Le Juge d'instruction Jean Serge Joseph était  en charge du dossier impliquant la famille présidentielle accusée de corruption. Il  est mort vendredi  soir, vers les 7 heures, à l'hôpital Bernard Mevs suite à un accident cérébro-vasculaire (ACV).
Me André Michel avocat du citoyen Enold Florestal qui avait endossé la plainte contre la famille présidentielle pour corruption et détournement de fonds affirme que le juge instructeur a été exécuté par l'exécutif. " Le juge Jean Serge Joseph a été assassiné parce qu'il voulait que le droit puisse triompher dans ce dossier " soutient Me André Michel qui évoque au moins deux rencontres entre le juge instructeur, le Premier Ministre Laurent Lamothe et le Président de la République Michel Martelly.

Le Juge d'instruction Jean Serge Joseph était  en charge du dossier impliquant la famille présidentielle accusée de corruption. Il  est mort vendredi  soir, vers les 7 heures, à l'hôpital Bernard Mevs suite à un accident cérébro-vasculaire (ACV).
Me André Michel avocat du citoyen Enold Florestal qui avait endossé la plainte contre la famille présidentielle pour corruption et détournement de fonds affirme que le juge instructeur a été exécuté par l'exécutif. " Le juge Jean Serge Joseph a été assassiné parce qu'il voulait que le droit puisse triompher dans ce dossier " soutient Me André Michel qui évoque au moins deux rencontres entre le juge instructeur, le Premier Ministre Laurent Lamothe et le Président de la République Michel Martelly.

Au cours des discussions soutient Me André Michel le Juge Jean Serge Joseph aurait reçu de fortes pressions afin qu'il puisse clore l'affaire et déclarer la famille présidentielle hors de cause au plus tard ce mardi. Face aux attaques et intimidations le juge Jean Serge Joseph aurait confié à plusieurs de ses proches son intention de fuir le pays et retourner au Canada où il avait fait des études. " Avec l'assassinat du juge Jean Serge Joseph il revient à toute la société,  à  l'ANAMAH de dire non et de porter plainte afin qu'il n'y ait pas d'autres juges à perdre la vie dans de telles conditons" indique Me André Michel.

Me Samuel Madistin, proche de la victime qui d'ailleurs eut à lui faire des confidences avant sa mort confirme que le juge Jean Serge Joseph faisait  l'objet d'énormes pressions après sa décision de demander  la comparution de ministres et directeurs généraux dans le cadre de la plainte déposée contre la famille présidentielle. Me Samuel Madistin précise même qu'une rencontre a eu lieu au Cabinet de Me Garry Lissade, rencontre au cours de laquelle il était question à ce que le Juge Jean Serge Joseph puisse utiliser des artifices juridiques pour mettre un terme à cette affaire "si non il pourrait y avoir mort d'hommes auraient lancé certains participants" à cette rencontre. Considérant la tournure des événements Me Samuel Madistin parle de  " cas  classique de mort suspecte et pense qu'une enquête criminelle doit être diligentée autour du décès du Juge. De ce fait en tant que citoyen Me Madistin entend porter une dénonciation au parquet pour les suites de droit.

Dans une note rendue publique Me Garry Lissade dément les propos de Me Samuel Madistin selon lesquels une rencontre aurait eu lieu en son cabinet entre le Juge Jean Serge Joseph, le Président de la République, et le Premier Ministre. Me Garry Lissade estime que ce sont des allégations sans fondement et affirme qu'en 35 ans de carrière il n'a  jamais exercé aucune forme de pression quelconque sur un membre du corps judiciaire. Dans cette note Me Garry Lissade dit présenter ses sympathies à la famille du juge Jean Serge Joseph. Il a  par ailleurs dénoncé tous ceux-lá qui voudraient utliser la mort de Jean Serge Joseph à des fins abusives.

Lors d'une conférence donnée dimanche,   l'administration et médecins de l'hôpital Bernard Mevs où le juge Jean Serge Joseph avaient été admis tôt la veille ont indiqué que le patient victime d'un accident cérébro-vasculaire (ACV) était arrivé dans un état critique. Les médecins urgentistes américains  n'ont pas écarté la thèse  à ce que le stress ou une forte pression artérielle soient à la base de cet accident cérébro-vasculaire.

L'association nationale des magistrats haïtiens ( ANAMAH) se dit profondément affecté par la mort du juge Jean Serge Joseph. Le président de l'ANAMAH le  juge Durin Durêt rappelle que la victime était un modèle d'intégrité et de courage. Il précise que l'ANAMAH a été touché des pressions exercées contre le juge Jean Serge Joseph avant son décès, dans le cadre du dossier de la première dame et son fils accusés de corruption. Tout en se gardant de révéler la suite que l'ANAMAH entendait donner par rapport à  la mort du juge et des pressions dont il faisait l'objet le juge Durin Durêt a tenu à adresser toutes ses sympathies à la famille, aux amis et proches de la victime.

Il faut rappeler que  le juge Jean Serge Joseph  avait ordonné au Président de la République, Michel Joseph Martelly de mettre à la disposition de la Justice les Grands Fonctionnaires de l’Etat dont le Premier Ministre Laurent Salvador Lamothe et autres ministres, à titre de témoins dans le cadre du procès intenté contre la femme et le fils du chef de l'Etat Sophia et Olivier Martelly pour corruption et usurpation de fonction.

Le Parquet de Port-au-Prince avait interjeté appel du jugement rendu le 2 juillet 2013 par le Juge Jean Serge Joseph, pour les torts et griefs que lui cause cette décision ordonnant au Président de la République de prendre une ordonnance spéciale aux fins de permettre la comparution des Grands Fonctionnaires de l’Etat : Laurent LAMOTHE, Wilson LALEAU, Thomas JACQUES, Florence DUPERVAL GUILLAUME, Magalie RACINE, Yves Robert JEAN, Pierre Hérold ETIENNE, Pierre Guy LAFONTANT, Guirlène CHARLITE RAYMOND, Ernt Nono Jean Baptiste, Gérard Junior MATTHIEU, Jean Hubert LEBRUN et Charles CASTEL.

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