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Samuel Madistin (photo de Wilner St-Val)Le juriste qui a la particularité d'avoir été tour à tour député (L'Estère) et sénateur (Artibonite) est connu pour son franc-parler et sa grande opposition à ce régime qu'il n'a d'ailleurs pas ménagé dans ses interventions à cette émission Ranmase réalisée ce samedi 15 Juin en plein week-end de commémoration du 64è anniversaire de Radio Caraibes. Tout comme les autres panélistes, il a salué le travail immense réalisé par la station de la ruelle Chavannes qui n'est plus une propriété de Patrick Moussignac mais, un patrimoine national avant "d'ouvrir les hostilités" pour carrément prêter au président Martelly l'intention de se débarrasser de son premier ministre Laurent Lamothe qui n'a "rien foutu" et qui a tout simplement été "médiocre" lors de la séance devant le sénat le 4 Juin dernier.

Samuel Madistin (photo de Wilner St-Val)Le juriste qui a la particularité d'avoir été tour à tour député (L'Estère) et sénateur (Artibonite) est connu pour son franc-parler et sa grande opposition à ce régime qu'il n'a d'ailleurs pas ménagé dans ses interventions à cette émission Ranmase réalisée ce samedi 15 Juin en plein week-end de commémoration du 64è anniversaire de Radio Caraibes. Tout comme les autres panélistes, il a salué le travail immense réalisé par la station de la ruelle Chavannes qui n'est plus une propriété de Patrick Moussignac mais, un patrimoine national avant "d'ouvrir les hostilités" pour carrément prêter au président Martelly l'intention de se débarrasser de son premier ministre Laurent Lamothe qui n'a "rien foutu" et qui a tout simplement été "médiocre" lors de la séance devant le sénat le 4 Juin dernier.

"Mais, avoue t-il, Martelly est confronté au dilemme que Laurent Lamothe était son patron dans le privé et avait grandement contribué au financement de sa campagne, il ne peut pas, un bon matin, lui demander de partir; alors le PSP semble vouloir jouer le jeu pour lui mais, à quel prix", se demande perplexe Me Samuel Madistin qui croit que les exigences de ce groupe parlementaire qui se chiffrent en des centaines de millions pour la commémoration des patronales de leurs régions s'inscriraient dans cette optique.

Cette situation a amené l'ancien parlementaire à se questionner sur le problème du financement occulte des campagnes électorales avec le cas aussi du sénateur Bautista en République dominicaine qui expliquerait l'outrecuidance des voisins en Haïti et les pressions qui ont porté les autorités haïtiennes à envisager la levée de l'interdiction sur les produits carnés en provenance de la partie orientale de l'île. "Cette situation est inacceptable", a rétorqué le sociologue Anthony Barbier qui encourage l'opposition à s'unir pour mettre fin, aux prochaines élections, à ce pouvoir "brasseur et affairiste" qui ne se soucie pas du bien commun mais qui préfère s'associer à la bourgeoisie réactionnaire et corrompue de la République dominicaine pour livrer, en pâture, le marché haïtien.

"C'est une décision suicidaire et dangereuse pour l'économie haïtienne mais, très bonne pour leurs poches", a ajouté l'ancien ministre de la Planification de Préval I. L'agronome Michel William qui n'a jamais caché son affinité à ce régime a cependant été très critique face à l'éventualité d'une levée même provisoire ou partielle de la mesure d'interdiction prise par les trois ministères haïtiens (Commerce, Agriculture et Santé Publique) à l'encontre de la viande, des oeufs et volailles de la République voisine.

"En fait, dit-il, les deux pays savent, bien avant cette nouvelle affaire de grippe aviaire en RD, qu'ils n'ont pas le droit de vendre ou d'acheter ces produits (entre eux) et qu'ils ne peuvent non plus les exporter vers d'autres marchés en raison de la présence reconnue de la maladie H5N2 sur leur sol (maladie qui peut se transformer en H5N1 fortement dangereuse et mortelle)", a indiqué M. William qui croit que l'OPS ou les autres entités dominicaines qui interviennent pour faire pression sur les haïtiens n'ont pas la compétence  pour le faire et tout ceci n'obéirait qu'au seul souci de ne pas faire perdre aux dominicains un marché extérieur extrêmement juteux pour leur économie.
"Ce serait cynique si les autorités haïtiennes ne devaient penser qu'à leurs propres et mesquins intérêts et aussi ceux, très grands de nos voisins au lieu de réfléchir sur les énormes risques pour  la santé de la population haïtienne", s'est emporté l'agronome William Michel suscitant l'étonnement heureux (une agréable surprise) du panel qui voyait plutôt en lui un homme décidé à défendre le pouvoir sur tous les points (Pierre Esperance du RNDDH que le panel a salué pour son élection à la FIDH était de cet avis) alors que le sociologue Barbier avait trouvé l'agronome William "succulent" à cette émission (vision d'opposant bien sûre).

Un vif débat s'est ensuite engagé entre l'ambassadeur Edwidge Lalanne qui voulait réfuter la thèse de Me Madistin selon laquelle le pouvoir est d'obédience macouto-duvaliériste. Il croit plutôt que ce sont des rejets du duvaliérisme qui sont avec Martelly, les petits jouisseurs du Jean-Claudisme; arrogants et incultes alors que les idéologues et penseurs proches de l'idéal du père (François Duvalier) dont il se réclame d'ailleurs sont tenus à l'écart.

Sur la perspective du remaniement du cabinet ministériel suite au camouflet du sénat, Edwidge Lalanne croit qu'une ouverture vers l'opposition peut aider à sauver la situation. Une approche rejetée d'un revers de main par Me René Julien qui croit que les vrais démocrates n'ont aucun intérêt à intégrer un tel pouvoir. "A quelle fin ?", se demande t-il d'ailleurs puisque la nature du régime est déjà connue et qu'une opération cosmétique "grenn 5" d'un ou 2 opposants ne pourra rien changer, si ce n'est que renforcer le show et se couvrir de ridicule devant une opinion publique qui a déjà une très mauvaise image de l'opposition pour ses errances du passé.

Me Madistin, Anthony Barbier et Pierre Espérance se sont souscrits à cette réplique du responsable de l'Amicale des Juriste qui a poursuivi en indiquant que la meilleure stratégie que l'opposition peut avoir c'est d'ignorer ce pouvoir qui ne peut plus nous surprendre positivement; il a déjà montré ses limites. "Nous devons, dit-il, cesser de réagir sur le  conjoncturel et agir sur le structurel", a conclu Me René Julien.

 

Photos : Wilner St-Val
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