Mitt Romney remporte la primaire du New HampshireAucune surprise : le richissime Mitt Romney qui mène pratiquement campagne depuis février 2007 dans cet état où il possède une résidence de campagne devance ses concurrents sans pourtant convaincre les républicains et certains « indépendants » qui avaient supporté Barack Obama en 2008. La première primaire républicaine dans le New Hampshire ce mardi ressemblait beaucoup plus à un grand show médiatique qu’une journée électorale mettant aux prises les six (6) candidats en course à la nomination pour représenter le GOP face à Barack Obama le 6 novembre prochain

Aucune surprise : le richissime Mitt Romney qui mène pratiquement campagne depuis février 2007 dans cet état où il possède une résidence de campagne devance ses concurrents sans pourtant convaincre les républicains et certains « indépendants » qui avaient supporté Barack Obama en 2008. La première primaire républicaine dans le New Hampshire ce mardi ressemblait beaucoup plus à un grand show médiatique qu’une journée électorale mettant aux prises les six (6) candidats en course à la nomination pour représenter le GOP face à Barack Obama le 6 novembre prochain : l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, le représentant du  14ème district électoral du Texas à la Chambre des représentants Ron Paul, l’ancien speaker Newt Gingrich, l’ancien sénateur de Pennsylvanie Rick Santorum, l’ancien gouverneur de l’Etat de Utah et ex-ambassadeur de l’administration d’Obama à Pékin John Huntsman et l’actuel gouverneur du Texas Rick Perry.

Dans les bureaux de vote de Manchester, Nashua, Concorde (les trois principales villes que nous avons visitées aujourd’hui) on était très loin de la fièvre électorale de 2008. Deux heures après l’ouverture du scrutin ce matin, les électeurs se faisaient toujours attendre même avec une température très clémente pour cette période de l’année. 10 heures du matin. Hôtel Radisson (Centre-Ville de Manchester), quartier général de la presse depuis plus d’une semaine, le restaurant au rez-de-chaussée était encore bondé de journalistes qui, les yeux rivés sur leur iphone, BB ou ipad, semblaient attendre le signal des QG des principaux candidats pour bâtir leur horaire de couverture pour la journée. Au premier étage : des émissions sont réalisées en direct dans toutes langues pour des auditeurs situés aux quatre coins de la planète.

 

 

 

 

 

 

 

A l’extérieur. Contraste. Sur la place publique de la ville, face à face des équipements ultramodernes pour la retransmission par satellite des infos sur la primaire républicaine et des dizaines de représentants du mouvement «Occupy Wall Street» qui, pancartes en main, dénoncent la collusion entre les décideurs politiques et les secteurs financiers au détriment de 9% de la population active forcée au chômage par la délocalisation des entreprises manufacturières dans les pays du sud-est asiatique. La seule similarité entre ces deux décors : des policiers scrutent d’un côté les moindres mouvements des protestataires (pour la plupart des jeunes au chômages, d’anciens syndicalistes) et de l’autre ils assurent la sécurité des vedettes du petit-écran qui, de temps à autre, doivent intervenir en direct sur leur chaîne respective.

11 :00. Le message tant attendu est affiché à l’écran de tous ces petits engins «intelligents » qui font partie désormais de notre vie de journaliste. «Speaker Gingrich will be @ Webster Elementary School » Pas besoin de communiquer l’adresse car SIRI ou Google s’en charge. Et ce fut la course vers le 2519 de la rue Elm à moins de cinq minutes de l’hôtel Radisson. Devant l’établissement scolaire, à la grande suprise, les « poids lourds »  dont Carl Cameron de Fox News Channel, proche du parti républicain, étaient déjà sur place avec plusieurs équipes de reportage placées à des positions stratégiques.

Newt Gingrich arruve devant une école élémentaire de ManchesterPeu avant midi, le bus de la campagne de l’ancien speaker Gingrich arrive à destination au milieu d’un impressionnant cordon de sécurité assuré par des professionnels costauds et vigilants portant des lunettes noires. Le candidat accompagné de son épouse Callista répond aux questions de deux ou trois journalistes triés sur le volet. Il arrive difficilement à se frayer un passage au milieu de cette foule agressive de journalistes qui se bousculent. Finalement, il parvient à rejoindre ses supporteurs transportés devant «ce théâtre » quelques minutes avant l’arrivée de Newt. Des poignées de main à droite et à gauche. Et le tour en joué en moins de trois minutes. L’auteur du "Contrat avec l'Amérique de 1994 » fait demi-tour et regagne son bus. Mission accomplie. Il faut à tout prix créer l’événement quand on n’a pas le vent en poupe face à des électeurs peu enthousiastes dans un état où, 24 heures avant le scrutin, environ 50% d’électeurs étaient indécis et 20% prenaient leur décision finale dans le bureau de vote.

 

 

 

 

 

 

 

Mitt Romney et son épouse devant la même école visitée par GingrichMoins de 30 minutes après, de bruyants partisans de Mitt Romney arrivent par dizaines devant la même école transformée en «théâtre d’affrontement »  entre l’ancien gouverneur du Massachusetts et l’ancien speaker de la Chambre des représentants entre 1995-1999. Un autre bus arrive. Un autre candidat flanqué de son épouse et de ses cinq fils. En tenue légère : jean, chemise et pull-over. Mitt veut se faire une image de citoyen américain de tous les jours après sa gaffe de la veille. Sa fameuse «J’aime mettre à pieds les gens qui travaillent pour moi » avait fait les grands titres de la presse nationale pendant plusieurs heures.

Souriant mais quelque peu tendu, l’ancien gouverneur répond à quelques questions avant de se diriger vers ses supporteurs «postés » à l’entrée principale de l’école. Sous forte escorte policière, Mitt Romney adresse à nouveaux quelques mots à la presse en mentionnant le nom de Barack Obama en guise de réponse à toutes les questions qui lui ont été posées sur ses déclarations de la veille.

Quel était en fait le but de ces deux visites super-médiatisées effectuées en milieu de journée devant l’école élémentaire Webster de Manchester par Mitt Romney et Newt Gingrich ? Pourquoi n’ont-ils pas pris le temps de visiter le bureau de vote à l’intérieur de cet établissement scolaire ? L’effet recherché serait différent car il n’y avait pas une cinquantaine d’électeurs en train d’accomplir leur devoir civique pour plus de trois cents journalistes.

Lors de cette journée à Manchester, Nashua et Concorde aujourd’hui nous avons rencontré les supporteurs de plusieurs candidats.

Aucune surprise : le richissime Mitt Romney qui mène pratiquement campagne depuis février 2007 dans cet état où il possède une résidence de campagne devance ses concurrents sans pourtant convaincre les républicains et certains « indépendants » qui avaient supporté Barack Obama en 2008.

 


 

 

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