Michel William (Photo de Wilner St-Val)La crise haitiano-dominicaine née de la décision de la Cour Constitutionnelle de mettre en situation d`apatridie des centaines de milliers de compatriotes de plusieurs générations a dominé  les débats au panel de Ranmase d`hier samedi sur Caraïbes FM.  Soutien des premières heures du président Martelly, l`agronome William Michel n`a pourtant pu s`empêcher de prendre ses distances par rapport à la commission mixte récemment créée à Caracas (Vénézuéla) entre les deux chefs de l`État de l`Ile sous les auspices du président Maduro. 

 

Michel William (Photo de Wilner St-Val)La crise haitiano-dominicaine née de la décision de la Cour Constitutionnelle de mettre en situation d`apatridie des centaines de milliers de compatriotes de plusieurs générations a dominé  les débats au panel de Ranmase d`hier samedi sur Caraïbes FM.  Soutien des premières heures du président Martelly, l`agronome William Michel n`a pourtant pu s`empêcher de prendre ses distances par rapport à la commission mixte récemment créée à Caracas (Vénézuéla) entre les deux chefs de l`État de l`Ile sous les auspices du président Maduro.  

 

``Le président Martelly qui est sans doute de bonne foi mais, mal conseillé ou mal inspiré en acceptant l`idée de cette commission doit éviter de devenir le Sténio Vincent des dominicains en 2014``, a dit M. William qui fait allusion à la situation d`un ancien chef de l`État qui avait favorisé sans le vouloir le massacre de Trujilio en 1937 par son comportement  soumis et ``bon enfant``. L`opposition représentée à ce panel par l`ex sénateur Turneb Delpe, l`ancien député Evans Beaubrun et le sénateur Moyse Jn Charles ont essayé de capitaliser sur ce fait pour chambrer William Michel, lui qui n`avait jamais raté une occasion pour prendre la défense du chef de l`Exécutif. Beau joueur, ce dernier s`est fendu d`une vieille maxime : `Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous sommes``.

Turneb Delpe n`en revient pas avec cette idée d`une commission haïtiano-dominicaine accouchée à Caracas : ``Ceci est une honte;  l`outrecuidance de Martelly et ses faiblesses en matière de diplomatie vont obliger l`International à observer à distance cette crise alors qu`il avait déjà commencé à acculer la République dominicaine``, regrette le dirigeant du MOPOD (regroupement de l`Opposition). Le Dr Evans Beaubrun croit lui-même que cette indifférence du président Martelly n`est pas le fruit du hasard.

``N`est-ce pas lui déjà, pendant la campagne électorale, qui avait émis l`idée de l`Unification de l`Ile``, se demande indigné le secrétaire général adjoint du RDNP qui confie que Martelly n`est pas à la hauteur de sa tâche ``sinon, comment comprendre qu`il ait accepté cette commission alors qu`une Commission Permanente traitant de ces problèmes (Commerce, Migration sur la Frontière,  Environnement) existe déjà, conclut l`ancien parlementaire.

Le sénateur Moyse Jn Charles révèle lui-même que la crise est partie d`une volonté raciste et politique du PLD au pouvoir  en territoire voisin d`éliminer sur les listes électorales 250.000 électeurs potentiels d`origine haïtienne qui traditionnellement votent pour le parti d`en face (PRD du feu Pena Gomez) et ainsi s`assurer que les noirs n`aient aucune chance d`accéder un jour au pouvoir en RD. Le bouillant parlementaire souligne aussi un fait non indéniable à ses yeux le silence, selon lui, complice du président Martelly dans cette affaire. ``Il ne dira pas un mot car, il n`a pas la hauteur nécessaire pour regarder les dominicains dans les yeux après avoir empoché leur argent durant la campagne et peut-être même au-delà``.

Fednel Monchery de Repons Paysan, en voulant prendre la défense de son président dans cette affaire de ``pots de vin``, a indiqué que dans tous les pays, des candidats reçoivent des donations pour leur campagne électorale.  Les trois représentants de l`opposition au panel se sont vite emparés de cette question pour souligner à l`attention de M. Monchery que ce fait est un grand crime dans des pays comme les États-Unis où il est formellement interdit de recevoir de l`argent d`un gouvernement étranger dans le cadre du financement d`une campagne électorale.  Le révérend Guy Roméus de l`UCADE  soutient lui-même, tout comme son collègue Monchery et à un degré moindre l`agronome William Michel, que le problème est d`abord une crise dominicano-dominicaine pour autant que les victimes sont des dominicains à qui l`on veut enlever leur nationalité.

``Ils sont haïtiens des qu`ils obtiennent prix, honneur ou toute reconnaissance internationale``, contre-attaquent les représentants de l`opposition avec un Moyse Jn Charles qui promet que la mobilisation pour le départ anticipé de Martelly va reprendre pour la plus belle à partir de Janvier de l`année prochaine.   Mais avant, Delpe et Beaubrun avaient voulu laver quelques linges sales avec Moyse qui aurait fait preuve de trop d`anticipation ou de précipitation dans le cadre de la mobilisation où il annonce de grandes décisions comme la marche devant l`ambassade américaine sans consulter les autres partenaires du MOPOD.

Guy Romeus,Fednel Monchery, Moyse Jean Charles, tunep Delpe (photo de Wilner StVal)          

 

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