays est dirigé par des incompétents et des  corrompus qui osent encore se présenter devant la nation pour demander que le  règne de l’incompétence et de la malpropreté se perpétue (élection du 28 Novembre).

 Ranmase : Le choléra, un mal de trop

L’ensemble des participants à l’émission Ranmase de ce samedi sont d’accord que la gestion calamiteuse de l’après 12 Janvier est en partie responsable du drame qui frappe pour le moment le pays avec cette épidémie de choléra qui fait rage dans les régions du bas-Artibonite et du bas-plateau central. Le plus critique de tous, le professeur André Lafontant Joseph déclare avoir longtemps alerté la collectivité et le pouvoir sur les risques de choléra mais, aucune disposition n’a été prise pour éviter que la maladie ne se déclare et aujourd’hui encore on ne sent aucune mobilisation de nature à circonscrire la maladie dans les régions infectées de manière à éviter sa propagation. Me Fritzo  Canton est lui d’avis que le pays est dirigé par des incompétents et des  corrompus qui osent encore se présenter devant la nation pour demander que le  règne de l’incompétence et de la malpropreté se perpétue (élection du 28 Novembre)

« Je garde en mémoire les souvenirs des campagnes de fumigation sous le régime des Duvalier qui permettaient d’éliminer les germes et les vecteurs de  ces maladies de masse ; mais, aujourd’hui rien de tout cela n’existe et même les  produits consommés par la population ne sont pas supervisés et inspectés », déplore le juriste qui confie que le grand malheur du pays ce serait de laisser revenir au pouvoir cette même clique qui s’est assez servie de la détresse de la  population pour construire sa richesse.  L’ambassadeur Edwidge Lalanne qui dit  partager les observations des autres panélistes encourage les secteurs sains et  vitaux du pays à choisir la compétence, le sérieux et la vision moderne symbolisés par Mme Manigat.  M. Lalanne qui est membre du Collectif pour le  Renouveau Haïtien (COREH) dit observer que des équipes de l’INITE (la plateforme  politique au pouvoir) utilise des médicaments destinés aux malades du choléra  dans l’Artibonite pour faire du marchandage politique et obliger des gens à  adhérer au parti au pouvoir avant de les en procurer . Edwidge Lalanne estime  qu’il est  temps de mettre fin à cette parodie de pouvoir et « la population a  une chance d’y parvenir à travers le scrutin à venir ».

 

Dr Maryse Narcisse, médecin de formation,  a été elle plutôt technique en fournissant des conseils aux  habitants des zones touchées par la maladie. Elle a redit sur le plan politique  que Fanmi Lavalas, le parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide dont  elle est la représentante nationale (pendant toute l’absence de M. Aristide) ne  participera pas aux prochaines élections qu’elle a qualifiées par anticipation d’opération-sélection et dit aussi  respecter la position de ceux, à l’intérieur  du parti, qui ont choisi d’endosser un candidat et ils doivent savoir qu’ils le font à un titre personnel (référence aux René Civil, Jacques Mathélier, Paul  Raymond qui ont choisi Jean Henri Céant).  Le Dr Gabriel Thimothée,  le directeur-général du ministère de la Santé Publique était lui aussi intervenu  pour faire un état des lieux, établir le dernier bilan de la catastrophe et  informer la population des mesures adoptées dans le cadre de la campagne visant à diminuer la propagation de la maladie et le professeur Pierre Sauveur Etienne  depuis Montréal a insisté sur la « mafia » aux commandes en Haïti et la nécessité pour la société de s’en débarrasser au plus vite.