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Desras Simon Dieuseul (photo de  Wilner St-Val)Le président du sénat et de l'Assemblée Nationale est sans équivoque: "Il est évident qu'un secteur qui ne dit pas son nom à l'intérieur du pouvoir et au sein de la Communauté Internationale essaie de faire passer le temps pour nous conduire vers des élections en 2014 qui renouvelleraient deux tiers du sénat en même temps; déjà, le discours de certaines ambassades accrédite une thèse selon laquelle la périodicité des élections nuit (trop d'élections) sous prétexte que le pays n'a pas assez d'argent pour les organiser.

Desras Simon Dieuseul (photo de  Wilner St-Val)Le président du sénat et de l'Assemblée Nationale est sans équivoque: "Il est évident qu'un secteur qui ne dit pas son nom à l'intérieur du pouvoir et au sein de la Communauté Internationale essaie de faire passer le temps pour nous conduire vers des élections en 2014 qui renouvelleraient deux tiers du sénat en même temps; déjà, le discours de certaines ambassades accrédite une thèse selon laquelle la périodicité des élections nuit (trop d'élections) sous prétexte que le pays n'a pas assez d'argent pour les organiser.
De deux choses l'une: ou bien, le pouvoir fait tout son possible pour que ce scrutin se réalise le plus tôt possible, d'ailleurs, il y a aucun obstacle à ce qu'il se fasse, ou bien mon parti (Lavalas) va pourrir l'atmosphère et acculer le pouvoir et l'International à des élections générales jusqu'en 2015 qu'il remporterait, évidemment ", a dit un Simon Desras Dieuseul déterminé et  qui a fait des propositions pour impliquer des jeunes universitaires et d'autres citoyens des catégories socio-professionnelles dans le processus électoral (pour du bénévolat) de manière à diminuer le poids de l'argent et l'omnipotence de la Communauté Internationale et ainsi rapatrier un processus qui aurait dû être un acte de souveraineté nationale.

Le panel dans son ensemble, à l'exception de Osner H. Fevry (qui a une autre proposition), est contre l'idée du président Desras de faire attendre pour les élections générales. "Nous sommes d'accord avec DSD pour mettre toutes les pressions nécessaires sur les autorités pour que le scrutin ait lieu en cette année 2013 mais, néanmoins, aucun consensus n'est possible sur les générales de 2015; c'est absolument hors de question", a dit le professeur Christian Rousseau rejoint par le sociologue et ancien ministre Anthony Barbier.  L'ancien sénateur et actuel conseiller du président Martelly, Youri Latortue juge même regrettable que Lavalas par l'intermédiaire du président du Sénat ait envisagé un scénario aussi antidémocratique avec l'idée de maintenir des "de facto" en poste (des cartels de mairie) et de paralyser le parlement pour attendre des élections générales.

Le juriste Osner H. Fevry part du même constat de l'International pour penser que les élections répétitives représentent un vrai cancer pour le pays et qu'il importe d'envisager une autre formule qui réduirait leur séquence et ainsi diminuer le coût exorbitant pour le budget national: "Au train  où l'on va, l'on devrait alors des élections pour les 3 prochaines années, l'on me dira avec quel argent l'on va les financer si l'on veut pas que les ambassades étrangères décident de nos futurs dirigeants puisqu'ils auront financé ces élections", a déclaré Me Fevry dont la position a été vivement contestée par le professeur Rousseau.


"C'est aussi une fausse opinion de croire qu'il faut avoir des millions de dollars pour organiser les joutes électorales en Haïti alors qu'il y a des jeunes universitaires qui ne demandent qu'à servir leur pays", a indiqué l'ancien membre du Conseil des Sages. Anthonal Mortimé de la POHDH est lui inquiet pour le processus électoral avec un pouvoir qui a déjà affiché ses prétentions totalitaires et qui a déjà monté sa structure politique pour s'assurer de la victoire dans ces scrutins. "Comme Préval, il a fait inscrire son propre parti (Tet Kale) par le ministère de la Justice dont le titulaire (Jean Renel Sanon) est aussi membre du parti. Quel indécence ! Quel manque de respect vis-à-vis de la population et de la société !", s'est indigné le dirigeant des droits humains attirant les protestations des représentants du pouvoir à l'émission (Youri Latortue pour le palais national et Me Kedler Augustin pour la primature) qui ont fait remarquer qu'il est tout à fait légal et normal que le président de la République dispose de son propre formation politique.

