En Haïti, actuellement  pour certains, l’éducation n’a pas beaucoup d’importance, mais pour d’autres, c’est plutôt un outil extrêmement puissant de libération humaine. Les personnes formées et  instruites sont en mesure d’analyser des situations, de définir des stratégies, d’établir des plans d’action et de choisir les solutions les plus viables concernant les grandes questions sociales, économiques et politiques.

En Haïti, actuellement  pour certains, l’éducation n’a pas beaucoup d’importance, mais pour d’autres, c’est plutôt un outil extrêmement puissant de libération humaine. Les personnes formées et  instruites sont en mesure d’analyser des situations, de définir des stratégies, d’établir des plans d’action et de choisir les solutions les plus viables concernant les grandes questions sociales, économiques et politiques. Souvent dans le pays on n’a pas un budget adéquat pour l’éducation via les ministères, les institutions supérieures privées reconnues par l’État, mais surtout à l’Université d’État d’Haïti qui a une grande mission face àla société.

En écoutant le discours du Président des États-Unis d’Amérique Barack Obama la semaine dernière à l’Université d’IOWA, ça me porte à réfléchir un peu sur le comportement des dirigeants Haïtiens vis-à-vis de l’éducation. Obama disait que l’éducation est la clef de réussite de tous les jeunes de la classe moyenne, pour lui sans un niveau de formation académique, il serait difficile de se tailler une place dans la société d’aujourd’hui. C’est pour cela, aux États-Unis,  l’Etat, à tous les niveaux, investit beaucoup dans ce domaine. On utilise tous les moyens pour encourager et faciliter les jeunes à avoir au moins une licence dans une discipline bien déterminée  dans le but d’être plus compétitif sur le marché du travail mondial. Contrairement à d’autres pays, le secteur privé des affaires participe activement à la formation des jeunes (générations montantes) qui constitue l’idéal américain en utilisant des programmes de scholarship et Grant pour promouvoir l’excellence académique minimisée en Haïti.

Tout près de nous, en République Dominicaine les gouvernements envoient des boursiers annuellement aux États-Unis, au Canada et en Europe dans le but de former beaucoup les cadres de demain; et ceci dans des disciplines variées avec une mission bien déterminée via un contrat, celle de retourner et travailler dans le pays. Après leurs études, ils deviennent automatiquement fonctionnaires publics sans avoir besoin d’un parrain ou d’une marraine, car l’Etat avait consenti des dépenses énormes pour leur formation. Voilà pourquoi ils sont en avance favorable à nous autres haïtiens qui piétinent encore dans l’à peur près et l’improvisation. C’est facile de comprendre pourquoi ils humilient nos frères et sœurs, car nous n’avons pas de vision claire, nous ne pensons pas pays ! C’est une insulte nationale de recevoir entre les mains des dominicains un campus universitaire en 2011, soit un an après le terrible tremblement de terre de 2010. Quelle honte ! Où est la fierté de nos héros qui nous ont laissé cette patrie en héritage? Si Christophe nous a laissé la Citadelle dans le Nord, quelles sont les œuvres des récents dirigeants haïtiens? Ils se comportent souvent comme des jouisseurs non pas comme des serviteurs, ils réussissent sans le peuple.

Ce serait manqué à notre devoir étant peuple, un an plus tard après avoir reçu les clefs du campus de Limonade, et on n’a pas encore de moyens financiers via le budget de la république pour le mettre en fonction au profit de la jeunesse haïtienne. Ou est le problème ? On doit l’identifier, ce n’est pas sérieux ! Où est la volonté de Martelly en faveur de l’éducation, manifestée lors de la campagne électorale ? Que font-ils avec l’argent de la diaspora via les transferts, les appels téléphoniques, les frais de voyage et d’autres frais concernant des services consulaires à l’étranger ? Les dirigeants actuels ont-ils vraiment la volonté d’investir dans l’éducation? Si oui, ils doivent le prouver à Limonade. Les jeunes du grand Nord sont impatients, ils veulent commencer à préparer leur rêve. Seule l’éducation peut les aider à sortir du marasme économique. Avec une licence ou une maitrise ils seront en mesure d’avoir un emploi certain et ce serait un atout pour l’économie haïtienne. On doit libérer les jeunes dans le pays ! Ils sont maintenant des esclaves.

Si c’est à travers une désobéissance civile, nous devons le faire pour les susciter à nous répondre rapidement. On ne doit pas utiliser les jeunes uniquement pour les élections, c’est inhumain. On doit avoir un programme visant à les encourager, à ouvrir des petites et moyennes entreprises après leurs études à travers des prêts et  à des taux préférentiels. Les institutions étatiques et privées doivent les supporter via des programmes de stage. Le secteur privé doit  encourager l’excellence académique, en offrant des prix aux jeunes qui feront beaucoup plus d’efforts et  seront plus performants.

Responsables politiques, société civile,  secteur privé des affaires …, agissons maintenant pour la promotion de la nouvelle génération de cadres pour l’Haïti de demain, car notre système est trop archaïque ! C’est une obligation de renouveler les cadres au sein de l’administration publique par des personnes adaptées à la réalité du moment. Chers compatriotes haïtiens, le monde ne va pas nous attendre. La jeunesse c’est la génération du changement. Il faut l’encadrer !

En guise de suggestion, je propose un franc partenariat public-privé axé sur des engagements continus visant une formation compétitive pour nos jeunes cadres en Haïti. Le développement durable n’est possible en Haïti que si nous mettons l’éducation supérieure à la portée de tous sans aucune discrimination. L’éducation n’est pas un luxe au 21eme siècle!

Une autre Haïti est possible à travers l’éducation, ensemble construisons-la !

Herns Mesamours

Albany State University USA

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