Imprimer
Affichages : 1459

Commission politique du Sénat : un rapport accablant pour l’équipe au pouvoir
La commission des Affaires Politiques du sénat de la République présidée par  l’honorable Youri Latortue a rendu public  hier lundi son rapport sur les observations relevées à partir des rencontres, contacts et réunions de travail qu’elle a eus avec les différents secteurs de la vie nationale autour de la crise post-12 janvier, un rapport qui se révèle accablant pour le pouvoir en place.

Commission politique du Sénat : un rapport accablant pour l’équipe au pouvoir
La commission des Affaires Politiques du sénat de la République présidée par  l’honorable Youri Latortue a rendu public  hier lundi son rapport sur les observations relevées à partir des rencontres, contacts et réunions de travail qu’elle a eus avec les différents secteurs de la vie nationale autour de la crise post-12 janvier, un rapport qui se révèle accablant pour le pouvoir en place.

L’exécutif est notamment accusé de mauvaise gestion de la crise et de l’assistance humanitaire. La commission qui avait reçu des chefs de partis de l’Opposition, des membres du secteur privé des affaires et de la société civile est particulièrement préoccupée par la situation des hommes et femmes qui se retrouvent dans les abris provisoires sans le minimum vital – une situation qui risque de se compliquer  avec  l’arrivée de la saison pluvieuse et cyclonique.

En conséquence, la commission recommande que le président de la République revise sa stratégie et opère un remaniement de son équipe gouvernementale. Comme déjà suggéré, la commission conseille au président René Préval d’envisager des secteurs stratégiques dans le cadre de la reconstruction pour faire face aux défis futurs. Elle pense en particulier à l’agriculture, l’environnement, l’aménagement du territoire, la santé, l’education  etc.  Questionné sur les réserves que pourrait avoir le président Préval concernant ce rapport, le sénateur Latortue croit avoir un plan B (comme il l’avait expliqué à Ranmase la semaine dernière) au cas où le chef de l’Etat utiliserait son rang et son autorité pour s’opposer au changement.

 On se rappelle que le chef de l’Etat s’était montré satisfait de son équipe arguant qu’elle avait permis (grâce au CNE) de ramasser plus de 200.000 cadavres dans les rues de la capitale et des zones environnantes, de nettoyer la région métropolitaine et de rétablir  l’électricité dans plusieurs zones.