Sauveur Pierre Etienne, OPLLe Coordonnateur de l'OPL fait référence, par analogie au scandale américain du Watergate, à la probable rencontre qui se serait tenue dans le cabinet de Me Louis Garry Lissade le jeudi 11 Juillet dernier et dans laquelle l'Administration Martelly-Lamothe risque gros.

"A cette réunion, il est dit que le président Martelly qui était accompagné de son chef de gouvernement et de son ministre de la justice entre autres aurait exercé des pressions insupportables sur le juge instructeur Jean Serge Joseph qui enquêtait sur de graves accusations touchant la famille présidentielle; si seulement, les commissions d'enquête, particulièrement celle du sénat et/ou celle de la chambre des députés arrivent à la conclusion que le chef de l'Etat était la; lui et son équipe n'auront d'autre choix que de s'en aller du pouvoir car, ceci constituerait une grave atteinte à la séparation des pouvoir et une violation flagrante de la Constitution".

Sauveur Pierre Etienne, OPLLe Coordonnateur de l'OPL fait référence, par analogie au scandale américain du Watergate, à la probable rencontre qui se serait tenue dans le cabinet de Me Louis Garry Lissade le jeudi 11 Juillet dernier et dans laquelle l'Administration Martelly-Lamothe risque gros.

"A cette réunion, il est dit que le président Martelly qui était accompagné de son chef de gouvernement et de son ministre de la justice entre autres aurait exercé des pressions insupportables sur le juge instructeur Jean Serge Joseph qui enquêtait sur de graves accusations touchant la famille présidentielle; si seulement, les commissions d'enquête, particulièrement celle du sénat et/ou celle de la chambre des députés arrivent à la conclusion que le chef de l'Etat était la; lui et son équipe n'auront d'autre choix que de s'en aller du pouvoir car, ceci constituerait une grave atteinte à la séparation des pouvoir et une violation flagrante de la Constitution".

Dans son style bien à lui, moqueur et provocateur, Me André Michel a voulu pousser les représentants du pouvoir présents à l'émission (Stanley Lucas depuis Washington et Me Kedler Augustin) dans leurs derniers retranchements et surtout leur obliger à perdre leur calme. L'avocat qui défend, avec Me Newton St Juste, le citoyen Enold Florestal qui avait porté plainte contre Sophia et Olivier Martelly dans le cadre de cette affaire ne veut pas observer la prudence et les précautions mises en avant par le professeur Pierre Etienne quant à la présence de M. Martelly à cette rencontre au cabinet Lissade.

"Ça ne fait l'ombre d'un doute: Martelly était bien là et le pays en entier le  sait; il lui reste seulement à assumer les conséquences de son acte inconsidéré et irréfléchi car, on ne lui pardonnera pas ce énième accroc à la constitution; c'en est assez, Martelly a déjà assez avili l'image de cette nation et le prestige de la présidence; le pays veut maintenant lui montrer la sortie", a encore dit Me André Michel. "On est pas dans un cirque et Me André Michel doit aussi cesser de nous montrer ses talents d'acteur.

Il est un anarcho-populiste qui cherche à provoquer le chaos pour ses intérêts politiques mesquins; on ne peut pas venir avec des accusations aussi fantaisistes sans preuve sur la présence des deux dirigeants de l'Etat à cette rencontre; qu'on nous montre des vidéos et des photos", a dit Stanley Lucas (au téléphone) depuis Washington. Malheureusement, ce dernier était rattrapé par son passé de "grand accusateur" et par Me Newton St Juste qui, depuis les Etats-Unis, a demandé à l'ancien membre de l'IRI s'il avait des vidéos ou même des photos de Joseph Lambert transportant de la drogue quand il avait accusé celui-ci de dealer.

