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Catégorie : OutreMer
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Le procureur de Paris, François Molins, a précisé que le commando de Saint-Denis "pouvait passer à l'acte".

Un commando qui "pouvait passer à l'acte" a été neutralisé mercredi lors de l'assaut donné à Saint-Denis, a annoncé le procureur de Paris. Huit personnes sont en garde à vue mais Abdelhamid Abaaoud et Salah Abdeslam n'en font pas partie. C'est la seule certitude pour le moment : huit personnes ont été placées en garde à vue mercredi 18 novembre, mais Abdelhamid Abaaoud et Salah Abdeslam, les commanditaires présumés des attaques du 13 novembre à Paris, ne figurent pas parmi elles.

Le procureur de Paris, François Molins, a tenu une conférence de presse mercredi 18, où il a détaillé l'assaut donné contre un appartement de Saint-Denis, en banlieue parisienne, quatre jours après les attentats de Paris.

"Actuellement, les identités des personnes interpellées dans l'immeuble ne sont  pas formellement établies [...] Les constatations prendront certainement un peu plus de temps que prévu puisque l'immeuble menaçait sur certaines parties de s'effondrer", a déclaré le procureur de Paris, lors d'une conférence de presse.

Abdelhamid Abaaoud et Salah Abdeslam font-ils partie des personnes tuées au cours de l'assaut ? Rien ne permet de le dire, l'identification des cadavres étant toujours en cours, a répondu le procureur de la République de Paris.

Incertitude sur la présence d'une femme kamikaze

L'information évoquant la présence d'une femme kamizake parmi les victimes du raid n'a pas non plus été confirmée à ce stade de l'enquête. "Les constatations dans l'immeuble sont extrêmement délicates et à l'heure où je vous parle, je ne suis pas en mesure de vous donner un bilan précis du nombre définitif et des identités des personnes décédées", a précisé le procureur Molins.

Un commando surarmé

Lors de l'opération, "une nouvelle équipe de terroristes a été neutralisée et tout laisse à penser que, au regard de leur armement, leur organisation structurée et leur détermination, ce commando pouvait passer à l'acte", a déclaré François Molins. Il a affirmé qu'un SMS indiquant "on est parti, on commence" a été envoyé le soir des attaques du vendredi 13 novembre à partir d'un téléphone portable découvert dans une poubelle à l'extérieur de la salle de concert du Bataclan.

"Les investigations s'attachent bien évidemment à déterminer quel est le destinataire de ce message", envoyé à 21h42, peu avant l'attaque, a-t-il ajouté.

Les trois personnes interpellées mercredi matin dans l'appartement de Saint-Denis, ainsi qu'un corps "criblé d'impacts" retrouvé dans les décombres, n'ont pas encore été identifiés.

Pourquoi le raid sur cet appartement de Saint-Denis ?

"Les enquêteurs se sont orientés vers la piste de cet appartement [visé] après avoir recueilli un témoignage faisant état de la présence d'Abaaoud sur le territoire français" lundi 16 novembre et "qui a fait l'objet de nombreuses vérifications téléphoniques et bancaires", a détaillé le procureur, présentant Abaaoud comme un individu "suspecté d'être l'inspirateur de nombreux projets d'attentats ou attentats terroristes en Europe pour le compte de l'organisation terroriste État islamique".