L'ancien président de la Chambre basse est émerveillé devant le style direct et profond du président de l'Assemblée Nationale dans son allocution à l'occasion de l'ouverture de la session extraordinaire convoquée par le président de la République hier vendredi. Levaillant Louis-Jeune estime que Desras Simon Dieuseul a réparé les bévues du chef de l'Etat qui s'était comporté en chef de bande en offrant un discours de provocation et de confrontation à l'occasion du 210e anniversaire de la bataille de Vertières le 18 Novembre dernier.

 

L'ancien président de la Chambre basse est émerveillé devant le style direct et profond du président de l'Assemblée Nationale dans son allocution à l'occasion de l'ouverture de la session extraordinaire convoquée par le président de la République hier vendredi. Levaillant Louis-Jeune estime que Desras Simon Dieuseul a réparé les bévues du chef de l'Etat qui s'était comporté en chef de bande en offrant un discours de provocation et de confrontation à l'occasion du 210e anniversaire de la bataille de Vertières le 18 Novembre dernier.

 

L'ancien colonel Himmler Rébu est lui aussi tombé sous le charme de ce discours d'une belle facture intellectuelle, signale t-il. "Avant même d'entrer dans le fond du discours pour se positionner par rapport aux points soulevés par le président Desras, il convient de noter sur la forme que le ton est doux et entrainant et que le discours nous envoûte à un point tel qu'on aurait même pas envie de soulever des désaccords sur le fond", a dit l'ex officier des FAD'H qui est perplexe par rapport à la résurgence de la mouvance lavalas et du peu de réactions d'un président Martelly visiblement dépassé par les événements.

"J'avais mis le pouvoir en garde contre cette éventualité et voilà qu'aujourd'hui, je suis malheureusement sur le point d'avoir raison; la 3e année de mandat du pouvoir Tet Kale est très hypothétique mais, je n'ai pas encore la certitude que Martelly va "tomber" mais, cela peut venir", a averti le colonel Himmler Rébu qui invite le locataire du palais national à agir vite s'il veut sauver sa présidence. "Trop tard", répond Levaillant Louis-Jeune qui estime qu'on ne peut pas demander au président Martelly ce qu'il n'a pas.

"Si l'on se met à énumérer les dérives  de ce pouvoir on pourrait même s'étonner qu'il soit encore là et avec cette vague de protestation grandissante dans le pays, on voit mal comment il pourrait survivre politiquement". Le Dr George Michel, supporteur des premières heures de ce régime et qui a été vite "largué" par le président Martelly, il ne lui tient pourtant pas rigueur; il croit même que les portes des discussions avec le chef de l'Etat ne doivent pas être fermées.

"Martelly doit etre sous pression pour les 2 ans qui lui restent mais, je suis d'avis qu'il termine son mandat", a dit l'historien qui croit néanmoins que l'équipe au pouvoir ne doit pas continuer à insulter l'intelligence des gens en parlant de l'Etat de droit car, il y a longtemps que cet "E" est banni des grands objectifs du régime. Le sénateur Edwin (Edo) Zenny, depuis son Sud'est (au téléphone) a réagi par une autre lecture sur l'analyse du discours du président Desras vendredi au parlement. Il croit que cette intervention ne favorise pas le dialogue prôné par le chef de l'Etat; au contraire, il radicalise les positions et rend encore plus hypothétique la possibilité que les acteurs s'asseyent pour essayer de trouver une solution à l'impasse actuelle.

Depuis les USA, le grand conseiller du président Martelly, Joseph Lambert est revenu sur le sujet à la mode (les fils de Dessalines qui sont allés voir ceux de Pétion). "Dommage que l'on veuille déterrer les vieux démons pour attiser la lutte des classes", dit l'ancien sénateur qui se rappelle que ce discours était en vogue sous la présidence de Jn Bertrand Aristide. Le colonel Rébu est d'accord avec cette approche et l'historien George Michel souligne cependant que Pétion ne saurait être l'égal de Dessalines qui est unique dans notre histoire et est considéré à juste titre comme le fondateur de la patrie à la différence de Pétion qui est arrivé au pouvoir par un accident de l'histoire. George Michel est d'accord pour que les fils des deux hommes se rencontrent pour l'unité nationale et non dans un esprit de revanche. Levaillant Louis-Jeune n'est d'accord avec Lambert et Rébu qui cherchent à occulter une réalité bien présente dans notre vécu quotidien.

"Personne ne peut dire aujourd'hui qu'avec ce pouvoir il n'y a pas une petite minorité au teint clair qui exploite tous les espaces de pouvoir pour compliquer l'existence des plus pauvres; c'est une réalité et ce n'est pas en la niant que nous allons résoudre le problème". Tour à tour, Me Kedlair Augustin, porte-parole du premier ministre, sénateur Moyse Jn Charles (pour répondre au colonel Rébu) et Me Newton St-Juste (pour s'étonner devant la nouvelle position du sénateur Zenny sur la question de couleur, lui qui avait selon, selon le juriste, traité un juge de paix de Jacmel de petit nègre) étaient au téléphone pour apporter leur contribution à la grande messe du samedi matin sur Caraibes FM.Haiti/banditisme

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