Le dossier Petro Caribe ne cesse de bouleverser la réalité socio politique haïtienne depuis le fameux lancement du mouvement « Petro Challenge ». Ce mouvement qui semble-t-il panique, irrite, fait peur s’est même fait inviter, dans un rappel à l’ordre de la Société Immobilière et Financière (SIF), présidée par l’homme d’affaires haïtien, Réginald Boulos contre l’ancien Président Joseph Michel Martelly qui dans de récentes déclarations publiques eut à déclarer que « l’argent volé des fonds de Petro Caribe a été investi, entre autres, à l’hôtel NH El Rancho » dont la SIF est propriétaire.

Une vive panique a régné ce mercredi 29 août 2018 au  Centre-Ville, lors d’une manifestation pour réclamer des comptes autour du fonds Petrocaribe qui s’élève à plus de trois milliards de dollars. Les manifestants qui ont sillonné plusieurs rues de la capitale en scandant des propos acides à l’endroit d’anciens hauts dirigeants de l’Etat ( Présidents, Premiers Ministres, Ministres) actuels dirigeants et hommes d’affaires ont connu certaines difficultés à l’Avenue Charles Summer où est logé le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique.


« Kot Kòb Petro Caribe  a ? » !. Ce n’est plus une simple interrogation. Sur les réseaux la question est d’actualité. Elle enflamme la toile et est l’objet de commentaires les uns plus acides que les autres contre des dirigeants politiques, des anciens et actuels hommes d’état  qui ont eu a à gérer à un titre ou à un autre ce programme-phare du Gouvernement vénézuélien, objet de toutes les convoitises.

Les autorités de la migration dominicaine continuent de durcir le ton dans les opérations de rapatriement à la frontière haïtiano-dominicaine. Durant les six premiers mois de l’année 2018, 28873 cas de rapatriement et 680 retournés spontanés ont été recensés par le GARR  au niveau des points frontaliers officiels et non officiels. Beaucoup de mineurs non accompagnés ont été dénombrés parmi lesquels 124 ont été enregistrés par le GARR. Ces données statistiques, on se le rappelle, ne correspondent pas toujours à la totalité des migrantes et migrants rapatriés. 

Les autorités de l’immigration dominicaine n’épargnent pas les étudiants haïtiens dans les opérations de rapatriement.  Deux ressortissants haïtiens en situation régulière dont Raynansky, un étudiant en génie civil, ont été rapatriés le 21 novembre 2017 au point frontalier Carisal/Elias Piña.

Les autorités dominicaines n’entendent pas lâcher prise avec les opérations de rapatriement. 30486 migrantes et migrants haïtiens ont été contraints de traverser la frontière haïtiano-dominicaine de janvier à juin 2017. De ce nombre,  14179 rapatriés et 16307 retournés ont été enregistrés au niveau de trois des quatre points frontaliers officiels d’Haïti et de la République Dominicaine.

Le 17 juin dernier était la date d’expiration de toutes les cartes de régularisation fournies aux migrantes et migrants haïtiens dans le cadre du Plan National de Régularisation des Etrangers (PNRE) en République Dominicaine. Adopté en mai 2014 suite au scandale mondial provoqué par l’adoption de l’Arrêt TC 168-13, ce plan avait permis à environ 239 000 immigrantes et immigrants, en majorité des ressortissantes et ressortissants haïtiens, en situation irrégulière d’obtenir un permis de séjour temporaire mais force est de constater  que leur problème n’était pas résolu.

Le Président du Parti révolutionnaire moderne (PRM) Andrés Bautista

Corruption en République dominicaine: arrestation et incarcération ce matin d’une dizaine d’hommes politiques et membres du secteur privé 
La police dominicaine a procédé ce matin à l’arrestation de 14 personnes accuses d’avoir reçu en 2014 des pots de vin (estimés à 92 millions de dollars) en vue d’attribuer  en dehors des lois de passation de marches publics des contrats de construction de routes et d’une usine  thermoélectrique  au  géant brésilien Odebrecht pour un montant de 2,5 milliards de dollars accordés à l’Etat dominicain sous forme de prêt par la Banque brésilienne de Développement (BNDES).

Le système carcéral haïtien va de mal en pire malgré les efforts menés par les différents directeurs généraux de la police nationale d’Haïti (PNH) qui se sont succédé. Si toutes les politiques ont fait croire à de grands efforts pour changer la réalité du système, les chiffres indiquent une aggravation du mal carcéral haïtien, avec peutêtre des périodes plus noires que d’autres.

Mme Juliana Deguis Pierre (Photo: Google)

Soumis à InfoHaiti.net par le GARR
Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) se dit indigné face à la décision de la Chambre civile, du Commerce et du travail de Monte Plata d’annuler, le 9 septembre 2016, l’acte de naissance délivrée en 1984 à Juliana Deguis Pierre, une ressortissante dominicaine d’origine haïtienne. Mme Deguis Pierre avait reçu ce document originel du bureau d’état civil de la Première Circonscription de Yamasá, République Dominicaine.

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