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Catégorie : Politique
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Visite de Michel Fost en Haïti : l’ONU préoccupée par la situation des droits de l’homme dans le pays
L'expert indépendant des Nations Unies pour les droits de l'homme a clôturé hier jeudi sa 5e mission d'évaluation dans le pays et son constat est accablant: le tremblement de terre du 12 janvier a aggravé une situation qui était déjà des plus préoccupantes, a-t-il dit

Visite de Michel Fost en Haïti : l’ONU préoccupée par la situation des droits de l’homme dans le pays
L'expert indépendant des Nations Unies pour les droits de l'homme a clôturé hier jeudi sa 5e mission d'évaluation dans le pays et son constat est accablant: le tremblement de terre du 12 janvier a aggravé une situation qui était déjà des plus préoccupantes, a-t-il dit, se référant en particulier aux cas des couches les plus vulnérables de la société, à savoir les femmes enceintes, les enfants, les personnes agées et les handicapés. Michel Fost juge particulièrement troublant le fait que des enfants continuent à être victimes de viol alors que les femmes, les veillards et les handicapés ne bénéficient d'aucun traitement particulier, notamment dans l'assistance humanitaire qui était nécessaire après la catastrophe du 12 Janvier. L'expert onusien qui a visité les principaux centres d'incarcération du pays (Jacmel, Cayes, Port-au-Prince...) conseille à l'exécutif de nommer au plus vite un président pour la Cour de Cassation déplorant au passage le fait que le chef de l'Etat ait tellement attendu pour procéder à cette nomination qui était pourtant fondamentale pour le bon et plein fonctionnement de l'appareil judiciaire.

Dans le cadre de la reconstruction du pays, Michel Fost plaide pour un régime d'équité qui ne permettrait pas de récréer le système d'inégalité qui avait prévalu avant. Aux pays du Nord (entendez les pays riches), M. Fost les appelle à stopper les programmes de rapatriement forcés d'immigrants haïtiens car, insistent-ils, ces derniers avaient, pour la plupart, fui la misère et le chaos qui régnait dans le pays et ceux qui étaient partis avant redoutent d'être contraints de revenir dans un pays dont l'avenir n'est pour le moment pas assuré. "Evitez de reprendre avec une main, ce que vous avez donné avec l'autre", dit-il enfin aux donateurs d'Haïti.