Jeannot Jean , Jean Monard Metellus, Dr Deriviere, Renald Luberice, Rudy Heriveaux, Jean Danton Leger, Steven Irvenson Benoit, Jean Baptiste Bien Aime, Desras Simon Dieuseul

L’Ancien député  de Léogane qui n’est pas candidat à sa succession (parce que ne croyant pas trop à la tenue des élections cette année, réclamant même un gouvernement de Transition) a surpris grand monde en déclarant que Mme Sophia Martelly qui aurait, selon lui, fait usage de faux pour voter son mari lors des dernières présidentielles, serait déjà aux mains de la justice pour ce ‘’crime’’ s’il était commissaire du gouvernement aujourd’hui.

‘’Même quand l’on aurait accepté qu’elle soit redevenue haïtienne en remettant son passeport américain  à  l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince l’année dernière, comment a-t-elle pu se procurer en 2010, d’une carte d’Identification Nationale ‘’, s’est demandé Me Jean Danton Léger qui évoque d’autres difficultés pour la première dame dans son projet de devenir sénateur de la République. ‘’Elle est aussi ordonnatrice de dépenses à la COLFAM et la Cour des Comptes l’a dit très clairement ; donc, elle a besoin d’un certificat de décharge pour se faire inscrire à ces élections’’.

 Le sénateur Jean Baptiste Bien-Aimé semblait particulièrement motivé pour cette émission et était plus que déterminé à obtenir que Mme Martelly et Roudolphe Boulos (candidat au sénat du Nord-est) soient exclus du processus pour diverses causes dont la question de la nationalité américaine et la décharge pour la première. Jean Baptiste Bien-Aimé est même venu avec des copies des documents de voyage de l’ancien sénateur Boulos et le rapport de la Cour des Comptes sur la gestion de Mme Martelly à la tête de la Commission qui a indiqué que Mme Martelly n’avait signé aucun chèque mais qu’elle avait ordonné la signature de chèques de plusieurs millions de gourdes dont des achats de véhicules.

Le camp du pouvoir, particulièrement Roody Hériveaux qui s’est brouillé en plusieurs fois avec son ancien collègue au sénat le traitant de scorpion (qui s’autodétruit en croyant détruire le pouvoir Martelly) et avec le sénateur Steven Benoit  qu’il accuse de tomber au plus bas dans l’opinion publique, est monté au créneau pour défendre la première dame. Le nouveau directeur général du ministère des Affaires Sociales et celui qui est chargé des affaires internationales au cabinet du président Martelly (Rénald Lubérice) ont critiqué le travail de la Cour des Comptes le jugeant partial et très politique car, selon eux, Mme Sophia Martelly ne saurait être considérée comme comptable de deniers publics. Rénald Luberice s’en est aussi pris à Me Danton Léger qui avait suggéré qu’une équipe de transition soit mise en place dans le pays lui demandant ses références constitutionnelles et légales.

‘’A quel article de la Constitution traitant de la Transition vous faites référence’’, a-t-il demandé. Sans attendre la réponse de Me Léger, Steven Benoit est venu à la  charge pour répondre ‘’le même article qui avait permis à un ambassadeur américain de venir déclarer au palais national que Martelly était haïtien’’. L’ancien président du sénat, Desras Simon Dieuseul qui était arrivé un peu tard à l’émission est encore plus tranchant : ‘’Sophia Martelly est une citoyenne américaine et elle était comptable de deniers publics ; elle n’est donc pas apte à briguer des fonctions électives dans le pays ; d’ailleurs, je crois même que sa candidature au sénat est en fait un test ; on veut qu’elle se présente à la présidence et c’est ce qu’elle va faire si sa candidature est acceptée au sénat’’.

Fritz Jean-Louis, ministre chargé des questions électorales a fait tout ce qu’il pouvait pour ramener le débat sur le terrain électoral arguant que c’est aux juges électoraux qu’il va revenir la responsabilité de décider qui doit, oui ou non, participer aux élections. En tout début d’émission, Mme Mirlande H. Manigat qui était présente pour expliquer à l’opinion publique les raisons de son retrait de la course à la présidence à venir, avait indiqué au ministre Jean-Louis que son ministère n’avait aucune raison d’être et qu’il n’avait aucun texte ni de loi organique pouvant  justifier son existence. Jean Baptiste Bien-Aimé devait répondre pour indiquer que c’était pour le président Martelly un moyen de  contrôler les élections comme cela se faisait avec un ministère de l’Intérieur autrefois. 

Aidé de l’ancien ministre Hériveaux, Fritz Jean-Louis a essayé d’expliquer son rôle et sa mission sans vraiment convaincre Mme Manigat qui est d’ailleurs partie en critiquant le vacarme provoqué à l’émission par les échauffourées intempestives entre Hériveaux et Bien-Aimé ; bien entendu, il était prévu qu’elle ne resterait pas pour tout le show. Steven Benoit qui avait passé la nuit du vendredi soir au BCEN a déploré le fait que les avocats de Mme Martelly n’aient voulu faire le dépôt des pièces de Mme Martelly, voyant dans cette attitude une intention de cacher des choses importantes au bureau du contentieux électoral national et à la nation. ‘’Comme la CIN de Mme Martelly, reprend le sénateur Bien-Aimé, car, celle-ci va prouver qu’elle avait existé bien avant la soi-disant remise de passeport américain de la première dame et donc, une preuve en plus de la culpabilité de faux et d’usage de faux de celle-ci’’.

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