La ville de Petit-Gôave livrée à elle-même, ses cadavres et ses blessés
Cinq  jours après le violent tremblement de terre qui a secoué Port-au-Prince et toute la zone sud d’Haïti, la ville de Petit-Gôave est livrée toujours livrée à elle-même pour enterrer ses cadavres et fournir les premiers soins à ses victimes qui se comptent par milliers, ont fait savoir plusieurs  habitants de cette ville rejoints par téléphone ce soir peu avant 6 :00 heures.

La ville de Petit-Gôave livrée à elle-même, ses cadavres et ses blessés
Cinq  jours après le violent tremblement de terre qui a secoué Port-au-Prince et toute la zone sud d’Haïti, la ville de Petit-Gôave est livrée toujours livrée à elle-même pour enterrer ses cadavres et fournir les premiers soins à ses victimes qui se comptent par milliers, ont fait savoir plusieurs  habitants de cette ville rejoints par téléphone ce soir peu avant 6 :00 heures.

Il est difficile pour le moment de dresser un bilan du nombre de morts et de blessés , cependant plusieurs important  édifices se sont complètement effondrés dont l’Eglise Notre-Dame, l’Hôtel Le Relais de l’Empereur, l’Ecole et l’Eglise Eben-Ezer (à la rue de la Justice) sans compter les nombreuses maisons situées sur la Grande Rue à partir entre le marché public et le  mausolée Faustin Soulouque. Nos interlocuteurs  nous ont également signalé que des édifices publics ont été sérieusement endommagés : l’Hôtel de Ville ( la rue St-Paul), la succursale de la Banque Nationale de Crédit (rue du Port), la UNIBANK et la bibliothèque municipale et le presbytère juste à côté de l’église Notre-Dame.

D’autre part, la zone de Ti Ginen (sud de la ville) et de Chabannes situées au long de la mer a subi des dégâts considérables : une centaine de maisons détruites et plusieurs dizaines de morts. A l’hôpital Notre-Dame, les malades dorment depuis mardi soir à la belle étoile sur la cour du centre hospitalier par crainte d’un autre  violent  tremblement de terre. D’importantes secousses sismiques  sont  d’ailleurs ressenties presque toutes les deux heures depuis mardi soir à Petit-Gôave et ses environs.

Tous les services de base sont inexistants, les portes des rares magasins qui n’ont pas été détruits sont fermées, le marché public est vide et un gallon de gazoline se vend à environ 11 dollars américains. Faute d’électricité, seuls quelques « chanceux » sont à même de communiquer avec l’extérieur via l’internet ou leur portable.

Sur le plan sanitaire, la situation est des plus inquiétantes à Petit-Gôave. Des cadavres en décomposition forcent plus de 70% des habitants de la ville à abandonner leurs résidences pour se réfugier dans les collines avoisinantes où ils ont constitué de véritables « camps de fortune » où ils passent  la nuit sous les arbres à même le sol dans des conditions presqu’inhumaines.

 

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