De gauche à droite, le directeur des affaires juridiques du CEP, Me Samuel Pierre, le directeur exécutif du CEP, Uder Antoine, et le directeur général du Centre de tabulation des votes (CTV), Robenson Chérilus. / Photo : Ruben Chéry (Le National ).

La publication des résultats préliminaires fait place à la période contentieuse. Après les trois candidats à la présidence (Jude Célestin, Jean-Charles Moïse et Maryse Narcisse), c’est au tour des candidats aux législatives de formuler des contestations auprès des instances contentieuses du Conseil électoral provisoire (CEP).Hier jeudi, lors d’une conférence au CEP, le directeur des Affaires juridiques de l’Institution électorale, Me Samuel Pierre, a annoncé avoir reçu au niveau des différents Bureaux de contentieux électoraux départementaux (BCED) pas moins de 27 cas de contestation (à une heure de la fermeture du délai légal de contestation) dont 20 cas relatifs à la députation et 7 concernant les sénatoriales.

Alors que le BCED de l’Ouest I est en train de délibérer sur les trois cas de contestation relatifs à la présidentielle, les contestations des législatives ont été enregistrées au niveau des 11 Bureaux électoraux départementaux (BED). Pour ce qui a trait aux contestations de la présidentielle, le directeur des Affaires juridiques, Me Samuel Pierre a affirmé que les juges électoraux s’apprêtent à rendre leur verdict qui, probablement, sera connu ce vendredi 9 décembre 2016.

Pour les autres contestations dont les auditions pourraient avoir lieu au début de la nouvelle semaine, le directeur des Affaires juridiques a fait état de 27 cas. Dans l’Artibonite on a enregistré 7 cas dont 4 à la députation et 3 au Sénat, dans le Nord 6 cas relatifs à la députation sont enregistrés tandis qu’aucune contestation n’a été enregistrée pour le Nord-Est. Au niveau de l’Ouest, 5 cas ont été portés dont 4 à la députation et 1 au Sénat.

 Les départements du Sud-Est et de la Grande-Anse n’ont enregistré aucune contestation pour les sénatoriales, mais chacun a pu recueillir un cas concernant la députation. Les Nippes et le Nord-Ouest ont chacun reçu un cas de contestation pour les sénatoriales alors que le Sud a eu 4 cas de contestation avec 3 relatifs à la députation et un cas qui concerne les sénatoriales, a informé Me Samuel Pierre sans avoir donné de détails sur la personne des contestataires ainsi que les contestés.

Avec ce délai de contestation qui est arrivé à expiration jeudi (1 heure), certains candidats qui ne se sont pas portés contestataires, semblent avoir reconnu leur défaite. Ainsi, dans le Nord-Est où aucune contestation n’est enregistrée, Jean Baptiste Bien-Aimé aurait reconnu sa défaite et Wanique Pierre pourrait s’assurer définitivement de son siège au Sénat. Même cas de figure, pour les sénatoriales complémentaires où Guy Philippe, Sorel Jacinthe, Willot Joseph, Wilfrid Gélin, Dieudonne Luma Étienne et Nawoon Marcellus semblent avoir eu définitivement leur ticket pour le Grand-Corps. Car, la période de contestation a pris fin ce jeudi alors que leur élection n’est pas contestée. Joseph Lambert aussi dans le Sud-Est, son élection n’étant pas contestée, peut attendre tranquillement le deuxième lundi de janvier pour reprendre sa place au bicentenaire.

 Pour le tiers du Sénat, Theodore Saintilus et Ralph Fethière sont désormais à l’échauffement pour le second tour. Même cas de figure dans le Centre avec Abel Descollines et Rony Célestin ainsi que la Grand’Anse avec Riché Andris et Rigaud Bélizaire qui n’attendent que le coup d’envoi du CEP pour la deuxième manche. Les candidats arrivés en tête dans les départements de l’Artibonite, du Sud, des Nippes et du Nord-Ouest doivent espérer les verdicts qui sortiront des instances contentieuses pour savoir qui est définitivement qualifié pour la suite de la compétition électorale. Pour ce qui concerne les élections complémentaires relatives à la députation, il faut rappeler que 25 circonscriptions devaient élire leurs représentants à la chambre basse. Le CEP a publié des résultats pour 24 à l’exception de la circonscription des Roseaux.

 Au cours de cette conférence de presse à laquelle ont pris part le directeur exécutif du CEP, Uder Antoine, et le directeur général du Centre de tabulation des votes (CTV), Robenson Chérilus, d’autres précisions relatives au processus électoral ont été apportées. Uder Antoine a rappelé que deux communiqués pris, concernant les élections des collectivités territoriales invitant d’une part les candidats à enregistrer en ligne leurs mandataires et d’autre part, attirant l’attention des partis et regroupements politiques à procéder au remplacement d’un membre ou des membres dans un cartel (Casec, ASEC, DV) au cas où il y aurait des membres décédés ou ayant une incapacité physique ou mentale dûment constatée.

 De son côté, le directeur du Centre de tabulation, Robenson Chérilus, a fait état d’un ensemble de procèsverbaux (PV) arrivés très en retard au CTV. Ces PV au nombre de 165 concernent la présidentielle et les législatives et viennent de plusieurs départements dont l’Ouest. Suivant les règlements du CTV, ces PV sont classés sans suite, a précisé Monsieur Chérilus sans avoir fourni les raisons qui expliquent le retard de ces PV qui sont arrivés au centre le 3 décembre, cinq jours après la publication des résultats partiels de la présidentielle.

 

Noclès Débréus

Source: Le National
 

 

 

 

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