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Ranmase: les plans du sénat pour faire face à l'après-12 janvier
Le sénateur Your Latortue estime désastreuse la gestion actuelle de la crise née de la catastrophe du 12 janvier par l’équipe au pouvoir.  A Ranmase, ce  samedi, il a expliqué le sens de l’engagement du sénat de la République en faveur d’un  leadership responsable et organisé pour éviter l’apparence de vide  et de faillite collective que les autorités projettent à  la face du monde.

Ranmase: les plans du sénat pour faire face à l'après-12 janvier
Le sénateur Your Latortue estime désastreuse la gestion actuelle de la crise née de la catastrophe du 12 janvier par l’équipe au pouvoir.  A Ranmase, ce  samedi, il a expliqué le sens de l’engagement du sénat de la République en faveur d’un  leadership responsable et organisé pour éviter l’apparence de vide  et de faillite collective que les autorités projettent à  la face du monde.

 

Le parlementaire informe que le grand corps envisage de rencontrer la classe politique, la société civile organisée, les responsables du bureau des mines et la communauté internationale pour donner corps à ce projet de gouvernement de Salut Public actuellement en préparation, lequel projet a déjà été examiné avec le premier ministre Jean Max Bellerive qui aurait conscience de l’inertie gouvernementale et donné un accord de principe pour une formule qui permettra à des domaines stratégiques comme les Travaux Publics, l’Agriculture etc. d’être performants en prévision de la fin de la période humanitaire des organismes internationaux qui sont venus, de manière spontanée, aider le pays après le drame.

‘’Aujourd’hui, nous avons l’impression que le chef du gouvernement veut revenir sur l’aveu d’impuissance qu’il avait fait devant nous au sénat ; sans doute, c’est la pression du président Préval qui ne serait pas d’accord avec l’idée de gouvernement de Salut Public’’, révèle le sénateur  Latortue qui avertit le pouvoir qu’il a un Plan B qu’il n’a pas dévoilé au cas où les « profiteurs » qui sont autour du chef de l’Etat croient qu’ils peuvent continuer dans la même logique qui nous a valu les résultats que nous avons aujourd’hui.

L’Ingénieur Claude Preptit qui  s’est fait un nom après la catastrophe pour avoir été celui qui n’avait jamais cessé d’attirer l’attention des autorités et  de l’opinion sur l’imminence du danger avec les deux failles relevées (Sud et Nord) était à Ranmase aussi pour inviter la population à observer les mesures de prudence que l’on sait et fait un véritable plaidoyer en faveur d’une nouvelle façon de construire et d’envisager nos villes . « Les répliques, ce n’est pas encore fini ; il y en aura d’autres pendant deux, trois mois ou peut-être même plus. Il n’y aura pas de communiqué officiel pour dire aux  gens  de regagner leur demeure; chacun jugera par lui-même en fonction des dommages que sa maison aurait, moi, je fais comme tout le monde, je dors sous une tente même quand je  sais qu’un tremblement de même nature que celui que nous avons vécu le 12 janvier dernier n’est pas pour très bientôt », a déclaré l’Ingénieur Preptit à Ranmase.

 Le professeur Antoine Augustin croit que nous devons profiter de la catastrophe pour repenser le pays sur tous les points : éducation, santé, accessibilité au crédit etc. La fraternité qui s’est développée au sein des quartiers est une source de vie que nous devons exploiter pour redonner espoir à ce pays qui en a  tant besoin, a encore dit le professeur Augustin, membre du décanat de la  faculté d’Ethnologie, ancien directeur de l’Enseignement secondaire. Le crédit ? Youri Latortue a en effet son mot là-dessus : il croit que la communauté internationale doit créer un fonds spécial destiné à aider les banques et les particuliers pour éviter la faillite qui se précise.