L'ancien président Jean-Bertrand AristideLa représentante de l’Afrique du Sud dans les Caraïbes Mlle Mathu Joyini est arrivée hier mercredi à Port-au-Prince dans le cadre des préparatifs pour le retour à Port-au-Prince de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide demain vendredi  17 Mars.

L'ancien président Jean-Bertrand AristideLa représentante de l’Afrique du Sud dans les Caraïbes Mlle Mathu Joyini est arrivée hier mercredi à Port-au-Prince dans le cadre des préparatifs pour le retour à Port-au-Prince de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide demain vendredi  17 Mars, a-t-on appris hier soir dans la capitale haïtienne.  Mathu Joyini fait partie d’un comité d’accueil qui comprendra des représentants du Black Caucus (députés noirs de la Chambre des Représentants des Etats-Unis) et de nombreux supporteurs de l’ancien prêtre de Saint-Jean Bosco vivant en Floride.

Est arrivé également ce mercredi dans la capitale haïtienne en provenance de Miami l’oculiste de l’ancien président Aristide. Ce dernier laissera l’Afrique du Sud ce jeudi, a fait savoir hier soir un porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères qui a gardé l'anonymat.

Mathu Joyini , Haute-Commissaire de l'Afrique du Sud pour les CaraïbesLe président américain Barack Obama et le secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-moon ont tenté sans succès au début de cette semaine de convaincre le président sud-africain Jacob Zuma de différer le retour du leader de Fanmi Lavalas en Haïti de peur que sa présence ne complique un paysage électoral assez  préoccupant. En effet, mardi après-midi, la candidate à la présidence Mirlande Hypolite Manigat a dû annuler un rassemblement politique  dans le bas-plateau central (Mirebalais, Centre) à la suite de violentes  attaques perpétrées contre ses partisans par des supporteurs du candidat de Repons Peyzan.  Plusieurs blessés ont été enregistrés lors de ces incidents, quelques jours seulement après les actes d’intimidation survenus au Cap-haïtien où le cortège de Mirlande Manigat a été accueilli par des jets de pierre et de bouteille.

Lors d’une conférence de presse à Port-au-Prince mercredi matin avant une tournée dans le Plateau-Central, le Haut et le Bas-Artibonite, Mirlande Manigat a fermement condamné les «trop nombreuses agressions » contre ses partisans au cours de ces deux dernières semaines et met en garde contre un retour à la dictature.

Ces violents incidents, faut-il le rappeler, coïncident avec le soutien apporté à la candidature de Mirlande Manigat à la présidence par d’importantes figures du secteur démocratique: Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue (Ministre de la Culture et de la Communication), Marjorie Michel (ministre à la condition féminine), l’ex-sénateur Rudy Hériveaux, des maires élus de plusieurs communes du département du sud.

Selon plusieurs observateurs politiques, la stratégie du camp Manigat basée sur l’ouverture vers de nombreux secteurs progressistes de la société haïtienne nonobstant leur ancrage idéologique semble avoir porté fruit et dérouté quelque peu les conseillers de Repons Peyzan après les «bruits de bottes » qui ont suivi le débat du GIAP (Groupe d’Intervention en Actions Publiques).

Pour remporter les élections de dimanche prochain, Michel Martelly devra améliorer d’environ 29-30 points son score du premier tour si l’on s’en tient aux 21% obtenus, résultats officiels communiqués par le Conseil Electoral avant le rappel à l’ordre de la communauté internationale avec sa mission de vérification de l’Organisation des Etats Américains. Comment atteindre cet objectif pendant un mois de campagne quand on ne dispose pas de structures d’organisation politique à l’échelle nationale ? A cette question, le stratège espagnol vous dira que dans les déplacements à travers le pays, le candidat traine derrière lui « mucha gente »  de peur d’utiliser le vocable «lavalas».


Cependant, deux questions beaucoup plus importantes restent jusqu’à présent sans réponse :

1-      Comment transformer les voix qui chantent les refrains du chanteur lors de ces rassemblements politiques en votes le jour des élections?

2-      Les supporters qui participent aux rassemblements ont-ils des cartes de vote?

Les déclarations quelque peu musclées du candidat de Repons Peyizan à l’encontre des deux confrères lors du débat du GIAP, ses attaques à peine voilées contre le BRIDES (Bureau de Recherche en Informatique et en développement économique et social) accusé de vouloir publier de faux sondages, le discours caustique de ses partisans qui menacent de « mettre le pays à feu et à sang » en cas de victoire du camp adverse … laissent croire qu’on s’achemine vers  la même «stratégie de la pression de la rue» qui, au mois de novembre dernier,  a bien fonctionné au premier tour face à un pouvoir sans inspiration  et un conseil électoral impopulaire.

Pour répéter un analyste politique, il est beaucoup plus facile  d’imaginer ou «d’identifier des milliards de dollars par-ci, des milliards de dollars par-là pour développer  le pays en 5 ans » que de trouver en l’espace de quatre semaines les votes nécessaires pour vaincre une alliance politique qui a tendance à se renforcer au fil des jours.

 

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