Fedner Bazile, Jean Monard Metellus, Camille Leblanc, Edouard Paulte, Gedeon Jean, Evans Beaubrun, Jose Ulysse, Kelly C. Bastien, Dunois Eric CantaveL'opposition et le représentant du pouvoir au panel Ranmase de ce week-end sur Radio Caraibes se sont tous pour une fois entendus pour dire d`une seule voix  que les menaces de mort dont fait l`objet le journaliste, présentateur des émissions Intersection et Ranmase sont inacceptables et doivent cesser immédiatement. Toutefois, les invités n`ont pas appréhendé le sujet de la même manière. Par exemple, Stanley Lucas,  ancien transfuge de l`IRI et de Washington Democracy Project croit que si le ministère de la Justice en est arrivé à faire sortir une note de presse sur la question  c`est très certainement parce qu`il a la certitude .......

Fedner Bazile, Jean Monard Metellus, Camille Leblanc, Edouard Paulte, Gedeon Jean, Evans Beaubrun, Jose Ulysse, Kelly C. Bastien, Dunois Eric CantaveL'opposition et le représentant du pouvoir au panel Ranmase de ce week-end sur Radio Caraibes se sont tous pour une fois entendus pour dire d`une seule voix  que les menaces de mort dont fait l`objet le journaliste, présentateur des émissions Intersection et Ranmase sont inacceptables et doivent cesser immédiatement.

 

Toutefois, les invités n`ont pas appréhendé le sujet de la même manière. Par exemple, Stanley Lucas,  ancien transfuge de l`IRI et de Washington Democracy Project croit que si le ministère de la Justice en est arrivé à faire sortir une note de presse sur la question  c`est très certainement parce qu`il a la certitude que quelque chose de très louche se préparait contre le confrère et qu`il se devait d`agir à temps pour empêcher que l`acte soit perpétré. Le reste du panel avait plutôt une opinion différente de M. Lucas; Me Gédéon Jean du Centre de Recherche en droit de l`homme, Jose Ulysse de Ansanm Nou Fo, Le juriste Camille Leblanc, les docteurs Evans Beaubrun (RDNP), Dunois Eric Cantave (Palteforme Libération), Kelly C. Bastien, ancien sénateur de la République et Edouard Paultre de la Société civile ont expliqué avec quelques variantes près que si le ministère disposait d`autant d`éléments sur  la planification du complot pour assassiner le journaliste (le jour et le lieu de la rencontre, acteurs impliqués, l`argent payé etc…), c`est qu`il aurait tres bien pu mettre la main au collet de ces bandits pour les présenter à  la presse avant de faire le show dont il est question aujourd`hui .

 

Certains comme Kelly C. Bastien ou Evans Beaubrun croient même que le vrai comploteur contre Jean-Monard Metellus pourrait tres bien être le pouvoir lui-même. ``Plusieurs hypothèses sont possibles : le pouvoir agit avec une très grande légèreté, ce qui est tres peu probable; il crée une diversion pour détourner l`attention des vrais problèmes du pays ou encore il invente les coupables d`un acte malhonnête futur qu`il aura à commettre sur le journaliste et commentateur politique``,  a déclaré l`ancien sénateur du Nord alors que Me Camille Leblanc dénonce le cynisme d`une note qui crée plus de tension et de questionnements que de réponse et démontre aussi la faiblesse des structures de l`État incapables de pousser la réflexion plus loin que des plans machiavéliques mal conçus et inadaptés. 

Dans un autre registre, les deux représentants du MOPOD à l`émission (Dunois Eric Cantave et Dr Evans Beaubrun) ont félicité  les représentants de la société civile pour la note sortie la semaine et dans laquelle elle a clairement fixé sa position en faveur du respect du mandat du deuxième tiers du sénat  (ils doivent partir au 2e lundi de Janvier 2015), mais, ils ont néanmoins regretté que la note n`ait pas fait mention  du vote obtenu au sénat de la République et qui recommande la mise en accusation du chef de l`État pour crime de Haute trahison.  Edouard Paultre qui dit souhaiter que le président Martelly arrive au terme de son mandat reconnait que celui-ci fait tout pour ne pas y parvenir.

