François HollandeFrançois Hollande remporte l'élection présidentielle avec 51, 9 % des voix, face à son adversaire, Nicolas Sarkozy, à 48,1 %. Le taux de participation s'élève à plus de 80 %. Le socialiste devient ainsi le septième président de la Ve République, et le second de gauche, après François Mitterrand, élu en 1981 et en 1988 avec respectivement 51,76 % face à Valéry Giscard d'Estaing et 54,01 % face à Jacques Chirac.

François HollandeFrançois Hollande remporte l'élection présidentielle avec 51, 9 % des voix, face à son adversaire, Nicolas Sarkozy, à 48,1 %. Le taux de participation s'élève à plus de 80 %. Le socialiste devient ainsi le septième président de la Ve République, et le second de gauche, après François Mitterrand, élu en 1981 et en 1988 avec respectivement 51,76 % face à Valéry Giscard d'Estaing et 54,01 % face à Jacques Chirac.
Cela faisait vingt-quatre ans que la gauche - dans l'opposition depuis dix ans - n'avait pas remporté un scrutin présidentiel. Tout au long de sa campagne, M. Hollande a d'ailleurs mis ses pas dans ceux de M. Mitterrand, dont il voulait être "enfin le successeur".

Le candidat socialiste était le grand favori de ce scrutin face au président sortant. Il était donné vainqueur de ce scrutin, dans les sondages, depuis sa victoire à la primaire du PS, le 16 octobre. Le 22 avril, M. Hollande était arrivé en tête du premier tour avec 28,63 %, devant M. Sarkozy (27,18 %).

Le candidat socialiste était le grand favori de ce scrutin face au président sortant. Il était donné vainqueur de ce scrutin, dans les sondages, depuis sa victoire à la primaire du PS, le 16 octobre. Le 22 avril, M. Hollande était arrivé en tête du premier tour avec 28,63 %, devant M. Sarkozy (27,18 %).

À l'issue du premier tour, où Marine Le Pen (FN), était arrivée troisième au premier tour avec 17,90 %, devant le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon (11,10 %) et le centriste François Bayrou (9,13 %), aucun des candidats éliminés n'a appelé à voter pour le président sortant. M. Bayrou avait indiqué qu'il voterait pour M. Hollande à titre personnel sans toutefois donner de consigne de vote, Jean-Luc Mélenchon et les autres candidats de gauche avaient appelé à faire battre Nicolas Sarkozy. Mme Le Pen avait dit qu'elle voterait blanc, sans donner de consigne de vote.

Avec son slogan "Le changement, c'est maintenant", François Hollande a misé sur l'impopularité du président sortant pour se propulser à l'Elysée en se présentant comme un "président normal" en opposition au style de son adversaire. Le candidat PS, qui a réussi à tenir tête à Nicolas Sarkozy lors du débat d'entre-deux tours et au terme d'une campagne de second tour sous haute tension, a consacré toute la dernière partie de sa campagne à mobiliser sur son projet et contre l'abstention, exhortant ses sympathisants à se méfier d'un excès de confiance.

Pour accéder à l'Elysée, M. Hollande a effectué une sorte de résurrection politique depuis 2008.

Comme au premier tour, François Hollande a passé le week-end à Tulle, en Corrèze, dont il préside le Conseil général. Il a voté en fin de matinée, accompagnée par son amie Valérie Trierweiler. Il devait attendre les résultats sur place en compagnie de ses proches et y faire sa première déclaration. Il a prévu de revenir à Paris dans la soirée uniquement en cas de victoire.

La passation de pouvoir devrait avoir lieu autour du 15 mai. Le calendrier des semaines et mois suivants est déjà plus ou moins fixé. M. Hollande avait précisé début avril le calendrier des réformes qu'il mettrait en œuvre en cas de victoire. Il envisage de garder certaines mesures de l'héritage de Nicolas Sarkozy.

Le socialiste devrait avoir un échange avec la chancelière allemande Angela Merkel dès dimanche soir, a indiqué son conseiller spécial, Jean-Marc Ayrault, député-maire socialiste de Nantes.

Comme le veut la tradition, la gauche a prévu de faire la fête place de la Bastille si elle gagne, et la droite place de la Concorde.

La proclamation officielle des résultats aura lieu jeudi. Et sitôt passée l'élection présidentielle s'ouvrira une autre campagne, celle des législatives des 10 et 17 juin.

Nicolas Sarkozy : " Je redeviens un Français parmi les Français "

Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy était calme et serein lorsqu'il est arrivé à son pupitre, dans la salle de la Mutualité à Paris. Le président sortant venait d'apprendre quelques minutes auparavant qu'il était battu par le candidat socialiste : selon les premières estimations CSA pour BFM TV, Nicolas Sarkozy a recueilli 48,2 % des voix, soit trois points et demi de moins que son rival.

" Le peuple français a fait son choix. C'est un choix démocratique, républicain. François Hollande est le président de la France et doit être respecté ", a d'emblée déclaré Nicolas Sarkozy, devant les militants UMP qui manifestaient leur tristesse et leur déception. Pendant un discours de dix minutes, Nicolas Sarkozy, qui a affirmé avoir eu François Hollande au téléphone, a souhaité " bonne chance au milieu des épreuves " au nouveau président de la République.

