La bataille pour le contrôle des deux bureaux au Parlement prend de plus en plus de l’intensité à l’approche du deuxième mardi du mois de janvier. Au Sénat comme à la chambre basse, les candidats croisent le fer. Les campagnes s’activent. Certains blocs sont déjà en retraite. La séduction des groupes bat son plein. Les parlementaires sont chauffés à blanc.

La bataille pour le contrôle des deux bureaux au Parlement prend de plus en plus de l’intensité à l’approche du deuxième mardi du mois de janvier. Au Sénat comme à la chambre basse, les candidats croisent le fer. Les campagnes s’activent. Certains blocs sont déjà en retraite. La séduction des groupes bat son plein. Les parlementaires sont chauffés à blanc.

A la chambre basse, le bloc majoritaire fourbit ses armes. Les Parlementaires pour la Stabilité et le Progrès (PSP) comptent imposer leur choix comme c’était déjà le cas, il y a tout juste un an. Ces députés proches du pouvoir à qui on avait reproché leur inélégance d’avoir accaparé tous les postes au bureau semblent encore être prêts à récidiver le coup. Sauf coup de théâtre, le député de Petit-Goâve, Stevenson Jacques Thimoléon, candidat désigné du bloc majoritaire, sera élu président de la chambre basse ce mardi 14 janvier. Il a eu le dessus sur le député de Saint-Marc, Altes Toussaint, qui sera lui-même plébiscité comme président du bloc majoritaire. Les députés du PSP auraient reçu l’ordre formel du président Joseph Michel Martelly de voter pour le député Thimoléon lors d’une retraite tenue le week-end écoulé dans un hôtel très huppé sur la côte des Arcadins. 

Le député de Petit-Goâve aura sans doute comme concurrent le président sortant de ce bureau Jean Tholbert Alexis qui a annoncé sa candidature à sa propre réélection. Stevenson Jacques Thimoléon, qui avait perdu les primaires face à Jean Tholbert Alexis l’année dernière, aura la chance de prouver sa capacité de leadership qui est toujours mis en doute par ses pairs. Ce dernier, lui-même, surfe sur des alliés au sein de chaque bloc surtout dans les deux blocs minoritaires. Des dissidents du PSP peuvent le rejoindre en toute dernière minute selon ses proches. Toutefois, sa réélection s’annonce déjà très difficile vu sa position face à l’administration Martelly et ses différends avec certaines autorités du pouvoir.

Desras pour un troisième mandat ?

Au Sénat, la bataille semble être encore plus corsée. Les candidats pour la présidence du Grand Corps mènent activement campagne. Quatre candidats sont clairement déclarés. Ils sont pour la plupart de tendance différente. Le candidat du pouvoir, Wencesclas Lambert lustre ses pions depuis des mois et essaie de s’attirer, au fil des jours, plus de chance. A chaque élection pour le renouvellement du bureau, il annonce sa candidature mais désiste souvent quelques jours avant. Cette fois, il est sur de ses intentions et ne veut pas quitter le Sénat sans avoir été au timon des affaires. <br><br>

Le premier sénateur des Nippes est un autre candidat déclaré. En 2012, Jocelerme Privert, membre du groupe des 16 à l’époque tout comme Simon Dieuseul Desras, avait désisté au profit de l’actuel président du Grand Corps. Cette année, il veut aller jusqu’au bout de ses rêves. L’actuel président de la commission Economie et Finance du Sénat ne veut pas lâcher du lest. L’autre prétendant au fauteuil serait le premier sénateur de l’Artibonite François Annick Joseph. Le candidat malheureux en 2012 en face du numéro un de l’Assemblée nationale veut encore tenter sa chance pour une deuxième fois. Depuis ces deux derniers mois, il essaie de sensibiliser quelques sénateurs membres de son parti et alliés sur le bien fondé de sa candidature. Mais, l’actuel vice-président du Sénat et membre du même parti que l’ancien prête est aussi tente par le fauteuil. Andris Riché ne dit pas encore son dernier mot. Rien n’est encore sur pas avant le mardi 14 janvier prochain. 

L’autre candidat fort de ces élections qui s’annoncent très passionnantes est l’actuel président du Sénat. Simon Dieuseul Desras qui est déjà à son deuxième mandat dit ne pas vouloir abandonner le navire en pleine tempête. Il exhibe son combat face à la velléité du président Martelly de dissoudre le parlement comme principal atout pour sa réélection. Il laisse croire dur comme fer que l’existence du Sénat après le deuxième lundi de janvier est due en partie à sa détermination de travailler pour l’indépendance des trois pouvoirs. Le président du Senat qui croit déjà en la réélection du bureau (Andris Riché, Steven Benoit, Joseph Joel John et Carlos Lebon) dit vouloir tout mettre en œuvre pour rehausser l’image du Sénat et garder le climat serein qui y règne encore.

Le mardi qui suit la réouverture des activités au Parlement est consacré aux élections pour le renouvellement des bureaux. Chaque année les blocs s’affrontent depuis la fin de la deuxième session ordinaire pour renforcer leur chance de gagner ces élections. Tant à la chambre basse qu’au Senat, le suspense est déjà de taille.

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