Les tentatives d'explications de Stanley Lucas n'ont pas convaincu grand monde, en tout cas pas le Journaliste Edens Debbas (Tout Haiti) qui, des USA étant, est intervenu par téléphone pour prendre le contre-pied des argumentations du responsable de Washington Democracy Project arguant que la réalité est que l'ancien sénateur Lambert a intégré le pouvoir en qualité de conseiller du chef de l'Etat et que M. Lucas ne veut ni non plus ne peut le critiquer. "Il doit avoir le courage de le dire", s'est énervé le journaliste de Tout Haiti. Stanley Lucas est revenu d'autre part sur le cas de Me Samuel Madistin qui n'aurait pas, dans sa plainte au parquet, fait les mêmes accusations qu'il avait faites dans la presse. "Si vous observez la plainte déposée au parquet, vous allez remarquer qu'il n'a pas mentionné la présence du chef de l'Etat et de son chef de gouvernement à cette rencontre... On doit donc se méfier de ces gens qui font des déclarations tapageuses dans les médias pour inciter la population au soulèvement alors qu'ils font autre chose devant la justice en réalité".

Depuis L'Estère, dans l'Artibonite, Me Madistin est intervenu pour maintenir toutes les déclarations qu'il avait antérieurement faites et préciser qu'il ne pouvait relater tous les détails dans une plainte. "Je suis là, à la disposition du parquet et du juge d'Instruction qui sera chargé de cette enquête et je dirai tout ce que je sais sur cette affaire", a dit le juriste qui signale au besoin qu'il est un fonceur et n'a pas pour habitude de faire marche arrière quand il est convaincu de ce qu'il avance.   

Utilisant une stratégie semblable à celle de Stanley Lucas, le porte-parole du premier ministre Laurent Lamothe a soigneusement évité de faire débat sur la présence ou non des deux chefs de l'Exécutif à la rencontre chez Me Lissade tout comme ils semblent accorder peu d'importance aux enquêtes des deux commissions du parlement (sans doute parce qu'elles sont constituées presqu'essentiellement de parlementaires de l'Opposition), l'autopsie du cadavre qui devra déterminer si le juge a été empoisonné ou pas intéresse beaucoup plus Me Augustin et M. Lucas. Sentant le danger et le jeu habile et machiavélique de Me Kedler Augustin, le responsable du groupe 77 et ancien disciple de K-Plume à KID, a crié au scandale et demander à Me Augustin s'il le croit assez dupe pour croire qu'une autopsie pourrait révéler si Martelly et Lamothe étaient à la rencontre.

"Il suffit seulement qu'une enquête nous révèle que le chef était là; ce qui d'ailleurs ne fait pas de doute, et alors, je vais plus considérer M. Martelly comme le président du pays", a encore averti Me Michel. Paul Denis est lui-même revenu sur ce qu'il appelle le "gros mensonge de Martelly" lors de ses interventions la semaine écoulée dans la presse. Après avoir retracé le parcours de Me Jean Serge Joseph dans le système jusqu'à sa nomination par le président René Préval au poste de juge de première instance, l'ancien ministre de la justice s'est offusqué que le président Martelly ait poussé l'audace jusqu'à déclarer que c'est lui qui l'avait fait juge d'instruction.

"Pas étonnant qu'il ait oublié puisqu'à son arrivée, il y avait toute une opération d'embauchage de juges sans formation ni qualité pour mettre les bâtons dans les roues du CSPJ qui allait voir le jour plus tard. A l'inverse de son ancien allié à l'OPL, Sauveur Pierre Etienne qui prône une solution institutionnelle (il a peur d'une levée de bouclier des lavalassiens; il préfère voir les commissions parlementaires régler l'affaire), M. Denis souhaite lui-même que le pays se mobilise pour mettre fin à l'expérience Martelly.  Au président Martelly qui avait menacé, la semaine écoulée, de recourir à la justice (pour diffamation) contre tous ceux qui s'avisent de l'accuser dans le décès du magistrat, André Michel a conseillé au chef de l'Etat de faire préparer un peu plus de 10 millions de mandats car, c'est le pays qui crie comme un seul homme que Martelly a assassiné le juge Jean Serge Joseph.

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