Jean Monard Metellus, Himmler Rebu, Hugues Celestin, Claude Beauboeuf, Ronald Saint- Jean, Guy Dore, Charles Henri Backer, Jeannot Jean

L’ancien colonel des FADH était sur tous les fronts samedi dernier, à  Ranmase, pour défendre son pouvoir, celui de Martelly, agissant avec même plus de zèle que lorsqu’il était ministre des Sports de cette même Administration.  On aurait même pu penser que son attitude est feinte pour bien montrer qu’il ne se laisse traverser par aucune rancœur ou rancune sur la façon dont il était déposé au moment où son ‘’ami’’ (Evans Paul)  prenait charge à la primature.  Lui qui avait pourtant dénoncé, dans une lettre ouverte, une manipulation sortie du palais national, pour perturber sa sortie (la passation avec le nouveau ministre Jimmy Albert), question de le ‘’détruire’’ en tant que personne.

Mais, la gentillesse et la tolérance du colonel ont des limites ; n’allez surtout pas croire qu’il serait porté à tout défendre, même l’indéfendable. Parlez-lui d’élections pour cette année 2015, avec les belles espérances du transfuge de la Fusion (Marc-Fel Morquette) converti en bon défenseur de ce régime, Himmler Rebu vous dira qu’il n’en croit pas un mot. Et sur le forum d’Etat de Oasis avec la présence de 500 invités vendredi dernier, le dirigeant du GREH croit encore que ce n’est pas sérieux de projeter cette image à la face du monde. ‘’On a obtenu aucun résultat et de toute façon, qu’est-ce que le pouvoir aurait-il pu obtenir dans de telles conditions’’, s’est lamenté M. Rebu. Charles Henri Baker était encore plus amer sur le rassemblement de Oasis. Le dirigeant de Respe dit qu’il s’attendait déjà au fiasco et c’est pour cela qu’il ne s’est pas personnellement présenté.

‘’Chalito’’ Baker est venu à l’émission avec sa proposition (très censée, disons-le carrément) pour résoudre le problème à  la base du forum, à savoir la réduction des partis et regroupements appelés à prendre part aux prochaines compétitions électorales. Dans ce texte, l’ancien candidat malheureux aux   présidentielles préconise que chaque parti ou candidat (indépendant) briguant un poste devra fournir au CEP une liste de potentiels électeurs totalisant au moins 2% de l’électorat visé (National pour le président, départemental pour le sénateur, communal pour le maire et par circonscription pour le député, par exemple). A titre d’exemple et pour bien montrer le signal (même si c’est à titre personnel), Charles Henri Baker part à la recherche de 300.000 signatures pour sa candidature.

‘’Si je n’obtiens pas ces signatures, je ne serai pas candidat à la présidence cette fois’’, a-t-il martelé. Hugue Célestin, l’ancien député de Limonade/Quartier Morin doute sérieusement de la tenue des élections cette année et il en veut pour preuve le forum de vendredi qui semble, selon lui, destiner à préparer les esprits pour ce qui parait inévitable. ‘’Comment peuvent-ils espérer réduire le nombre de partis avec des procédés aussi expéditifs et dilatoires’’, se demande le responsable de ESKANP qui fait remarquer que les regroupements et les alliances se font généralement sur la base de convictions idéologiques et autres sensibilités qu’on n’obtient pas dans un show médiatique en une journée. Sur cette affaire d’alliance, les deux représentants du pouvoir au panel  ne se sont pas retrouvés.

Alors que Marc-Fel Maorquette essaie de vendre son ‘’poulain’’ Evans Paul pour son esprit d’ouverture et sa qualité de démocrate  avec cette idée de Forum qu’il est venu pour ‘’sauver’’ le processus  électoral, Doré Guichard estime que le projet est anti-démocratique car, on ne peut contraindre un citoyen ou un groupe à se fédérer  car, c’est son feeling personnel qui doit en toute circonstance prévaloir. Néanmoins, le représentant du palais national a essayé de dédouaner le pouvoir sur la prolifération des partis politiques ces dernières années arguant que la nouvelle loi sur les partis politiques qui ne fait aucune exigence sur les nombres d’adhérents   avait fait l’objet d’objection de la part de l’exécutif mais, la société et la presse en général avaient fait une levée de bouclier pour obliger le chef de l’Etat à le publier telle quelle était votée.

Le modérateur (Jean Monard Metellus) a rappelé à M. Guichard que l’objection du pouvoir  ne concernait pas l’exigence du nombre de membres   et que bien au contraire, ce désordre a profité à l’équipe en place qui en a profité pour monter plusieurs partis bidons à la base du chaos aujourd’hui. Ronald St Jean que l’on pourrait qualifier d’homme de dossier est venu avec un texte de la présidence sur la même loi évoquée par Doré Guichard pour bien montrer que celui-ci mentait en faisant dire à Martelly ce qu’il n’avait en réalité pas dit lors du débat sur le vote de cette loi.  L’économiste Claude Beauboeuf, membre du directoire de la plateforme Justice a dit avoir rejeté à l’avance le forum de vendredi dernier car, d’après lui, le pouvoir qui est parti du problème (avec la multitude de partis satellites de Tet Kale) était inapte à prendre l’initiative d’organiser un tel rassemblement.  

Sur la question de la décharge à octroyer aux anciens grands commis de l’Etat, Himmler Rebu qui est lui-même concerné voit déjà venir le scandale si ce dossier est mal traité (il veut en fait dire si un décret présidentiel est sorti sur la question). Charles Henri Baker est sans équivoque lui-même, les concernés devront attendre 2020 s’ils veulent briguer un poste électif : ‘’Comment octroyer décharge aux anciens ministres et premier ministres de cette administration qui a fait tant de torts au pays ; les  4 ans de Martelly peuvent se résumer en deux mots, dit-il, gargote et radote ’’.

Claude Beauboeuf est du même avis ; c’est la loi qui doit trancher ; le parlement n’est pas là, alors point de décharge. Hugue Celestin, pourtant d’ordinaire si radical, nuance un peu sa position en indiquant que ceux qui étaient en poste avant cette Administration et qui ont longtemps produit leur demande de décharge ne peuvent être pénalisés mais, précise-t-il, en toute circonstance, cela doit faire l’objet d’un avis favorable de la Cour des Comptes (quitus).  Ronald St-Jean partage cet avis et rejette tout comme presque l’ensemble du panel l’idée d’un décret présidentiel pour sanctionner la question. Doré Guichard fait lui-même référence aux précédents sous Préval  ou la même question était posée et indique qu’on ne peut pas pénaliser un citoyen qui n’a en fait rien à voir avec le dysfonctionnement d’une institution (parlement).  

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