Une manifestation violente de Fanmi Lavalas fait des casses à Delmas Une manifestation violente de Fanmi Lavalas fait des casses à Delmas (Photo de AlterPresse)

P-au-P, 1er déc. 2016 [AlterPresse] --- Une manifestation violente du parti politique Fanmi lavalas a fait des casses, dont des pare-brise de plusieurs véhicules brisés, et d’autres dégâts matériels, dans l’après-midi du mercredi 30 novembre 2016, à Delmas, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.

Un père de famille, qui n’a qu’un tap tap (véhicule de transport en commun) comme gagne-pain pournourrir quotidiennement sa famille, a pleuré à chaudes larmes devant le « spectacle » du pare-brise de son véhicule, brisé par les casseurs, rapporte un témoin .
Difficile, encore, dans la matinée du jeudi 1er décembre 2016, d’établir un bilan des victimes et des dégâts matériels, occasionnés par cette maniestation violente de Fanmi lavalas.

Les casses, au haut de Delmas, ont provoqué de la panique, dans la zone métroppolitaine de la capitale, particulièrement chez de nombreux parents qui craignaient d’éventuelles conséquences sur leurs enfants, en classe au moment des faits.

Depuis la soirée du mercredi 30 novembre 2016, dans les conversations dans les rues, c’est la consternation. Sentiments d’indignation, de colère et de révolte contre ce qui s’est passé, dont la violence ne pourra pas satisfaire les revendications de celles et ceux qui ont commandité ces actes.

La manifestation de Fanmi lavalas, qui entendait, ecore une fois, protester contre les résultats préliminaires de la présidentielle du 20 novembre 2016, proclamés le 28 novembre 2016 par le Conseil électoral provisoire, a été dispersée à coups de gaz lacrymogènes, le mercredi 30 novembre 2016, par la Police nationale d’Haïti (Pnh) au niveau de Delmas 48.

Les manifestants ont riposté en lançant des pierres en direction de la police. Ils ont cassé plusieurs pare-brise de véhicules qui circulaient dans la zone, provoquant une brusque panique ainsi qu’une atmosphère de tension, dans la capitale haïtienne.

Les images, choquantes, des casses de pare-brise ont été répercutées sur les réseaux sociaux, dès l’après-midi du mercredi 30 novembre 2016.

La Pnh n’a encore émis aucun communiqué sur les actes enregistrés, ni sur d’éventuelles arrestations de gens surpris en train de commettre des actes de violence.

Plusieurs semaines avant la publication des résultats préliminaires de la présidentielle, des partisans et sympathisants du parti politique ont commencé à manifester, dans les rues de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, pour dénoncer un « coup d’État électoral », qui serait en préparation pour les scrutins du dimanche 20 novembre 2016.

 

Le mouvement de protestations de Fanmi lavalas, dans les rues de Port-au-Prince, s’est intensifié après les résultats préliminaires officiels, publiés dans la soirée du lundi 28 novembre 2016 par le Cep.

La manifestation du 30 novembre 2016 a débuté devant les ruines (au centre-ville de Port-au-Prince) de l’église (catholique romaine) Saint-Jean Bosco (Ndlr : incendiée le 11 septembre 1988, par des bandits armés, alors appelés « brassards rouges »), avant de défiler, notamment, dans plusieurs quartiers populaires.

Les manifestants, qui comptaient se rendre au siège du Cep à Pétionville (municipalité à l’est de la capitale) a été dispersée, par la Pnh, au niveau de Delmas 48, à coups de gaz lacrymogènes et d’eau acidulée.

Les manifestants de Fanmi lavalas promettent de regagner les rues pour continuer de dénoncer, sous une forme plus violente, les résultats préliminaires de la présidentielle du 20 novembre 2016.

Jovenel Moïse (le poulain de l’ex-président Joseph Michel Martelly), candidat du Parti haïtien tèt kale (Phtk), se trouve en tête, de ces résultats préliminaires, avec 55.67% des voix, suivi de Jude Célestin, candidat de la Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne (Lapeh) avec 19% des voix.

Pendant que les candidats lésés à la présidentielle s’apprêteraient à faire valoir leurs contestations, le Conseil électoral a rappelé, le 30 novembre 2016, qu’ « aucun candidat n’est autorisé à s’autoproclamer vainqueur de la présidentielle », en l’absence de la publication des résultats définitifs officiels.

Cette mise en garde, en date du 30 novembre 2016, s’adresse à la population en général, aux partis, groupements politiques et candidats en particulier.

Les résultats du 28 novembre 2016 sont préliminaires, ils ne deviendront définitifs qu’après la période de contestation, dixit le Cep.

Depuis le soir de la proclamation des résultats, Jovenel Moïse n’hésite pas à prétendre être le « président élu ». Il a fait circuler dans les réseaux une bannière contenant sa photo et la légende « président élu ».

« Le Conseil reste et demeure l’unique organe, compétent à attester la victoire d’un candidat, par la proclamation officielle des résultats définitifs, ce, en vertu de l’article 188 du Décret électoral », souligne le Cep

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