Un mot scandé : la responsabilité

Durant ce discours, un seul mot d'ordre : la responsabilité. " Je porte la responsabilité de cette défaite. (...) Je ne suis pas un homme qui n'assume pas ses responsabilités. (...) Quand il y a des défaites, c'est le numéro 1 qui porte toutes les responsabilités ", a martelé Nicolas Sarkozy, devant les acclamations du public. Durant ce discours, le président sortant n'a cessé de remercier ses soutiens, ses électeurs.

" Ensemble, nous avons fait une campagne inoubliable contre toutes les forces, et Dieu sait qu'elles étaient nombreuses, coalisées contre nous. Mais je n'ai pas réussi à faire gagner les valeurs auxquelles je suis profondément attaché " a indiqué Nicolas Sarkozy, visiblement ému. Et d'ajouter : " Je ne pourrai vous rendre tout ce que vous m'avez donné ".

Les réactions de la classe politique

Jean-Luc Mélenchon, soutien de François Hollande : "Sarkozy, c'est fini, enfin! Ainsi est réglé le compte du fossoyeur des acquis sociaux et des services publics de notre République. Sa défaite est celle de son projet d'extrême-droitisation. C'est une très bonne nouvelle pour la France et pour l'Europe", a écrit l'ancien candidat du Front de gauche dans un communiqué."

Marine Le Pen (Front national) : "Nicolas Sarkozy a participé à la victoire de François Hollande. (...) Les dirigeants UMP portent la responsabilité de l'échec de leur camp. Ni l'un ni l'autre (Hollande et Sarkozy) n'a la lucidité pour mettre en place un gouvernement pour lutter contre la crise."

Xavier Bertrand, soutien de Nicolas Sarkozy : "Le score de Nicolas Sarkozy montre que les choses ne sont pas aussi simples que ça. Je demande aux Français un vote d'équilibre. On voit bien que ce n'est pas aussi simple de dire que la France est à gauche. Mais les départements, les régions, les grandes villes, l'Elysée."

Ségolène Royal, soutien de François Hollande : "C'est une victoire claire et nette, surtout quand on se souvient de la dureté de la campagne où la droite avait cherché à faire peur."

Nicolas Sarkozy, président sortant : "Je souhaite de tout coeur que la France réusisse à traverser les épreuves à venir. Nous devons penser ce soir exclusivement à la grandeur de la France. C'est notre rôle. Je veux remercier tous les français qui m'ont fait confiance, les remercier de l'honneur qu'ils m'ont fait. Jamais je n'oublierai cet honneur. (...) Ensemble nous avons fait une campagne inoubliable. Je porte toute la responsabilité de cette défaite. Je suis le chef et quand il y a une défaite c'est le numéro 1 qui doit en assumer les conséquences. (...) Jamais je ne pourrai vous rendre ce que vous m'avez donnés".

Henri Guaino, soutien de Nicolas Sarkozy : "Mon état d'esprit est un peu de tristesse, et j'ai un sentiment d'injustice, car Nicolas Sarkozy a accompli un travail extraordinaire face à la crise. Je ne suis pas sûr que tous les Français s'en sont rendus compte.(...) Quand on regarde les résultats, l'écart est très faible entre les deux candidats."

Rachida Dati, soutien de Nicolas Sarkozy : "Malgré les outrances, les attaques, Nicolas Sarkozy a été très digne, très émouvant. A aucun moment il s'est défaussé."

Nadine Morano, soutien de Nicolas Sarkozy : "Quand on regarde ce qui se passe dans l'Union européenne, tous les exécutifs ont été balayés. Le score de ce soir nous montre que Nicolas Sarkozy a mieux tenu que les autres."

Jean-Pierre Raffarin, soutien de Nicolas Sarkozy : "Je craignais depuis l'été 2010 ce scénario. Je pensais que cette campagne tonique et énergique de Nicolas Sarkozy nous mettrait à l'abri de cette défaite. Je pense qu'il faut rassembler une grande force d'opposition républicaine, unie, rassemblée, mais diverse."

Jean-Marc Ayrault, soutien de François Hollande : "Il y a une autre élection à venir, les législatives. Ce soir, les Français ont choisi une conception républicaine de la Présidence, mais ils ont choisi un projet. Et pour l'appliquer, il faut qu'il y ait une majorité parlementaire, large."

Jean-François Copé, soutien de Nicolas Sarkozy : "Nicolas Sarkozy nous a réunis avec beaucoup de gravité. L'heure est à la mobilisation pour les législatives qui arrivent dans un mois. Je veux dire à celles et ceux qui partagent nos convictions qu'il faut se mobiliser, car je crois que ce n'est pas bien de donner tous les pouvoirs à la gauche."

Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande : "Vous voyez ce film dans lequel le téléspectateur rentre et devient acteur, c'est un peu la même sensation. (...) Bernadette Chirac disait que Première dame consistait avant tout à se conduire en 'maîtresse de maison de l'Elysée'. Je ne crois pas que ce soit ça qui me convienne, je ne crois pas non plus que cela corresponde à notre époque, à ce qu'attendent les femmes."çais attendaient (...). J'ai la conviction qu'il sera un très grand président de la République."