Autour de la commémoration récente des événements sanglants du 26 Avril 1963 et 1986 à Port-Au-Prince, Me Osner H. Févry qui se fait appeler le « mandarin national » et qui ne renie pas ses origines duvaliéristes, s'est offusqué devant le fait que la presse ait mis l'accent sur les crimes commis ce jour-là (1963) par le régime en oubliant que le fils de François Duvalier (Jn Claude) avait bien été l'objet d'une tentative de kidnapping et que des officiers comploteurs avaient aussi été  tués.

Anthony Barbier s'en est pris à Me Févry qui essaie de faire comme le petit Nicolas Duvalier (petit-fils du dictateur défunt) en rendant hommage à une dictature, pourtant la plus sanguinaire que le pays n'ait jamais connue. Le professeur Rousseau est encore plus amer en considérant la tentative de réhabiliter les Duvalier entreprise par Me Févry: "L'on comprend pourquoi il est impossible de parler de démocratie en Haïti, ni même de la rêver quand nous avons des hommes de la trempe d'un Osner H. Févry dans les élites pensantes du pays". Anthonal Mortimé n'en revient lui non plus pas et s'étonne que le juriste ait pu être aussi insensible devant les centaines de milliers de victimes de la dictature des Duvalier. Le sénateur Andrice Riché qui avait fait la prison sous la dictature ironise en indiquant que le jeune Févry alors secrétaire d'Etat de l'intérieur sous Jn Claude Duvalier aurait pu bien être parmi ceux qui avaient ordonné son arrestation pour être si indifférent devant un tel tableau.

Le débat  était auparavant tourné autour des objections faites par l'Exécutif sur deux  lois qui lui ont été soumises pour approbation et publication par le parlement. La loi sur la création de  l'Académie du créole (le pouvoir souhaite qu'elle  soit aussi libellée en français) et celle sur l'Organisation et le financement des Partis politiques (des considérations seulement sur la forme). Andrice Riché et Desras Simon Dieuseul, respectivement vice-président et président du Sénat jugent fantaisistes les objections du président Martelly concernant la création de l'Académie du créole alors que M. Févry et le sénateur Latortue appuyés par Me Kedler Augustin ont essayé de justifier les objections arguant qu'il n'y a même pas une règle de base établie et légale pour l'orthographe du créole par exemple.

Me Févry croit même que la République a d'autres préoccupations que cette affaire soulignant que l'introduction du créole a facilité un nivellement par le bas dans la société. "Imaginons des débats scandaleux  que l'on aurait eu dans nos tribunaux avec des magistrats et des avocats ne parlant aucune vraie langue humaine connue si on avait exigé l'utilisation du français", a indiqué Me Févry provoquant une levée de bouclier à son encontre par les grands défenseurs du créole présent à l’émission et sur les téléphones des invités et du modérateur. "Je suis comme ça, je dis ce que je pense même si cela doit choquer des gens", se défend-il. Me Févry, encore lui, a conclu par l'annonce d'une remise prochaine des plaques d'honneur à des journalistes comme Jn-Monard Métellus (Intersection et Ranmase), Lilianne Pierre Paul(Kiskeya), Valery Numa et Marie Lucie Bonhomme (Vision) et plusieurs autres pour leur travail qui ont eu un impact sérieux sur la vie des gens dans la Cité à l'occasion de la Journée Internationale de la Liberté de la Presse.

Photos : Wilner St-Val
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