``Il ne respecte pas la constitution, il fait trainer le processus électoral à dessein pour nous conduire vers l`impasse actuelle et il empiète sur les autres pouvoirs de l`État``, avance le dirigeant de la société civile. Jose Ulysse  qui, en tant qu`ancien responsable lavalas, a été victime d`un arrêt du processus démocratique avec le départ précipité pour l`exil de Jean Bertrand Aristide ne souhaite pas non plus voir le pays revivre la même expérience avec Martelly mais, ce fut la seule concession de ce responsable de Ansanm Nou Fo au pouvoir dans cette émission.  Il a été tellement critique à l`endroit du président Martelly qu`il a fini par faire dire aux partisans du ``Rache Manyok`` que sont Evans Beaubrun et Dunois Eric Cantave qu`ils sont d`accord avec lui et que la seule différence entre eux c`est qu`ils ont une petite avance par rapport à Jose Ulysse et que les dérives continues du président Martelly lui permettront de rattraper très vite. 

L`ancien président du sénat est lui revenu sur le cas des juges élus à la Cour des Comptes par le grand corps et que le locataire du palais national refuse de faire prêter serment; ``une grave anomalie que la nation ne saurait tolérer``, a dit Kelly C. Bastien qui s`interroge aussi avec appréhension et inquiétude sur le cas du président du CT-CEP qui a pris sur lui-même de faire sortir un pré-calendrier électoral avant même l`adoption de la loi électorale au parlement. Sur cette question, Edouard Paultre a demandé au pouvoir de stopper rapidement cette fuite en avant qui peut-être préjudiciable pour le processus électoral et le pays en général alors que Me Camille Leblanc a été sans équivoque :`` S`ils s`imaginent pouvoir organiser les élections avec la loi électorale de 2008, je leur dis sans détour qu`ils se trompent car, cette loi n`a pas cette provision``.

Cette position a été saluée par plusieurs panelistes, à l`exception bien sûr de Stanley Lucas (au téléphone depuis Washington). L`intervention de Me Leblanc a rassuré le reste de l`opposition car, auparavant, le juriste était le seul, avec M. Lucas, à soutenir que le deuxième tiers du sénat  aurait pu partir au 2e lundi de Janvier 2014. Êtes-vous pour le départ des sénateurs en 2014, M. Leblanc ? A cette question de M. Paultre, l`ancien ministre de la justice a été sans équivoque une fois de plus en souhaitant l`adoption au plus vite d`un accord politique permettant aux sénateurs de laisser le parlement en Janvier 2015. Si Edouard Paultre est satisfait de la démarche de dialogue initiée par le président Martelly avec les présidents des deux chambres du parlement,  Dunois Eric Cantave et aussi Evans Beaubrun croient que la seule discussion possible avec Martelly doit se faire sur les modalités et conditions de son départ.

``Si M. Paultre croit que M. Martelly peut changer, il se trompe superbement``, a dit l`ancien dirigeant du KONAKOM. Et Stanley Lucas dans tout cela ? Amer et tres remonté contre des nostalgiques de l`ancien régime qu`il qualifie d`anarcho-populiste  qui cherche à destabiliser un pouvoir qui travaille aux bénéfices et satisfaction du peuple. Stanley Lucas est d`avis que le mandat des sénateurs a pris fin mais, qu`il importe peut-être de chercher une solution à l`amiable pour éviter la crise en même temps qu`il tire à boulets rouge sur l`opposition qui réclame la démission du chef de l`État. Gédéon Jean avait lui fait part de la démarche initiée par son Centre de Recherche en droit de l`homme pour obtenir une condamnation internationale de la République dominicaine.

Le Dr Judy C. Roy de REPAREN, le sociologue Anthony Barbier  et le directeur de Radio Kiskeya, Marvel Dandin étaient passés en coup de vent à l`émission  pour apporter tout leur appui et toute leur solidarité à Jean-Monard Metellus.  Le président du sénat, Dieuseul Simon Desras (au téléphone) était intervenu pour prendre le contre-pied des arguments de Me Leblanc qui laissait penser entre les lignes que le mandat du 2e tiers était fini comme le stipule la présidence. Il y a eu des mots un peu grossiers de part et d`autre (intervention de Desras et réaction de Me Leblanc) mais, tout était rentré dans l`ordre par la suite d`autant que le second allait accepter que les sénateurs ne pouvaient pas partir en Janvier 2014 pour laisser le champ libre au président Martelly pour qu`il dirige par décret.    

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