Nouvelle manifestation Lavalas (photo du Quotidien LE NATIONAL)

Fanmi Lavalas continue de protester contre les résultats des élections du 20 novembre plaçant en pole position, avec 55,67 % des voix, le candidat du Parti haïtien Tèt Kale (PHTK), Jovenel Moïse. Jeudi 1er décembre 2016, au cours nouvelle journée de protestation, des manifestants pro-lavalas s’en sont pris à la presse.
Comme au lendemain de la présidentielle du 25 octobre 2015, des partis politiques en lice pour ces compétitions contestent les résultats du Conseil électoral provisoire (CEP).

Ils s’autoproclament vainqueurs en se passant du décret électoral du 2 mars 2015. C’est le cas, par exemple, de Fanmi Lavalas. Les partisans de ce parti ont, une fois de plus, foulé le macadam le jeudi 1er décembre 2016, non sans violence, pour protester contre la publication des résultats préliminaires de ce scrutin.
 
Pour arriver à cette fin, un des membres de la commission de mobilisation de Fanmi Lavalas, Louis Gérald Gilles, a été formel. Ce « coup d’État électoral » ourdi par le secteur privé rétrograde ne passera pas. Les protestataires, affirme-t-il, ont investi la chaussée pour manifester leur ras-le-bol contre la démarche de ces réactionnaires. À son avis, ces derniers se sont engagés à violer le choix de la majorité populaire. Ils ont été toujours à l’origine de tous les coups d’État sanglants réalisés dans le pays. Aujourd’hui, ils se sont ligués pour administrer une pilule amère à la population en finançant ce « coup d’État électoral ». Une initiative qu’il qualifie de mort-née.

« Notre présence à travers les rues de Port-au-Prince vise à leur faire avaler leur pilule amère. Ils l’avaleront sans tergiversation. Cette mobilisation contribuera à rétablir la vérité concernant les marchandages réalisés peu de temps avant la publication des résultats préliminaires de la présidentielle du 20 novembre dernier ».

Au cours de cette nouvelle journée de manifestation, les manifestants pro- Lavalas se sont pris à deux journalistes de Radio Mélodie FM, propriété de l’actuel ministre de la Culture et de la Communication, Marc-Aurèle “Marcus” Garcia. Ils ont confondu ces travailleurs de la presse à ceux de Radio Métropole. Dans le cadre de leur mouvement, les partisans de Fanmi Lavalas ont, au cours d’une manifestation tenue le mercredi 30 novembre, ont cassé des pare-brise de plusieurs véhicules et occasionné plusieurs dégâts matériels. Contestation et mobilisation marchent de pair Fanmi Lavalas entend mener cette bataille, vraisemblablement interminable, sur l’angle juridique et politique. Par là, explique l’ancien sénateur, cette structure utilisera, d’une part, les voies légales tracées par le décret électoral du 2 mars 2015 en son article 175. Lequel article stipule : « Un candidat ou son mandataire peut contester, dans les soixantedouze heures qui suivent l’affichage des résultats, l’élection d’un autre candidat :

a) Si le vote, le dépouillement du scrutin ou la rédaction des procès-verbaux a été fait de façon irrégulière et non conforme au présent Décret ; b) Si des cas de fraudes électorales ont été documentés ».

D’autre part, poursuit Louis Gérald Gilles, on renforcera les mouvements de protestation sur toute l’étendue du territoire national. Donc, contestation rime avec mobilisation. Il s’est dit convaincu de l’échec de ce qu’il appelle le « coup d’État électoral ». Ce qui permettra d’obtenir les résultats escomptés dans le cadre du respect du vote de la majorité. Pour lui, ces deux aspects sont indissociables.

À la question de savoir si Fanmi Lavalas détient les moyens de sa politique, le candidat au Sénat pour le département de l’Ouest a été incisif. C’est le peuple haïtien qui, dit-il, est conscient de plus en plus de la détérioration de ses conditions socio-économiques. Devant ce constat, fait remarquer M. Gilles, il sait pertinemment qu’il ne peut pas faire marche arrière. « Nous avons les moyens de notre politique. Ils sont constitués de nos croyances et de nos convictions. Le peuple a ainsi opté pour changer l’ordre des choses en passant d’un État rapace instauré, entre autres, par les Boulos, les Apaid et Schérif Abdalah à celui d’un État de serviteurs », a-t-il conclu.

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Reynold Aris

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