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Port-au-Prince,  le 1er Octobre.   Le Gouvernement de la République d’Haïti, la Banque mondiale (BM) et la Banque Interaméricaine de Développement (BID) ont conclu ce jour, après 3 jours de travail la première revue conjointe de portefeuille de projets financés  par ces deux institutions financières internationales en Haïti. Cette revue, avait pour objectifs de passer en revue l’ensemble des projets en exécution, d'identifier les principales contraintes dans leur  mise en œuvre efficace, et proposer un plan d'action réaliste devant assurer l’atteinte des objectifs fixes.

 

 

Port-au-Prince,  le 1er Octobre.   Le Gouvernement de la République d’Haïti, la Banque mondiale (BM) et la Banque Interaméricaine de Développement (BID) ont conclu ce jour, après 3 jours de travail la première revue conjointe de portefeuille de projets financés  par ces deux institutions financières internationales en Haïti. Cette revue, avait pour objectifs de passer en revue l’ensemble des projets en exécution, d'identifier les principales contraintes dans leur  mise en œuvre efficace, et proposer un plan d'action réaliste devant assurer l’atteinte des objectifs fixes.

Elle a été aussi l’occasion de discuter  des conditions nécessaires pour assurer la durabilité des résultats et de l’impact de ces projets. A cet effet, les participants avaient été invités à réfléchir et à  proposer les voies et moyens qui permettront au Gouvernement haïtien de prendre en charge les couts récurrents afin de s’assurer de la poursuite de la fourniture des services fournis à la population après la clôture de ces projets.

Les deux portefeuilles sont composés de 153 projets et opérations pour un montant total de US $ 2.4 milliards dont environ US $ 961 millions ont déjà été décaissés.  Ce montant inclut les ressources provenant des co-financements et des fonds fiduciaires qui sont gérés par ces deux institutions.

 L’essentiel de ces ressources va aux secteurs prioritaires identifiés par le Gouvernement qui sont l’énergie, l’éducation, la santé, les infrastructures de transport, l’eau potable, la création d’emplois et l’agriculture. Les autres secteurs qui reçoivent l’appui de ces deux institutions sont le logement et l’habitat, le développement du secteur privé,  le renforcement de la gouvernance économique et la gestion des risques et désastres.

L’examen détaillé des projets composant les deux portefeuilles a permis de relever que, dans l’ensemble, leur mise en œuvre est satisfaisante car ils tendent vers l’atteinte de leurs objectifs de développement. 

Néanmoins, les participants à la revue ont exhorté les entités en charge de la mise en œuvre de ces projets à faire plus d’efforts pour accélérer leur rythme d’exécution. A cet effet, il a été proposé de renforcer le système de suivi et d’évaluation des activités réalisées par ces projets en s’appuyant sur le plan d’opération annuel convenu au début de chaque exercice fiscal. 

Des propositions concrètes ont été faites sur les mesures à adopter par le Gouvernement et les 2 institutions financières concernées pour une mise en œuvre effective des projets et  la pérennisation de leurs résultats et impacts.  Celles-ci concernent : la clarification et le renforcement des cadres institutionnels ; la modernisation des cadres juridiques et règlementaires qui régissent les différents secteurs ;  et la définition de mécanismes de financement transparents et pérennes sur ressources nationales pour améliorer l’accès aux services sociaux de base et la fourniture des infrastructures publiques.   

Les participants ont émis le souhait que les capacités des ministères sectoriels soient renforcées pour leur permettre, à terme, de prendre totalement en charge les  projets.

De leur côté, les institutions de financement ont été invitées à contribuer de leur mieux à la consolidation du cadre institutionnel national et à poursuivre leurs efforts d’alignement dans un délai raisonnable de leur procédures sur les procédures nationales.

Plus d’une centaine de participants représentant l’administration publique, les partenaires techniques et financiers,  les unités techniques en charge de la coordination et de l’exécution des projets ont pris part aux débats très animés qui ont été lancés lundi par Mme Marie Carmelle Jean-Marie, Ministre de l’Economie et des Finances aux cotés de Monsieur Michel Présumé, Secrétaire d’Etat à la Planification, Mme Mary Barton-Dock, Envoyée spéciale de la Banque mondiale et  M. Augustin Aguerre, Représentant Resident  de la BID en Haïti.

Haïti est  un membre de la Banque mondiale depuis 1953 et est un membre fondateur de la BID. Haïti a bénéficié de dons de l’Association internationale de développement de la Banque mondiale (IDA) depuis 2009 et de la BID depuis 2007.