Manuel Valls, soutien de François Hollande : "Je suis très ému. Pas seulement parce que François Hollande est élu, que la gauche renoue avec la victoire, mais parce que c'est François Hollande. Je ne l'ai rejoint que depuis quelques mois, mais il correspond à ce que les Français attendaient (...). J'ai la conviction qu'il sera un très grand président de la République."

Jean-Luc Mélenchon, soutien de François Hollande : "Sarkozy, c'est fini, enfin! Ainsi est réglé le compte du fossoyeur des acquis sociaux et des services publics de notre République. Sa défaite est celle de son projet d'extrême-droitisation. C'est une très bonne nouvelle pour la France et pour l'Europe", a écrit l'ancien candidat du Front de gauche dans un communiqué."

Marine Le Pen (Front national) : "Nicolas Sarkozy a participé à la victoire de François Hollande. (...) Les dirigeants UMP portent la responsabilité de l'échec de leur camp. Ni l'un ni l'autre (Hollande et Sarkozy) n'a la lucidité pour mettre en place un gouvernement pour lutter contre la crise."

Xavier Bertrand, soutien de Nicolas Sarkozy : "Le score de Nicolas Sarkozy montre que les choses ne sont pas aussi simples que ça. Je demande aux Français un vote d'équilibre. On voit bien que ce n'est pas aussi simple de dire que la France est à gauche. Mais les départements, les régions, les grandes villes, l'Elysée."

Ségolène Royal, soutien de François Hollande : "C'est une victoire claire et nette, surtout quand on se souvient de la dureté de la campagne où la droite avait cherché à faire peur."

Nicolas Sarkozy, président sortant : "Je souhaite de tout coeur que la France réusisse à traverser les épreuves à venir. Nous devons penser ce soir exclusivement à la grandeur de la France. C'est notre rôle. Je veux remercier tous les français qui m'ont fait confiance, les remercier de l'honneur qu'ils m'ont fait. Jamais je n'oublierai cet honneur. (...) Ensemble nous avons fait une campagne inoubliable. Je porte toute la responsabilité de cette défaite. Je suis le chef et quand il y a une défaite c'est le numéro 1 qui doit en assumer les conséquences. (...) Jamais je ne pourrai vous rendre ce que vous m'avez donnés".

Henri Guaino, soutien de Nicolas Sarkozy : "Mon état d'esprit est un peu de tristesse, et j'ai un sentiment d'injustice, car Nicolas Sarkozy a accompli un travail extraordinaire face à la crise. Je ne suis pas sûr que tous les Français s'en sont rendus compte.(...) Quand on regarde les résultats, l'écart est très faible entre les deux candidats."

Rachida Dati, soutien de Nicolas Sarkozy : "Malgré les outrances, les attaques, Nicolas Sarkozy a été très digne, très émouvant. A aucun moment il s'est défaussé."

Nadine Morano, soutien de Nicolas Sarkozy : "Quand on regarde ce qui se passe dans l'Union européenne, tous les exécutifs ont été balayés. Le score de ce soir nous montre que Nicolas Sarkozy a mieux tenu que les autres."

Jean-Pierre Raffarin, soutien de Nicolas Sarkozy : "Je craignais depuis l'été 2010 ce scénario. Je pensais que cette campagne tonique et énergique de Nicolas Sarkozy nous mettrait à l'abri de cette défaite. Je pense qu'il faut rassembler une grande force d'opposition républicaine, unie, rassemblée, mais diverse."

Jean-Marc Ayrault, soutien de François Hollande : "Il y a une autre élection à venir, les législatives. Ce soir, les Français ont choisi une conception républicaine de la Présidence, mais ils ont choisi un projet. Et pour l'appliquer, il faut qu'il y ait une majorité parlementaire, large."

Jean-François Copé, soutien de Nicolas Sarkozy : "Nicolas Sarkozy nous a réunis avec beaucoup de gravité. L'heure est à la mobilisation pour les législatives qui arrivent dans un mois. Je veux dire à celles et ceux qui partagent nos convictions qu'il faut se mobiliser, car je crois que ce n'est pas bien de donner tous les pouvoirs à la gauche."

Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande : "Vous voyez ce film dans lequel le téléspectateur rentre et devient acteur, c'est un peu la même sensation. (...) Bernadette Chirac disait que Première dame consistait avant tout à se conduire en 'maîtresse de maison de l'Elysée'. Je ne crois pas que ce soit ça qui me convienne, je ne crois pas non plus que cela corresponde à notre époque, à ce qu'attendent les femmes."çais attendaient (...). J'ai la conviction qu'il sera un très grand président de la République."

Manuel Valls, soutien de François Hollande : "Je suis très ému. Pas seulement parce que François Hollande est élu, que la gauche renoue avec la victoire, mais parce que c'est François Hollande. Je ne l'ai rejoint que depuis quelques mois, mais il correspond à ce que les Français attendaient (...). J'ai la conviction qu'il sera un très grand président de la République."

 

 

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