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Catégorie : Politique
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Politique : René Préval envisagerait de reconsidérer le terme de son mandat
Alors qu'il s'était toujours engagé à laisser le pouvoir le 7 Février 2011 conformément à la constitution de 1987, l'administration du président René Préval réfléchit à la possibilité que le locataire du palais national reste au-delà de cette échéance, a appris Infohaiti.net.

Politique : René Préval envisagerait de reconsidérer le terme de son mandat

Alors qu'il s'était toujours engagé à laisser le pouvoir le 7 Février 2011 conformément à la constitution de 1987, l'administration du président René Préval réfléchit à la possibilité que le locataire du palais national reste au-delà de cette échéance, a appris Infohaiti.netUn texte en ce sens aurait même été préparé et selon des informations pertinentes, l'exécutif serait sur le point de le soumettre au parlement pour approbation. Cette décision qui fait déjà l'objet de vives discussions dans les milieux intéressés à Port-au-Prince prévoirait une extension de 5 mois du mandat du chef de l'Etat.


Des observateurs avaient senti venir le danger depuis des semaines car, René Préval qui était plutôt imperturbable sur la question de son départ du pouvoir le 7 Février de l'année prochaine avait nuancé le ton depuis quelque temps laissant planer le doute quant à la perspective que cette promesse ne soit pas honorée. "Nous allons faire de tout notre possible pour qu'au 7 Février 2011, je remette le pouvoir à un président légitime, sorti des urnes; un pouvoir de transition qui ne serait pas l'expression de la souveraineté populaire serait la pire chose qui pourrait nous arriver", avait dit entre autre le chef de l'Etat qui s'était cependant gardé d'indiquer qu'il pourrait décider de conserver son "trône" si les élections ne sont pas organisées entretemps.

A noter qu'une équipe d'experts de l'ONU était en mission dans le pays pour évaluer la faisabilité des élections dans les délais prévus (avant la fin de l'année); elle doit soumettre son rapport sous peu au patron de l'ONU, Ban Ki Moon. La majeure partie des acteurs de la classe politique de l'Opposition s'opposent à l'idée d'organisation de toute élection dans des conditions actuelles (CEP décrié et fortement partisan, loi sur l'État d'urgence restreignant les libertés individuelles et fondamentales).