On a rarement vu le porte-parole du premier ministre éprouver autant de difficultés à convaincre son monde; pire Me Augustin était visiblement mal à l'aise pour défendre l'argument soutenu par l'équipe gouvernementale sur l'utilisation de cette assistance accordée par cette nation sud-américaine au pays. Il s'est éternisé à expliquer que les sénateurs qui avaient indiqué qu'il s'agissait d'un dédommagement pour le jeune Johny Jean violé par les casques bleus uruguayens avaient menti (il fait référence au sénateur Polycarpe en particulier, pas présent à Ranmase)  pour ensuite s'en prendre au sénateur Steven Benoit qui avait parlé de détournement de fonds.

On a rarement vu le porte-parole du premier ministre éprouver autant de difficultés à convaincre son monde; pire Me Augustin était visiblement mal à l'aise pour défendre l'argument soutenu par l'équipe gouvernementale sur l'utilisation de cette assistance accordée par cette nation sud-américaine au pays. Il s'est éternisé à expliquer que les sénateurs qui avaient indiqué qu'il s'agissait d'un dédommagement pour le jeune Johny Jean violé par les casques bleus uruguayens avaient menti (il fait référence au sénateur Polycarpe en particulier, pas présent à Ranmase)  pour ensuite s'en prendre au sénateur Steven Benoit qui avait parlé de détournement de fonds.

 "Faux, dit-il, il aurait fallu que l'argent ait été inséré dans le budget et qu'il ait eu une utilisation autre que celle pour lequel il avait été voté ou destiné". Pressé par Me Danton Léger, le sénateur Benoit et le modérateur de "qualifier l'infraction" (le désordre du ministre des Affaires Étrangères et du premier ministre qui ont pris sur eux-mêmes de "dispatcher" l'argent sans l'insérer dans le trésor public), Me Kedlair Augustin a parlé de don inconditionnel de l'Uruguay qui n'avait pas précisé le domaine dans lequel l'argent devait être investi et donc, le gouvernement pouvait en disposer à sa guise.

Cette intervention du porte-parole de la primature a provoqué la colère de l'ancien député Hugues Célestin qui a dénoncé un vol caractérisé de « l'équipe bandit légal » au pouvoir et l'ancien parlementaire s'en est pris à ses collègues de l'opposition (Me Danton Léger et Steven Benoit) qui avait conseillé plus tôt à Me Augustin de reconnaitre l'erreur de son gouvernement pour obtenir la clémence du peuple. "Je suis indigné d'entendre que ces messieurs peuvent s'en tirer avec une simple excuse alors qu'il s'agissait de l'argent d'un peuple qui ne peut manger à sa faim ni envoyer ses enfants à l'école" a dit le treès bouillant Hugues Célestin. Mario Dupuy et le porte-parole de la présidence, Lucien Jura avaient essayé très timidement de soutenir l'argumentaire de Me Kedlair Augustin mais, la tonnerre des protestations de Hugues Célestin les a quelque peu déstabilisés.

Sur la manifestation de l'opposition jeudi dernier à Port-au-Prince qui avait réuni plusieurs milliers d'individus, Steven Benoit tout en se disant solidaire des protestataires pour les dérives de l'équipe en place, a dit déplorer les préjugés de couleur qui ont refait surface avec le slogan "Dessalines va monter voir Pétion". Il encourage aussi le pouvoir à ne pas tomber dans le piège de payer des mercenaires pour empêcher à la population de manifester sa colère et ses frustrations comme c'était le cas cette semaine. Mario Dupuy a profité de cette aubaine pour dénoncer des politiciens avides de pouvoir qui font déterrer les vieux démons des préjugés de couleur pour "monter" le peuple contre le pouvoir.

"C'est un faux problème, dit-il, le débat aujourd'hui devrait consister en une lutte pour une répartition équitable des richesses du pays", a dit Mario Dupuy à qui, cependant, le modérateur a rappelé que, sous l'Administration lavalas, la question de couleur était agitée pour stigmatiser la bourgeoisie mulâtre qui avait pris les rues pour demander le départ du président Aristide et l'actuel conseiller du président Martelly qui était membre de l'équipe Lavalas  ne l'avait pas dénoncée. Le député Danton Léger ne partage pas l'opinion de Steven Benoit et Mario Dupuy et estime que cette question de couleur a traversé toute notre histoire et elle est plus présente que jamais dans la pratique de ce pouvoir. Hugues Célestin va même plus loin pour indiquer que les représentants du pouvoir qui sont autour de la table (Me Augustin, Lucien Jura et Mario Dupuy) sont utilisés pour faire le sale boulot alors que les "petits rouges" (les gens au teint clair) qui gravitent autour du pouvoir réalisent leur beurre sur le dos du malheureux peuple. M. Célestin va faire bondir l'autre camp quand il affirme que le pouvoir avait procédé à une vague de révocation au palais et elle concernait uniquement des individus noirs pour y faire rentrer les petits mulâtres de Pétion Ville.

Lucien Jura s'est dit scandalisé par de tels propos car, lui qui travaille au palais n'a jamais été mis au courant d'une telle discrimination. Revenant sur la manifestation de l'opposition, le porte-parole de la présidence a déclaré ne pas comprendre les motivations des manifestants qui s'accrochent à l'idée de "deboulonnen" un pouvoir qui est venu avec différents programmes sociaux pour satisfaire ses revendications. 

Le mot de la fin revenait à Guyler Cius Delva passé à l'émission pour annoncer à la nation qu'il n'est plus conseiller en Communication du président de la République tout en restant très solidaire de M. Martelly dont il supporte les projets et programmes de changement. "Je vais reprendre mes activités de journaliste et le travail au sein de la commission pour obtenir justice en faveur de Jean Dominique et de Brignol Lindor" a-t-il dit. Toutefois, M. Delva n'a apparemment pas l'intention de remettre le véhicule officiel qui est en sa possession.

Infohaiti.net Tous Droits Reservés | cmosaique@aol.com (508) 498-0200 | midy2midy@aol.com (617) 470-1912 | Login

Site conçu et dessiné par : Yves Cajuste (Haitian Media Network)