La Cour d'appel de Port-au-Prince était formelle dans sa décision en demandant que l'ancien président Duvalier qui avait déjà évoqué plusieurs motifs pour ne pas répondre à deux premières convocations soit amené devant elle (de gré ou de force, semblait-elle dire) ce jeudi 28 Février. Mais, les avocats de ce dernier sont unanimes à condamner cette dernière décision qui, selon eux, est prise en dehors de la loi et qui n'obéit qu'à des considérations d'ordre politique .....

a Cour d'appel de Port-au-Prince était formelle dans sa décision en demandant que l'ancien président Duvalier qui avait déjà évoqué plusieurs motifs pour ne pas répondre à deux premières convocations soit amené devant elle (de gré ou de force, semblait-elle dire) ce jeudi 28 Février. Mais, les avocats de ce dernier sont unanimes à condamner cette dernière décision qui, selon eux, est prise en dehors de la loi et qui n'obéit qu'à des considérations d'ordre politique découlant des pressions d'organisations internationales qui battent depuis quelque temps la grosse caisse pour obtenir un "jugement politique" de Jean-Claude Duvalier de manière à satisfaire un désir de vengeance et lui faire servir de "cobaye" pour les autres batailles du même genre qu'elles souhaitent mener à travers le monde.

Unis donc dans la condamnation de la nouvelle tournure de ce dossier, les avocats Reynold Georges et Fritzo Canton le sont toutefois moins dans la stratégie à adopter pour "l'injonction" de ce jeudi. Si le premier pense qu'il faut récuser les juges de la Cour d'appel pour suspicion de partialité, Me Canton qui a aussi les mêmes appréhensions croit néanmoins que son client n'aurait pas intérêt à faire "obstruction" à la mesure, même quand elle est illégale et viole les normes généralement admises dans ce cas précis.

En effet, le juriste croit que la Cour d'Appel aurait dû déclarer la requête des avocats du camp d'en face irrecevable pour la raison que Duvalier ne peut pas être jugé pour crimes de sang étant couvert par la prescription ni non plus pour Crimes contre l'humanité qui semble envisagé alors que la législation haïtienne ne reconnaît pas ce concept. Me Fritzo Canton estime aussi que son recours en Cassation aurait dû porter la Cour d'appel à surseoir sur son travail en attendant l'arrêt du tribunal suprême.

A noter qu'une ordonnance d'un juge d'instruction avait autorisé le jugement de Baby Doc pour détournement de fonds publics abandonnant du même coup les poursuites pour crimes de sang et c'est justement cette décision (une demie victoire pour Duvalier) qui est attaquée en appel par les victimes présumées de l'ancien dictateur.

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