Le président Jocelerme Privert préside le dernier conseil des ministres pour l’année 2016. (Photo Facebook/présidence)

À environ deux mois du 7 février 2017, date constitutionnelle de passation de l’écharpe présidentielle à un nouveau président, le suspense continue. Lors du dernier conseil des ministres pour l’année 2016, au Palais national le mercredi 28 décembre 2016, Jocelerme Privert a franchi une étape décisive dans sa volonté de quitter le pouvoir, le 7 février 2017. Le départ du président provisoire de la République ne semble plus être l’objet de doute. Une étape décisive vient d’être franchie.

Selon toute vraisemblance, Jocelerme Privert n’est animé que par le désir de laisser le pouvoir. À cet effet, il invite le Premier ministre Enex Jean-Charles et ses ministres à assumer leurs responsabilités après son départ du pouvoir le 7 février 2017. « Sachez que vous resterez à vos postes jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement vous remplace».

Sans trop d’explication, le chef de l’État exhorte l’équipe gouvernementale à garder la même attitude dans le cadre de la gestion des fonds de l’État. Au regard de la détérioration des conditions socioéconomiques, M. Privert croit que la bataille pour la rationalisation des dépenses publiques doit être poursuivie. À ce titre, il encourage le gouvernement à faire une gestion saine des ressources de l’État et de mener à bien la barque nationale.

L’ancien sénateur des Nippes a trois rendez-vous immanquables pour le Nouvel An. Il a été sans équivoque. Le Premier ministre et lui ont trois grands rendez-vous à ne pas rater : le 1er janvier 2017, date de la célébration du 213e anniversaire de notre indépendance aux Gonaïves ; le jour des Aïeux le 2 janvier et le 9 du même mois, date consacrant l’ouverture de la première session ordinaire de l’année législative. À ce moment, souligne-t-il, le chef de la Primature aura à faire l’exposé du bilan de son gouvernement et il devra, pour sa part, exposer la situation générale du pays au Parlement.

La question électorale a été également au centre des débats. À ce stade, le président de la République s’est décerné un satisfecit. Il a fait savoir que l’équipe en place a pris toutes les mesures nécessaires en vue de contribuer au bon déroulement du processus. « Je me félicite que le gouvernement ait pris toutes les dispositions pour que les élections aient lieu dans de bonnes conditions », s’est-il réjoui.

De son côté, le Premier ministre, Enex Jean-Charles semble être prêt à prendre les rênes du pouvoir contrairement aux propos de ses détracteurs lui reprochant de garder un profil bas dans les dossiers jugés importants pour le pays. Il a fait remarquer que même après la publication des résultats définitifs de la présidentielle et des législatives partielles du 20 novembre, le gouvernement restera un gouvernement à part entière. Il se veut ainsi rassurant à l’égard de ses troupes. Tous les ministres, affirmet- il, doivent rester à leurs postes et remplir toutes les tâches qui y sont liées jusqu’à l’installation d’un nouveau gouvernement. Il a toutefois précisé que la gestion des affaires courantes ne débute qu’à partir de la démission du gouvernement présentée par le Premier ministre. Ce qui, insiste-t-il, aura lieu bien entendu dès l’installation d’un nouveau président de la République.

 

Si la date de la publication des résultats définitifs de la présidentielle prévue pour le 29 décembre 2016 est reportée au 3 janvier 2017, Jocelerme Privert semble s’être montré intransigeant quant à celle de son départ. Entre-temps, une crise postélectorale semble s’annoncer. Des partis politiques comme la Plateforme Pitit Dessalines, Fanmi Lavalas et Lapeh ont déjà contesté les résultats préliminaires de la présidentielle du 20 novembre 2016 et récusé les juges électoraux qui travaillaient le dossier des contestations.

 

 Reynold Aris

Source: Le National
 

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