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Catégorie : Culture
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Yanick Lahens

Le prix Femina a été attribué lundi à l'auteure haïtienne Yanick Lahens pour son roman Bain de lune. La découverte sur la grève d'une jeune femme par un pêcheur après une tempête marque le point de départ de ce roman familial. À travers le parcours de trois générations de femmes, l'auteure rend hommage à la beauté d'Haïti et au vaudou. Écrivaine engagée, Yanick Lahens vit en Haïti. Dans ses romans, nouvelles et essais, elle dresse un portrait sans complaisance de la réalité caribéenne.

Après avoir enseigné pendant plusieurs années, elle se consacre aujourd'hui à la production de documentaires avec des jeunes dans les camps autour de Port-au-Prince.

Un jury féminin et engagé

Le prix Femina a été créé en 1904 pour protester contre l'attribution systématique du Goncourt à des auteurs masculins. Son jury est exclusivement féminin.

Le jury devait se réunir à l'hôtel Le Meurice, mais plus tôt cette année, après les déclarations du sultan du Brunei, propriétaire du palace parisien, qui réclame pour ses sujets le rétablissement de la charia, les jurées ont décidé de boycotter Le Meurice et de se rabattre sur le Cercle Interallié.

Le Femina ne rapporte rien, mais, selon l'Institut GfK, l'oeuvre récompensée se vend en moyenne à 155 000 exemplaires.

L'an passé, c'est la Camerounaise Leonora Miallo qui avait remporté le prix.

Gabrielle Roy l'a remporté en 1947 pour Bonheur d'occasion, Anne Hébert, en 1982, pour Les fous de Bassan et, plus récemment, Nancy Huston, en 2006, pour Lignes de faille.

Le prix Femina étranger a quant à lui été attribué à l'auteure israélienne Zeruya Shalevpour son roman Ce qui reste de nos vies, qui explore les liens parents enfants.

Source : ICI-RADIO-CANADA