Samuel Madistin (Photo de Wilner St-Val)Par analogie aux expressions "Magistrature assise et magistrature debout", le juriste qui, décidément, ne porte pas le président du Conseil Supérieur dans son coeur, a inventé un autre terme "Magistrature couchée" pour parler de celui-la qui se signale, selon lui, par un comportement avilissant pour son rôle et sa responsabilité à la tête de cette institution qui aurait du être le symbole de l'indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir politique.

 

Samuel Madistin (Photo de Wilner St-Val)Par analogie aux expressions "Magistrature assise et magistrature debout", le juriste qui, décidément, ne porte pas le président du Conseil Supérieur dans son coeur, a inventé un autre terme "Magistrature couchée" pour parler de celui-la qui se signale, selon lui, par un comportement avilissant pour son rôle et sa responsabilité à la tête de cette institution qui aurait du être le symbole de l'indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir politique.

 

Très acide et très mordant à cette émission de Ranmase où il s'est signalé par sa fougue, sa compétence, la maitrise de ses dossiers et aussi sa propension à intimider les adversaires, Me Samuel Madistin a démontré, avec un luxe de détails, que l'intervention des parlementaires pour évacuer  Me André Michel mercredi dernier était salvatrice en ce sens qu'elle a permis de restaurer l'autorité de la constitution.

 A l'ancien sénateur Youri Latortue, le porte-parole du premier ministre Kedlair Augustin et au député Abel Descollines qui répétaient en choeur que l'immixtion des parlementaires dans une affaire qui relevait de la justice trahissait l'indépendance des trois pouvoirs et constituait un acte sans précédent dans l'histoire des relations entre le judiciaire et le législatif, Me Gervais Charles, ancien bâtonnier de l'Ordre des Avocats de PauP, indiquait qu'il s'agit d'arguties sans fondement des représentants de l'exécutif qui cherchent un alibi à un acte scandaleux et révoltant que constitue l'arrestation illégale de Me André Michel.

"Ils soutiennent que les parlementaires ont pris de force le prévenu qui attendait d'être entendu au parquet alors qu'en réalité, le concerné a déjà été libéré par le commissaire du gouvernement et se trouvait au bâtonnat au moment de l'arrivée des sénateurs Bien-Aimé et Polycarpe et le député Arnel Bélizaire". Samuel Madistin a renchéri en indiquant que le mandat d'amener du juge Lamarre Bélizaire ne pouvait pas etre exécuté puisqu'il tombait de lui-même dès le moment que les avocats de Me Michel avaient récusé le juge. Youri Latortue a contre-attaqué en indiquant que le juge instructeur ne peut être récusé mais, Me Madistin a eu gain de cause quand il a cité un arrêt de la Cour de Cassation traitant justement de ce cas. régime joue à l'hypocrisie dans cette affaire car, en réalité, Me André Michel était un colis encombrant pour le pouvoir (à cause de la forme de son arrestation et des motifs politiques l'entourant) et l'intervention des parlementaires était du pain béni pour l'exécutif acculé de toute part.

"Youri Latortue a fait la fête après cette liberation", ironise le représentant de Dame-Marie à la 49e législature sous les yeux moqueurs du conseiller spécial  du président de la République. Aux représentants du pouvoir qui se demêlaient pour trouver des argumentations juridiques justifiant la décision du président Martelly de ne pas donner suite à la demande du sénat de sortir l'arrêté pour nommer et installer les 10 juges de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, le Dr Jean Enold Buteau les a invités à se rappeler que même au plus fort de la dictature, les actes des dirigeants étaient faits sous une couverture légale et pourtant les droits des citoyens étaient bâillonnés.

"Attention à ne pas vous faire complices de ces situations que vous pouvez regretter plus tard", a averti le dirigeant de AKAO. Anthonal Mortime de POHDH qui a suivi les exposés des dirigeants de l'opposition en est arrivé à la conclusion que l'Administration Martelly-Lamothe ne se soucie guerre de l'intérêt collectif et du bien-être commun mais, préfère passer son temps à fomenter des complots sur d'honnêtes citoyens comme Me André Michel impliqué dans une affaire qu'on a déterrée (3 ans) et pour laquelle il n'était qu'avocat.

L'ex-sénateur Latortue s'en est pris au dirigeant des droits humains qui confondrait son rôle avec celui de l'opposition en se lançant dans des critiques acerbes à l'encontre du pouvoir. Me Kedlair Augustin tout en assumant les fautes de la primature dans cette affaire de correspondance adressée par erreur au sénat, ce qui a suscité une vague de protestations indignées de l'opposition qui croit que M. Augustin encourage l'exécutif à violer la constitution. Descollines Abel qui soutient l'argumentaire du porte-parole de la primature encourage toutefois les parties à s'asseoir pour traiter le différend. Sur cette question, Youri Latortue estime que le climat délétaire qui entoure l'atmosphère avec un président de la République et un président du sénat qui ne se parlent pas depuis des mois en est la cause.

De son côté, poussant les critiques un peu plus loin, le Dr Buteau avance que l'administration en place se fout pas mal des droits des citoyens et ceux-ci n'ont malheureusement aucun recours puisque le système travaille pour l'équipe Tet Kale. "Par exemple, aux Cayes, une compagnie haitienne qui avait obtenu un contrat pour la construction d'ouvrages publics dans le sud s'est vu coiffée par une firme dominicaine alors qu'elle avait au préalable gagné l'appel d'offre pour un montant bien inférieur à celui des dominicains". 

Député Abel DescollinesDéputé Accluche Louis-JeuneAntonal Mortimé

Dr Jean Enol Buteau Me Gervais CharlesJean Monard Metellus

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