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Catégorie : Politique
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René Préval/Interview : " Je n’ai pas rejeté la candidature de Wyclef  Jean, c’est la constitution" déclare le président Préval  à des journalistes français
Dans une interview accordée au Journal Le Monde, à TV5 et à RFI, le président  René Préval a expliqué que la star internationale du HIP HOP, Wyclef Jean dont  la candidature à la présidence a été rejetée par le Conseil Electoral Provisoire  parce que  « la constitution exige que les prétendants doivent  avoir vécu en Haïti les cinq années précédant la candidature dans le pays.

René Préval/Interview : " Je n’ai pas rejeté la candidature de Wyclef  Jean, c’est la constitution" déclare le président Préval  à des journalistes français
Dans une interview accordée au Journal Le Monde, à TV5 et à RFI, le président  René Préval a expliqué que la star internationale du HIP HOP, Wyclef Jean dont  la candidature à la présidence a été rejetée par le Conseil Electoral Provisoire  parce que  « la constitution exige que les prétendants doivent  avoir vécu en Haïti les cinq années précédant la candidature dans le pays.

Il sait, et  comme tout  le monde, sur quels critères le CEP, pas moi, l’a rejeté », a dit le chef  de l’Etat qui a confirmé que Jude Célestin est bien son candidat à la présidence  et a prédit que ce sera peut-être pour la première fois, depuis  1986, une élection à deux tours.  Interrogé sur la participation populaire qui  risque d’être un test sérieux pour son pouvoir, René Préval a déclaré que le  nombre (élevé) de candidats à la députation et au sénat inscrits est un bon  signe mais, que c’est l’enjeu qui va faire sortir le peuple.  Si celui-ci estime  qu’il n’y a pas d’enjeu, il n’ira pas voter, a t-il dit. Le chef de l’Etat a  rejeté les critiques de l’opposition estimant que le conseil électoral n’est pas  impartial arguant qu’il ne l’a pas mis en place tout seul  et que ce CEP est le  fruit d’un large consensus entre tous les acteurs de la classe politique.

Les  journalistes français ont fait part au président Préval de leur doute quant à  l’organisation d’une élection fiable et transparente  avec les nombreux  déplacés et les personnes qui ont perdu leur carte électorale. Le chef de  l’Etat a répliqué que des experts internationaux lui ont donné la garantie que  tout serait en place et qu’il doit respecter le 28 Novembre qui est une date  constitutionnelle.  Sur le dossier de la Reconstruction, le président René  Préval à qui l’on a demandé s’il n’a pas l’impression que la communauté  internationale oublie petit à petit Haïti, a informé que seuls 9% des promesses  de la communauté internationale sont déposés sur la table (985 millions) alors  que les attentes (en conformité avec les engagements du 31 Mars) sont de l’ordre  de 11 milliards. Le chef de l’Exécutif s’est par ailleurs réjoui de l’aide  internationale dans les premiers moments de la catastrophe (12  Janvier) ; « Pendant les cinq ou six premiers mois, la phase d’urgence, l’aide  internationale a été extraordinairement efficace et bénéfique.  On nous a  apporté de l’eau, de la nourriture, les tentes dont nous avions besoin. Il n’ya  pas eu d’épidémies, il n’y a pas eu de désordre, tout cela grâce à l’aide  internationale, aux organisations non gouvernementales ».

 

Le président a-t-il un  mot pour les 1.3 millions de personnes qui vivent sous des tentes, dans des  conditions précaires, demandent les journalistes français à René Préval. « Il faut  maintenant construire en hauteur, suivant les normes antisismiques. « Je viens  de lancer un projet de 3300 appartements dans des immeubles de quatre étages,  d’un coût d’environ 100 millions de dollars qui permettra de reloger plus de 15.000 personnes », a indiqué le président René Préval qui  a par ailleurs  précisé que le « pays ne peut plus avoir ces bidonvilles où les camions de  pompiers et les ambulances ne peuvent pas passer, où il n’y a pas d’écoles. Il  faut refaire entièrement les quartiers. On ne peut pas non plus envoyer la  population hors de Port-au-Prince. Les gens veulent vivre là où ils ont leurs  familles, leurs amis et leurs activités. Ce que je suis en train de faire  maintenant, c’est de déblayer les quartiers », a conclu le chef de l’Etat.